[IRL] Exposition « L’Art de DC – L’aube des Super Héros »

20170510_103234Depuis le 31 mars et jusqu’au 10 septembre 2017 a lieu au musée Art Ludique de Paris, lieu que j’apprécie beaucoup pour la qualité de ses expositions sur la culture Pop, l’exposition « L’Art de DC – L’Aube des Super Héros ». 

Exceptionnellement, les visiteurs avaient le droit de prendre des photos. Le flash étant cependant interdit,  les photos illustrant ce billet sont généralement floues: pour ceux ou celles ne pouvant visiter l’exposition,  je conseille la vidéo de vernissage publiée par le musée que vous trouverez sur leur page Facebook . Sinon, en règle général, je ne peux que vous inciter à vous rendre en personne sur les lieux afin de pouvoir vraiment admirer en détail les pièces présentées.

Sujet de l’exposition

Mon premier conseil : fiez-vous à l’affiche pour savoir sur quoi, ou plutôt sur qui, va se concentrer l’exposition. Si le titre parle de « l’Art de DC », l’exposition se concentre à 40% sur l’univers de Batman, 30% sur celui de Superman et 30% sur ceux de Wonder Woman, Suicide Squad ou la Justice League.

Contenu de l’exposition

Chaque section comporte de nombreux entretiens de dessinateurs, réalisateurs ou costumiers.

La section Superman traite des comics, du premier dessin animé des années 40 et des films, dont tous les personnages secondaires dont Supergirl. Elle contient les costumes de 1978, 2006, 2013 et 2016. Cela permet de voir l’évolution dans les matières utilisées et les design de ceux-ci.

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La section Batman est la plus impressionnante : elle concerne la série des années 60, tous les films depuis le premier de Tim Burton, la série animée des années 90 et bien entendu, là encore, les comics, avec énormément de costumes d’époque et maquettes. C’est la plus riche de toutes.

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La section Wonder Woman traite de la série d’époque, de Batman Vs Superman mais surtout  du film à venir de 2017. Elle comporte les costumes de la série d’époque et celui du film, les travaux préparatoires et là encore les comics d’origine.

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La section Suicide Squad est un peu décevante : assez petite, elle se concentre surtout sur Harley Quinn avec des dessins préparatoires du film, le costume d’Harley et des couvertures du comics du même nom plutôt récentes.

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De la même façon, la partie Justice League qui prépare surtout le film de 2017, est composée de quelques originaux de chacun des personnages dont beaucoup de travaux d’Alex Ross et quelques peintures numériques, le tout sans réelle délimitation entre les personnages en question.

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L’exposition a donc choisi volontairement de laisser de côté certaines œuvres liées aux univers, principalement liées à la télévision : la série Smallville et Les Nouvelles Aventures de Superman, les différentes séries existantes Flash ou la plus récente Green Arrow, le dessin animé Justice League of America ou encore le plus méconnu Super Friends.

Mise en scène

Comme souvent avec les expositions du musée Art Ludique, les œuvres sont mises en valeur et les sections bien délimitées par une décoration différente des murs : bleu pour Superman, noir avec logo jaune pour Batman, vert fluo pour Suicide Squad, pour ne citer que ceux dont je me souviens.

L’ambiance musicale est constituée par les thèmes principaux des films pour Batman et  Superman et adapté en fonction du film présenté dans la salle. Malheureusement, dans le cas de Wonder Woman, c’est le générique de la série télévisée qui était diffusé, la salle étant concentrée sur la série télévisée. Je dis malheureusement, car le contenu de la salle était assez dense, avec en plus des costumes, des travaux préparatoires et des dessins d’époque, plusieurs entretiens avec le réalisateur et la costumière sur le film de 2017. Or, le générique est plutôt court et tournait donc en boucle, ça pouvait être un peu agaçant.

Bilan

Etant personnellement très intéressée par le personnage de Batman (Team Batman !) et ayant, comme beaucoup de personnes de mon époque, été bercée par l’excellent dessin animée des années 90, j’ai beaucoup apprécié cette exposition que j’ai trouvé complète. J’ai particulièrement adoré pouvoir voir de près les costumes du film Batman Forever ou Batman Le Défi. Comme à chaque fois, il est aussi subjuguant de pouvoir admirer des dessins originaux, la plupart datant des années 40 et présentant les collages d’époque pour les couvertures.

Cependant, on peut être déçu si on pensait y voir un peu plus de Flash, Green Arrow, Aquaman ou Suicide Squad. Sans être inintéressant, ceux-ci auraient mérité d’être mieux mis en valeur.

[IRL] Salon Fantastique édition 5.1

IMG_1649Lorsqu’une copine m’a invité à son mariage, j’ai râlé : avait-elle vraiment besoin de se marier le même week-end que le Comics Book Day et le Salon Fantastique 5.1 que je souhaitais tester ? 1ère surprise en allant me renseigner sur les dates : profitant du long week-end du 8 mai, le festival se terminait le lundi, ce qui me permettait d’en profiter quand même sans m’épuiser (c’est que je n’ai plus l’âge pour ces c***** , moi !). 2ème surprise : le billet était gratuit pour ce jour-là ! Décidément, ce petit festival commençait pour moi sous les meilleurs auspices.

Un peu d’histoire

Le festival, qui en est à sa 5ème année d’existence, a lieu le plus généralement à l’espace Champerret. Comme expliqué sur leur site (je rends à César ce qui appartient à César), il est «  organisé par FICHIT SAS. Les organisateurs sont tous des bénévoles passionnés par les cultures de l’Imaginaire. Ils ne sont pas rémunérés. M. Guillaume Besançon est le commissaire du Salon Fantastique. ». Ce dernier est d’ailleurs très présent sur le salon, discutant souvent avec les animateurs ou les exposants.

Il est peu excessif : 10sur place et gratuit en précommande ou pour les gens costumés.

Localisation

Cette édition avait lieu au Paris Event Center, situé Porte de La Villette. Le quartier a été assez critiqué sur la page de l’événement : des personnes visiblement non habituées à se promener costumées parmi les gens « normaux » n’ont pas apprécié de se faire apostropher ou regarder bizarrement. Concernant cela, j’ai le souvenir d’un retour déguisée en Misa de Death Note dans ma banlieue Nord-Est qui n’était pas mieux : ça fait partie des aléas des cosplays et il faut assumer. Personnellement, étant venue sans autre excentricité qu’un tee-shirt Naheulbeuk, je n’ai pas ressenti ce problèmes, d’autant plus que le lieu du festival était vraiment proche du métro.

Le festival était séparé en deux parties : une extérieure comprenant une dizaine de stands, les food-trucks et les activités et une intérieure comprenant la scène pour les présentations et une trentaine d’exposants. Le lieu était largement assez grand pour le nombre d’exposants. Point négatif : ceux en extérieur n’ont pas été gâtés par le temps qui était au mieux froid, au pire pluvieux, et qui incitait à se réfugier à l’intérieur. Quant aux stands, ils ont été placés (volontairement) de façon un peu labyrinthique. C’était parfois frustrant de se retrouver dans un cul-de-sac quand on cherchait juste à atteindre la scène, d’autant plus dans une surface aussi petite.

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Côté positif, il y avait de la place pour circuler dans les allées, du moins le lundi qui était plus calme que les 2 autres jours.

Animations et services

Même si je n’ai pas eu l’occasion d’y participer, les activités semblaient vraiment intéressantes : initiation au combat de sabre laser, de canne ou à l’escrime ludique, démonstration de danse.

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Sur la scène intérieure avaient lieu mini-concerts, projections, spectacles ou conférences. J’ai assisté à :

  • un spectacle de contes dont vous êtes le héros (organisé par l’agence TG) , bourré d’humour et que j’ai beaucoup apprécié,
  • un concert des Geek Singers,
  • un spectacle d’hypnose collective assez impressionnant par Hypno Eleven,
  • une conférence sur Tolkien et les Monstres par Léo Carruthers , qui était trop professoral,
  • une conférence sur des dossiers inexpliqués par Joslan F.Keller, brève mais intéressante,
  • la finale de concours de costumes avec des travaux sublimes et tout particulièrement le Loup de 3 mètres de haut, impressionnant dans le costume comme dans le jeu tout au long de la cérémonie, qui m’a vraiment subjugué comme beaucoup d’autres visiteurs du salon. Elle était animée par Marcellus et Rémy de la radio Nolife (aussi chargés de l’animation entre chaque événement de la scène principale), vraiment bons dans leur job, et Guillaume Besançon, le commissaire de l’exposition, en personne.

Les activités sont donc nombreuses et font que l’on peut facilement être occupé toute la journée. Des petits problèmes de planning ont par contre provoqué des changements de scènes ou des décalages dans les horaires annoncés.

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Côté restauration, les Food trucks proposaient hamburger, wraps ou nourriture asiatique, aux prix habituels pour un salon. Le Wrap et les frites que j’ai pris étaient très bonnes. En complément de ces stands se tenaient plusieurs stands de nourriture et/ou de boisson à l’intérieur (mention spéciale à La Taverne Maudite pour sa décoration et son choix de boissons). Point négatif : il était difficile de trouver des poubelles pour jeter les déchets.

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Exposants

Encore un point fort de mon point de vue ! Un nombre certes très réduit par rapport au grands festivals auxquels on peut avoir l’habitude, mais une sacrée qualité. Sur tous ceux présents, 70% étaient des éditeurs indépendants, des artisans (joailliers, ébénistes, distillateurs) ou des artistes, qui vendaient leurs créations à prix corrects. Bon, nous n’échappions pas au stand de poster plastifiés sans doute pas très officiels ou de bonbons mais, hé, il n’y avait pas de stands de fruits séchés ! Bref, on était vraiment sur des passionnés plus que des commerciaux et c’était vraiment agréable de se promener ainsi dans un salon avec encore une âme.

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Bilan général

N’ayant pas connu d’autres éditions, je ne peux pas faire de parallèle et donc dire que c’était mieux avant, comme j’ai pu le voir passer dans les critiques. Me concernant, j’ai vraiment apprécié ce salon et ce qu’il proposait et j’irai sans hésiter à l’édition 5.2 qui aura lieu du 3 au 5 novembre.

[LECTURE] Coup de coeur comics: « Locke & Key »

Lorsque j’ai lu Harry Potter plus jeune, j’ai eu ce que j’ai nommé le syndrome du même nom : « Un dernier chapitre. Allez, celui-ci était petit, encore un autre. Ah non, y a trop de suspense, encore un autre ». Et finalement, je ne le lâchai qu’avec réticence. Lorsque mon vendeur de comics m’a conseillé le premier tome Deluxe de l’édition Locke & Key , il m’a prévenu que je le dévorerai et qu’à peine fini, je reviendrai acheter les 2 derniers tomes. Je ne l’ai pas cru. Pauvre insensée que j’étais…

Je n’avais plus eu le syndrome Harry Potter aussi fort depuis longtemps. En moins de 4 jours, j’ai enchainé les tomes de Locke & Key, scotchée à mon siège.

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Alors, qu’est-ce que Locke & Key ? Scénarisée par Joe Hill, le fils de Stephen King, et dessinée par Gabriel Rodriguez, cette série de comic-book a été publiée de 2008 à 2014. Elle a été éditée en France en 6 tomes séparés puis 3 tomes Master Edition aux éditions Milady Graphics. Elle a plusieurs fois gagné le prix Eisner, dont celui de Meilleur dessinateur et celui de Meilleur Scénariste.

L’histoire se déroule à Lovecraft où, suite au meurtre de leur père, les trois enfants Locke (Tyler, Kinsey et Bode) et leur mère Nina emménagent dans la demeure ancestrale de la famille, Keyhouse. Ils s’aperçoivent bientôt que cette maison renferme de nombreux secrets lorsqu’ils découvrent des clés magiques qui détiennent d’incroyables pouvoirs, comme celui de transformer une personne en fantôme ou d’effacer ses souvenirs. Cependant, ils ne sont pas les seuls à en connaitre l’existence et une créature démoniaque convoite elle-aussi les clés, dans un but nettement moins ludique.

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Vous l’aurez compris au nom-hommage de la ville et au résumé, le surnaturel va être légion. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que Joe Hill est le digne fils de son papa. On veut en savoir plus, comme les autres personnages, et on le découvre au fil de leurs (souvent périlleuses) aventures ou tragédies. On frissonne à plus d’une planche. Entre le danger encouru par les personnages, les créatures monstrueuses ou les ennemis entre-aperçus au détour d’une case, les nerfs du spectateur sont mis à rude épreuve. J’ai fait le lapsus « spectateur » lors du premier jet de ce billet et je le conserve dans cette mouture car c’est loin d’être anodin : le découpage des pages est fait de telle façon que l’on a l’impression de voir défiler sous nos yeux les plans d’un véritable film. Et en tant que spectateur/lecteur, nous voyons certaines choses qu’ignorent les personnages, ce qui augmente notre angoisse pour eux, et sommes dépendants de leur propre avancée pour en savoir plus sur la maison et ses mystérieuses clés.

Concernant le scénario , il ne fait pas bon être personnage secondaire voire principal. Nous sommes dans un comics d’horreur et les morts se comptent à la pelle, généralement violentes et mises en scène de façon réaliste. Le dessinateur n’épargne pas le lecteur et le scénariste n’épargne pas les personnages, quels que soient leur âge, leur sexe ou leur couleur de peau. Si vous avez des problèmes avec les blessures et le sang, faites attention avant d’ouvrir l’album. La violence psychologique est mise en scène de façon tout aussi saisissante. Le lecteur est vraiment ramené à sa condition d’impuissance et de voyeur, supportant la vue de ces morts dans le but de satisfaire sa curiosité concernant les clés et leur histoire. Il n’y a pas de faux pas dans ce scénario. Il tient en haleine et les rebondissements sont nombreux, souvent imprévisibles. A la fin de l’œuvre, tous les mystères sont résolus et toutes les zones d’ombre sont levées. On pourra reprocher une petite facilité scénaristique dans la conclusion, mais honnêtement, pas de quoi bouder son plaisir.

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Quant aux dessins et à la mise en page, que dire ! Loin de se cantonner à la même mise en page tout du long, Gabriel Rodriguez se permet au sein de certains chapitres, avec la complicité du scénariste, des exercices de style . Les personnages sont gigantesques ? Les cases feront une page chacune. Le chapitre porte sur un mois ? La majorité des jours seront représentés par une unique case avec un jeu sur les ellipses. Le chapitre confronte le point de vue de deux personnages ? Une page sera dans le style réaliste normal et l’autre dans le style Calvin et Hobbes, bande dessinée qu’adore le jeune protagoniste Bode, ce qui renforce d’autant plus l’atrocité de ce chapitre. Les dessins sont détaillés et magnifiques, je n’ose imaginer la somme de travail que les pleines pages, plutôt fréquentes, ont dû demander.

Bref, Locke & Key est mon coup de cœur ultime, encore plus que Providence d’Alan Moore et Jacen Burrows qui est déjà celui de 2016. Je ne peux que vous inciter très fortement à vous précipiter sur cette œuvre.

Je profite de ce billet pour encore remercier Olaf de Central Comics (voir article ici ) qui m’a conseillé le premier tome et a incité mes collègues à m’offrir les 2 tomes manquants pour mon pot de départ.

Pour plus d’informations, je vous invite à aller sur la page de l’éditeur ci-dessus : http://www.milady.fr/livres/view/locke-key–master-edition-volume-i–bienvenue-a-lovecraft-casse-tete

[BILLET] Microsoft Hololens

Hololens
Hololens

J’ai enfin pu tester le truc sur lequel je bave depuis la première présentation : les Hololens de Microsoft. La réalité Virtuelle ne m’a jamais vraiment branché ; le concept de s’immerger totalement même s’il est séduisant, me provoque des problèmes physiologiques : une grosse gerbe et des maux de crane. Je n’aime pas, en plus, me sentir enfermé, et même si certains jeux me semblent adaptés, je n’y ai pas trouvé mon intérêt. Par contre la réalité mixte, ou augmentée, me semblait être une expérience vraiment sympa. J’en ai eu confirmation en testant Hololens. Pour le moment ce n’est qu’un devkit et, sorti des démos techniques de la bête, il n’y a pas grand chose. Mais cela laisse présumer d’un futur « réaliste » de la technologie. Si je vois la VR comme un effet de mode, surtout dans le jeu vidéo, la réalité augmentée me semble avoir un avenir, au moins à un niveau professionnel. De nombreuses corporations (architectes, designers, créateurs 3D …) qui travaillent avec des objets virtuels avant de passer sur des versions physiques, peuvent y avoir un intérêt.

J’ai pu assister à une démo de notre système solaire, me promener dedans, prendre une planète, la faire tourner, et surtout marcher autour, et le résultat est bluffant. En voyant quelqu’un utiliser l’engin, on a l’impression de se retrouver devant le film Iron man et on voit la personne interagir comme Tony STARK. Quand on enfile le casque on comprend toute la puissance du truc, car on voit enfin ce qui était matérialisé dans les airs …

L’équipement est ultra confortable, même pour un porteur de lunettes à grosse tête comme moi, le son est fantastique, il nous immerge complètement, c’est bluffant. L’autonomie de l’objet est totale : pas de fils, pas de matériel à rajouter si ce n’est une connexion internet. Trois heures d’autonomie énergétique semblent être un bon début. Ce n’est, je pense, qu’une première version, il a donc des défauts : le champs de vision est très réduit, on doit apprendre à bouger la tête plutôt que les yeux pour garder une cohérence. Après, le prix de ce devkit (DEVKIT : pas grand public) en fait un objet hors de portée, et de toutes façons le manque d’applis le réservent pour le moment aux développeurs. Pour développer justement, il suffit de savoir coder une universal app pour Windows 10 (Visual Studio et zou ^^ ). Bref, des apps compatibles PC, tablettes, Windows Phone vont tourner sans plus d’adaptation. Pour l’avenir je ne sais pas si Microsoft va insister. En tous cas je l’espère, car une version grand public me tente au plus haut point, ne serait-ce que pour jouer avec la création d’objets 3D, avant de les imprimer, et pourquoi pas ajouter du jeu à ça. Je ne pense pas que le jeu avec ce périphérique soit le principal attrait, cependant le vendre sous cet angle entraînerait forcément un prix plus accessible plutôt qu’en faire un outil professionnel …

Pour plus d’infos : https://www.microsoft.com/microsoft-hololens/fr-fr

[IRL] : La RetroGaming Play 2017

logo-rgp Ce week-end se tient à Meaux, pour ceux qui sont dans le coin, un événement auquel je ne peux que vous inviter à aller voir, que dis-je, vous inviter à Y PARTICIPER ! Avec des invités fantastiques, des jeux, des jeux, des jeux et de la bonne ambiance en perspective. Outre le fait que les copains de MO5.com seront de la partie ( ils en parlent ici ), vous pourrez assister à des concerts, participer à des ateliers, jouer et rejouer, découvrir et redécouvrir les jeux qui ont fait notre patrimoine de gamers 😉

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Le mot des organisateurs :

Cette manifestation, ouverte au public se déroulera sur un week-end, dans la salle des fêtes de Meaux (77). C’est à peine à 30 min de Paris que nous allons pouvoir proposer un espace d’expression pour les membres investis de la communauté (associations, éditeurs, créateurs) et ainsi faire découvrir sur place par le biais de stands dynamiques, d’expositions, de conférences et d’animations, le jeu vidéo rétro et alternatif.

Les visiteurs pourront découvrir ou retrouver des consoles et des ordinateurs d’époque avec leurs jeux les plus emblématiques en libre utilisation. Nous proposerons aussi des fiches explicatives et pédagogiques, des tournois respectant les différents styles du jeu vidéo, des animations sur scène (présentations, démonstrations, Quiz …), des conférences sur des thèmes choisis, des invités de marque, des Youtubeurs/Streamer et des expositions sur l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo.
C’est dans une ambiance conviviale et festive que nous pourrons expliquer la source, la teneur et l’intérêt de ce media populaire et intergénérationnel, de plus en plus présent dans les foyers actuels et ainsi mettre en relation leurs utilisateurs, qu’ils soient occasionnels ou passionnés.

Venez donc nous rejoindre les 18 et 19 février prochain pour partager avec nous un moment de passion, de souvenir, de découverte et de culture dans un espace adapté et accessible qu’est la salle des fêtes de la ville de Meaux.

L’équipe d’organisation RetroGamingPlay

Et quelques photos pour vous donner envie

Pour plus d’infos : http://rgplay.fr/

[CINEMA] Lego Batman Le Film, détournement réussi de héros DC

En ce temps maussade de pluie voire de tempête, on a envie de se changer les idées. Cela tombe bien : mercredi 8 février sort sur les grands écrans le long-métrage d’animation Lego Batman Le Film.  Le 1er février avait lieu au Grand Rex (Paris) l’avant-première à laquelle j’ai eu l’occasion d’assister avec quelques amis.

L’avant-première

20170201_183416A cette occasion, les invités d’honneur posaient au milieu des photographes avec les héros Lego en taille humaine. J’avoue avoir été un peu jalouse que cette activité n’aie pas été proposée à la sortie de la séance, car cela me donnait très envie mais, n’étant pas quelqu’un de connu, je n’ai pas pu aller faire un (petit) câlin à Lego Robin ou Batgirl.

Les ouvreuses étaient habillées avec des Tee-shirts reprenant le haut de Lego Batman qui, là encore, faisaient envie à pas mal de fans dans la salle. Sur nos sièges nous attendaient un Tote Bag aux couleurs du film contenant divers goodies dont un porte-clé métal de très bonne facture et une figurine du Lego Batman. A noter que le Tote Bag ne semblait être que pour les invités et non pour ceux qui avaient acheté leur place, qui avaient un banal sac en papier Warner Bros. En tout cas, ces produits promotionnels étaient une très bonne surprise !

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Avec près de 45 minutes de retard, les voix françaises sont arrivées pour parler de leur expérience sur le film : Stéphane Bern (Alfred), Natoo (Batgirl), Rayane Bensetti (Robin), Wartek (Green Lantern) ainsi qu’Antoine Griezmman (Superman) et Blaise Matuidi (Flash) en vidéo uniquement pour cause de match. C’était assez amusant d’entendre Stéphane Bern avoir été limite gêné d’effacer la voix originale de Ralph Fiennes.

20170201_20165620170201_20170820170201_20171220170201_201719Le film

L’histoire est classique pour un Batman. Sans dévoiler trop de l’intrigue, elle tourne autour de Batman, amené à déjouer pour la millième fois les plans du Joker. Alfred s’inquiète de cette fixation sur son « travail » et l’incite à débrancher un peu. Des événements imprévus vont l’amener à devoir se rapprocher un peu plus de ces congénères humains.

La morale est proche de celle habituelle des films Lego : «Everything is awesome when you are part of a a team ». Ce qui fait clairement le charme du film est la recette de Lego du détournement/hommage des oeuvres originales. Au niveau des personnages, leurs défauts ou qualités sont exacerbés, les présentant sous un angle nouveau. Comme dans le film Lego, La Grande Aventure dont il est issu, Batman est un égocentrique, persuadé d’être le meilleur et se comportant comme un gamin difficile avec Alfred et mis en avant comme tel dans les campagnes de communication. Robin est très naïf et semble être sous ectasy en permanence, tellement il saute partout durant tout le film. Le Joker est un grand sensible qui cherche surtout à attirer l’attention de Batman. Le commissaire Gordon est un papa gâteau avec sa fille. Bien entendu, les personnages étant des Lego et conscients de cette condition, certaines situations vont être résolues d’une manière totalement impossible dans un film plus classique. Au  niveau du scénario, une scène du film se moque gentiment du merchandising autour du personnage, à la façon d’Hercule de Disney en son temps. Preuve que le film ne se prend pas au sérieux, les bruitages des armes sont faits à la bouche par les personnages, comme si toute l’intrigue était la séance de jeu d’un enfant.

S’il est visible par des néophytes, le film est clairement axé pour des fans de la franchise. Certains méchants apparaissant dans le film sont méconnus du grand public et le film incite d’ailleurs à faire une recherche sur Google pour se renseigner sur eux. De nombreuses références aux autres oeuvres audiovisuelles Batman, de la série des années 60 à celle animée des années 90 et aux films les plus récents, sont faites tout au long du film, y compris dans les costumes et les accessoires. Double-Face est doublé par Billy-Dee Williams, soit le premier interprète d’Harvey Dent dans le Batman de Tim Burton. On retrouve les thèmes des héros remixés de façon inattendue comme le générique de la série Batman des années 60 en klaxon de la Batmobile. Ces références ont fait rire ou sourire le public tout au long de la séance.

Le doublage français est d’honnête facture, même si le nombre de célébrités au casting original donne l’eau à la bouche et donne envie de le revoir en version originale : Ralph Fiennes, Will Arnett, Zach Galifianakis, Billy Dee Williams…

Niveau réalisation, elle est colorée, assez rythmée, avec cependant quelques scènes un peu longuettes qui font de ce film un divertissement vraiment très agréable mais pas un coup de cœur. On regrettera un merchandising Apple trop poussé avec un I-phone clairement présent et même Siri comme voix officielle de Lordi (« ‘Puter ») en version originale ! Lego n’est évidemment pas en reste entre les différents véhicules de Batman et tous les personnages présents dans le film mais ceci étant un gros pan de l’intrigue, je vous laisse la découvrir par vous-mêmes. A la fin de ce film, une de mes plus grandes envies était de filer dès le lendemain à la boutique Lego la plus proche acheter quelques produits dérivés !

Conclusion

J’ai passé un très bon moment même si certaines scènes plus longuettes que d’autres faisaient un peu retomber le charme. Je le conseille à tous les amateurs de Batman ou au plus néophytes afin de voir les personnages sous un jour inhabituel et de se payer une bonne tranche de rigolade.

[TEST] GPD WIN

img_1231En cette période d’annonce de sortie de nouvelle console portable, je me suis posé plein de questions. Comme d’habitude, le matériel ne m’intéresse que très peu. Ce sont les fonctionnalités et les jeux que je regarde en premier. Du coup la Switch de Nintendo me fait évidemment de l’oeil … Pourquoi je vous raconte tout ça ? Bah parce que sur la line up de départ de cette console, seul un jeu m’attire vraiment (et encore vu que c’est Mario Kart 8 « deluxe », ce n’est qu’une ré édition).

Je joue beaucoup, du moins pour un quasi quadra, mais je joue surtout dans le RER en allant et en rentrant du boulot. Du coup les consoles portables sont mes machines préférées. Sur tout 2016 j’ai joué un peu avec ma 3DS, et beaucoup avec ma PSP (sur Rockband Unplugged et Final Fantasy Tactics: The War of the Lions), aussi sur ma GBA avec FF Tactics (encore) … Mais depuis quelques temps, je rêve de pouvoir profiter de ma bibliothèque Steam dans le RER surtout les jours où le RER A déconne à plein tube (soit très souvent …).

Bon, là on entre dans le vif du sujet : GPD a sorti une machine qui s’engage à vous permettre ce petit exploit avec sa GPD Win. La réponse que vous attendez tous ou presque est : OUI ! (mais …)

Les détails techniques :

Pour faire plaisir à ceux qui lisent CANARD PC Hardware (abonnez-vous !) comme tous les mecs de mon âge feuilletaient les catalogues de La Redoute aux pages sous-vêtements, je vais vous faire la liste du matos qu’il y a dans la bête.

Alors côté CPU, la machine embarque un Intel Atom x7-Z8700 (4 cores 1600Mhz/2400Mhz en turbo mode) qui, pour simplifier, se situe légèrement en dessous d’un Core i3 assez ancien. Ses gros avantages, par contre, sont la très basse consommation électrique et son archi x86-64 qui permettent d’avoir une machine portable avec un vrai Windows 10. Côté carte graphique, bah il n’y en a pas, mais on trouve le très correct Chipset Intel HD Graphics (Cherry Trail Mobile) 600Mhz. On trouve aussi 4Go de Ram et un disque 62GB Samsung CGND3R. Après, tout est prévu pour le jeu, la machine en elle même est quasi de la taille d’une 3DS XL (environ 16*10cm), un écran 720p de 5’5 pouces (tactile) et surtout l’équivalent d’un pad XBOX intégré et placé judicieusement sur la bête. En connectique, on trouve tout ou presque : un USB-C pour la charge rapide, un USB3 pour les périphériques, du HDMI-C, un jack 3.5, et important un port pour micro SD. Chose assez sympa : les sticks servent aussi de souris (un switch permet de passer du mode PAD au mode souris et c’est très pratique de ne pas avoir à se servir du tactile tout le temps … Par contre pour certains jeux il vous faudra activer le pad avant de lancer le jeu sous peine qu’il ne soit pas reconnu :

Switch du ventilo
Switch du ventilo

j’ai eu le problème avec Assassin’s Creed). La machine est ventilée et vous pourrez régler le niveau avec un switch placé au dos.
[EDIT] : Côté Autonomie on est sur du 5h (sans Wifi ni bluetooth et en jeu ventilo a mi puissance). On tournerait sur du 2h30/3h avec wifi/bt … La charge se fait via l’USB-C et elle est très rapide (comptez 30 min pour 40% et une heure et des brouettes pour une charge complète).

Pur Benchmark :

Là encore, je les ai lancés par pure curiosité et aussi pour un pote qui se posait des questions sur FFXIV … Je vais juste vous mettre les résultats bruts, l’interprétation du truc est assez compliquée. En effet, j’ai l’impression que les benchmarks sont complètement dégueulasses en terme de chiffres purs, par contre, sur les jeux de ma bibliothèque Steam, je n’ai rencontré aucune chute de framerate et, au pire, j’ai eu quelques ajustements rapides à faire pour jouer dans de très bonnes conditions.

3D Mark Cloudgate
3D Mark Cloudgate
3D Mark Firestrike
3D Mark Firestrike
3D Mark Icestorm
3D Mark Icestorm
FFXIV Heavensward
FFXIV Heavensward

La prise en main :

GPD XD
GPD XD

Pour comparer, il y a quelques temps, j’avais investi dans la GPD XD de la même marque donc, mais sur un modèle Android. Si les possibilités sont les mêmes que sur tout système Android (jeux, émus, …), les sticks et boutons sont identiques, mais le modèle Windows a le gros avantage de faire tourner vos jeux Steam, Gog, ou autres … J’étais déjà très content du modèle Android, je ne suis donc pas surpris par la prise en main du modèle Windows. A l’arrivée, on gagne un clavier QWERTY sur ce nouveau modèle mais on perd un peu de place forcément … Le clavier s’utilise sans

GPD WIN

problème, y compris pour mes gros doigts. En fait on se retrouve avec un clavier physique qui s’utilise avec les pouces, un peu à la façon que nous avons d’utiliser les claviers virtuels de nos smartphones. Niveau Gamepad, on est sur du matériel agréable en main. Seul bémol les gâchettes : si L2 et R2 sont très accessibles, je trouve que les L1 et R1 sont moins faciles à enclencher. L3 et R3, comme vous le voyez sur la photo, sont carrément relayés sur les touches annexes du clavier avec le volume, START, SELECT et le bouton power. Comme pour tout ce qui concerne cette machine, je pense que c’est surtout l’utilisation qu’on souhaite en faire qui détermine si c’est pratique ou pas …

Les possibilités :

Alors là, ça va être très simple : tout ce que peut faire un PC bas de gamme, ce truc peut le faire. La « carte » Cherry Trail Intel HD offre un gain de puissance qui permet de jouer, parce qu’on ne va pas se le cacher, c’est fait pour jouer, ce genre de machines … Du coup vous pouvez envisager de jouer à tous les jeux Steam que vous avez acheté en solde l’an dernier ou encore à tous ces jeux GoG que vous avez. Je n’ai pas essayé car je ne l’ai pas, mais je ne pense pas que vous puissiez jouer à The Witcher 3 ou au dernier GTA. Par contre, un bon vieil Assassin’s Creed ou dans les jeux plus récents, un Life is Strange, passe sans broncher ! Après, libre à vous d’installer KODI pour mater des séries ou écouter de la musique. J’ai installé Visual Studio dessus et ça tourne bien, le pack office fonctionne aussi, ainsi que les jeux du Windows Store … Si vous avez un modem 4G ou un partage de connexion smartphone vous pourrez même disposer du Wifi (mais bon le réseau portable on sait ce que ça donne à ce jour).

Ce à quoi j’ai joué sans problème :

Alors forcément, j’ai installé Steam et j’ai installé quelques jeux. Sachez que, comme moi, vous pourrez mettre les jeux les moins gourmands en accès disque sur une carte micro SD. J’ai investi dans une 128Go sur laquelle j’ai mis la majorité de mes jeux installés (pour certains, les accès disques étaient trop moisis).

Life is Strange
Life is Strange

En ce moment, je suis donc à fond sur Life is Strange, un jeu de Dontnod que j’adore. Si vous ne connaissez pas ce jeu, je vous invite à foncer dessus et au moins à tester l’épisode 1 … J’ai juste eu à ajuster les détails au minimum pour rendre le jeu très jouable. On est sur du 5’5 pouces au niveau de l’écran, ce qui permet de descendre les détails sans souffrir des rétines. Le jeu est fluide en résolution native de la machine (720p) et je n’ai vu qu’un ou deux ralentissements lors de cinématiques (à cause des accès disque à mon avis, le jeu est sur ma micro SD).

J’ai lancé et parcouru le tuto d’Assassin’s Creed et, même constat que pour le précédent, niveaux de détails bas, le jeu est beau sur le petit écran et très fluide, toujours installé sur la micro SD.

J’ai enfin pu reprendre le très bon South Park : The Stick of Truth que j’avais mis en pause par faute de temps devant mon PC, le jeu tourne à la perfection, même si les temps de chargement sont légèrement plus long que depuis mon SSD samsung PRO … #normal

Un jeu que j’ai retourné et que je suis content de retrouver sur portable : Trials Evolution Gold Edition … Niveaux de détails au minimum et la machine ne bronche pas (en augmentant la qualité graphique, on fout la GPD sur les rotules).

Portal : le jeu est assez vieux pour tourner sans problème avec tous les détails à fond.

Et après, bien entendu, j’ai lancé quelques émulateurs pour voir comment cela marche. Inutile de dire que Kega Fusion tourne sans problème, Dolphin, lui,

dolphin
dolphin

nécessite quelques réglages basiques pour baisser les détails. Mais mon jeu fétiche Fire Emblem Path of Radiance est totalement fluide et aussi beau que sur mon Gamecube, avec quelques problèmes de clipping qui ne sont pas gênants en jeu. PPssPP lui, tourne aussi, mais certains jeux ne sont pas jouables car trop gourmands.

Ce que j’ai abandonné (pour le moment) :

Devil May Cry 4 : Je n’ai pas cherché pendant des heures, mais le bench du jeu passe et le jeu est supposé tourner, mais au moment de lancer la partie (le jeu tourne déjà) l’exe plante simplement. Je ne sais pas si cela vient du hardware, ou de Windows 10 et je n’ai pas cherché plus loin …

Fallout 3 GotY Edition : Pareil que DmC4, le bench du jeu propose des réglages « HIGH » mais plante au moment où la fenêtre plein écran se lance. Après, je n’ai pas testé sur une autre machine Windows 10, il y a peut-être du tunning à faire, et je retenterai sans doute une fois que j’aurai fini Life is Strange.

Rock band unplugged sous PPssPP : Je suis fan de ce jeu de rythme, et j’ai gardé ma PSPGo pour ce jeu et tous les DLC que j’ai achetés (mais VRAIMENT TOUS !). Je pensais pouvoir y jouer sur cette GPD mais, à l’arrivée, il y a une petite latence qui ne pardonne vraiment pas dans ce type de jeu. Du coup, je pense qu’il faudra que je creuse dans les réglages de l’émulateur. Au niveau graphique, le jeu propose tout un tas d’effets qui ne sont pas pris en charge par l’émulateur sur cette config très faible, du coup, c’est pas super joli.

Ce qui m’a franchement fait chier !

Après, il faut être honnête aussi, cette machine a un gros défaut, et c’est le défaut de ses qualités : c’est une machine Windows 10. Du coup, après avoir rentré ma licence Windows (livrée avec la machine) et installé Steam, j’ai eu le bonheur de me cogner toutes les mises à jour Windows UPDATE … Et qu’est ce que c’est relou !!! Même une fois qu’on pense que c’est fini le matin en ouvrant la console dans le train, j’ai eu le bonheur de voir l’écran de fin de mise à jour et de devoir attendre trois stations de RER que les mises à jour s’appliquent …

Conclusion :

Je pense que la machine est très bonne à partir du moment ou l’on connait ses limites. J’espère que les processeurs vont gagner en puissance dans les prochaines années et que nous aurons d’autres machines de ce type, GPD ou autre marque ce n’est pas le problème. Mais avoir ses jeux Steam (GoG ou autres) sur une machine portable est juste fantastique. J’ai même pu lancer mon Visual studio adoré. Bon, après, le clavier est pas super adapté pour faire du dev dans les transports, mais un clavier, une souris, un écran et on a une machine universelle que l’on peut avoir dans la poche. Le prix de la machine varie entre 350 et 450 euros en fonction des promos et du site sur lequel vous la cherchez. Perso, je l’ai prise sur gearbest (elle est a 316 euros au moment où j’écris ces lignes).

Et comme une vidéo vaut bien des discours, je vous ai mis une vidéo prise et éditée sur la GPD. J’ai fait les captures grâce à l’application Xbox (Win+G), et, pour le son, j’ai fait un truc dégueulasse vite fait sous Garage Band, donc oui je sais que la musique est pourrie, donc coupez le son, il n’y a rien à entendre. 😉

 

[TEST] NES Mini : sans surprises

Un bien bel objet
Un bien bel objet

Nintendo surfe sur la vague Nostalgeek qui nous a contaminé depuis quelques mois/années et ça donne un produit assez correct, sans surprise et sans intérêt pour les rétrogamers … quoi que …

Pour le commun des mortels : le look de NES est bien respecté, la manette est complètement fidèle à l’originale, et la sélection de jeux, même si elle est discutable et discutée par les Nintendomaniaques est largement correcte. Il y a les jeux mythiques, les indispensables, certes il en manque, mais que voulez-vous ma brave Lucette il fallait faire des choix, et il est clair que quoi qu’il arrive il allait y avoir des mécontents, j’estime moi que la sélection est représentative de la NES, et que papa adorera faire découvrir les hits à ses rejetons. Un cadeau de Noël qui fera sans doute plus plaisir au papa nostalgique qu’à son gamin, mais une bonne idée pour découvrir le rétrogaming de façon officielle et légale sans passer par le NintendoShop. Pour les aspect pratiques : deux cables (standards) et un pad à brancher, pas besoin d’avoir fait un bac+18 pour en profiter (essayez d’installer un Vive et on compare !), simple efficace et rapide ! Après je pense que c’est un effet de mode pour le grand public et le manque d’évolutivité de la machine lui fera prendre la poussière relativement vite, une fois fait le tour des 30 jeux et la madeleine de Proust avalée il ne reste pas grand chose à cette pauvre machine …

Pour les rétro gamers : les puristes ont sans doute une NES, un écran cathodique et tous les jeux présents sur cette NES Mini, l’intérêt en tant que joueur sera donc quasi nul, à moins comme moi d’être un grand fan de Big N et vouloir avoir la console dans sa collection. Le fait de la brancher en HDMI et de pouvoir jouer en HD n’apporte pas grand chose, surtout si c’est pour rajouter des filtres histoire que l’image soit dégueulasse comme on l’aime … et encore les filtres sont de piètre qualité par rapport à ceux des émulateurs que nous connaissons tous. Niveau matos c’est la misère : une carte propriétaire, complètement fermée (semble-t-il) à toute évolution, des pads à la connectique propriétaire (même si elle est commune à la Wii et à la WiiU), une longueur de fil de pad lamentablement limitée (ok, ils avaient prévenu, mais ca excuse pas les 50cm qui manquent), et des softs figés, au delà de l’aspect « collection » je ne vois pas l’intérêt de foutre 60 balles là dedans (et oui je l’ai fait quand même, mais j’ai dit collection, tout ça …). L’objet est beau, avoir des savestates c’est cool, mais franchement on a déjà tout ça et l’objet s’adresse clairement aux nostalgiques qui ont du blé à claquer et qui feront prendre la poussière à la machine une fois l’effet retombé … Je ne déconseille pas pour autant la machine, c’est rapide à mettre en place, sympa un temps, mais ça ne vaudra jamais une NES et un écran cathodique, déjà pour pouvoir jouer à Duck Hunt 😉

[IRL] F.A.C.T.S., 27ème édition (Gand, Belgique)

IMG_0958Hasard ou coïncidence, 2 importants salons geek tombaient en même temps ; la 2ème édition de la Comic Con de Paris dont vous trouverez l’article ici, rédigé gracieusement pour ce site par notre ami de Le Tribunal du Geek, et FACTS, important salon se voulant la Comic Con belge en étant à sa 27ème édition. Don Rosa étant présent à F.A.C.T.S. (vous en avez déjà entendu parler lors de la campagne pour le documentaire le concernant ici), mon choix a été vite fait. C’est donc le week-end du 22 et 23 octobre que je partis à l’aventure dans ce pays où l’on parle un langage étrange mâtiné d’allemand*.

*Amis parlant le néerlandais, sachez que j’ai eu pendant ces 2 jours à Gand l’occasion de regarder des émissions et des films sous-titrés en néerlandais et qu’en aucun cas, je ne me moque de votre langage.

Présentation du salon F.A.C.T.S.

Créée en 1993 sur 2 tables dans un petit bar de Gand, comme le raconte si bien le site ici, le festival n’a cessé de s’agrandir au fil des années, au point d’avoir depuis quelques temps une édition d’automne et d’été. La dernière édition d’automne de 2015 avait accueilli sur 2 jours et 30.000 mètres carré 50.000 visiteurs. Cette édition a gagné 10.000 mètres carré, ce qui n’est pas un mal d’après ce que m’ont dit mes compagnons de file d’attente. Le salon se veut prolixe dans ces thèmes, comme l’indique son acronyme : Fantasy Animation Comics Toys Space. Toujours d’après mes compagnons de file, il a aussi gagné en prix à cette occasion, que ce soit au niveau des tarifs des dédicaces des invités ou au niveau des tickets. Je ne peux évidemment juger le salon que sur cette édition et en comparaison avec d’autres salons geek que j’ai pu faire.

Présentation de l’édition 2016 

Cette édition était riche en invité comics et bande dessinée, présents dans l’Artist Alley située dans la partie du salon réservée aux dédicaces. Malheureusement, je ne m’y connais pas assez dans ce domaine pour juger de sa richesse et ne m’étendrait donc pas dessus. Les invités d’honneur, bien que surtout constitués d’acteurs secondaires ou ayant joués dans des séries des années 90, étaient assez intéressants eux aussi : nous avions Sean Astin (Les Goonies, Le Seigneur des Anneaux), Nicholas Brendon (Buffy contre les Vampires), le meme David Hasselhoff (K2000 et Alerte à Malibu pour ma génération), Kristin Bauer (True Blood), Paul Mc Gann (Dr Who), Hafthor Bjornsson (La Montagne dans Game Of Thrones)… Là encore, je vous renvoie vers le site de l’événement ici. Il accueillait aussi un champion de kick-boxing néerlandais, Peter Aerts.

S’ajoutaient à cela bien entendu les stands des associations, des vendeurs professionnels, des créateurs (que ce soit de bijoux ou dessinateurs), des espaces de jeux, de test d’innovation technique comme le casque de réalité virtuelle de Samsung et même une partie entièrement dédiée à des courses de drônes.

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Ce que je n’ai pas aimé dans le salon F.A.C.T.S.

Comme vous commencez sans doute à me connaître, vous savez que j’aime les listes et que je préfère énoncer ce que j’ai trouvé bien ou mal dans les salons et que, comme c’est mieux de finir sur du positif, je commence toujours par les points négatifs (parfois malheureusement plus nombreux que les points positifs).

  • Le prix : Le prix des tickets allait pour une journée de 15€ pour un billet dit standard, soit entrée à l’heure normale de 10h00, à plus de 85€ pour celui V.I.P. qui contenait un nombre de coupe-file plutôt impressionnant, que ce soit pour l’entrée dans le salon en lui-même ou les photos, les dédicaces et les conférences. J’ai envie de dire qu’à ce prix là, je comprenais totalement qu’ils veuillent passer devant tout le monde. Me concernant, j’avais d’abord pris un billet standard avant d’apprendre que Don Rosa faisait des dessins sur tickets et de racheter un billet Priority pour entrer une heure plus tôt. Comptez le double du prix d’un billet standard pour un billet Priority (30€), sachant que celui-ci ne vous exclut pas d’arriver quand même une heure avant l’ouverture pour être plutôt bien placé dans la file d’attente et espérer avoir le sésame. Sachez que malgré cela, je n’ai pas eu le sésame en question, étant arrivée 36ème sur 32 pour le précieux ticket, mais cela est une autre histoire…

Ajoutez ensuite aux billets d’entrée les dédicaces payantes des acteurs allant de 25€ à 50€ pour une seule signature (et cela que le support soit une des photos proposées ou une jaquette de DVD ou, dans mon cas , un marque-page d’époque) et vous pouvez tomber très vite sur une journée à plus d’une centaine d’euros, sans même prendre en compte les éventuels achats.

  • Le monde: Si je devais comparer F.A.C.T.S. à un salon qui m’est familier niveau monde, ce serait Japan Expo. Autant jusqu’à midi, il reste encore aisé de circuler dans le salon, autant passé cette heure le samedi, circuler sans se faire bousculer devenait une gageure. On rencontre forcément ce problème quand on en est à un certain nombre d’édition et qu’on est un salon réputé (et parfois même quand ce n’est pas le cas, d’ailleurs). Et comme tous ses salons, autant des espaces étaient surpeuplés et invivables (le hangar des boutiques), autant d’autres étaient grands et pratiquables ( l’espace des courses de drônes ou des associations de fans).

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  • Le planning tardif : Je suis une maniaque de l’organisation des salons : lorsque je vais dans un salon, j’ai besoin de me faire un planning afin de savoir exactement où et quand ont lieu les dédicaces et les événements qui m’intéressent et de me préparer au mieux. Dans le cas de F.A.C.T.S., sans doute pour parer à d’éventuelles annulations de dernière minute, le planning n’a été délivré que la veille au matin. C’est ainsi que je me suis retrouvée à racheter un billet la veille alors que j’aurai sans doute pris d’office un billet Priority si j’avais su que Don Rosa faisait des dessins au ticket.

Ce que j’ai aimé dans le salon F.A.C.T.S.

La plupart des points négatifs étaient communs à la majorité des salons existants, Certains points positifs le sont forcément également. Et comme je suis française et que j’aime bien râler, j’en profite pour glisser quelques commentaires négatifs au passage.

  • Dédicaces acteurs et invités : ce qui frappe en premier lorsqu’on regarde le planning de dédicaces des invités de F.A.C.T.S., c’est la longueur des plages horaires. Pour ne citer que ceux que j’ai fait, Sean Astin et Nicholas Brendon avaient en tout près de 6h30, soit une chance pour n’importe quel fan de pouvoir avoir sa dédicace. Dans le cas de Nicholas Brendon, elle était sans doute même trop élevée vu qu’il a passé de longs moments dans l’après-midi à discuter longuement avec une fan venue chercher une dédicace ou à attendre des personnes souhaitant une dédicace, à l’instar d’autres de ses compatriotes, tandis que d’autres avaient des files d’attente qui ne désemplissaient pas. De même, Don Rosa a passé ses 2 demie-heures prévues de dédicaces à 2 fois 2 heures, ce qui permettait là aussi d’avoir sa signature avec un peu de patience. Seuls certains dessinateurs dont Henriet (Dent d’Ours), dont la file d’attente étaient prises d’assaut par des vieux de la veille venus avec leurs sacs pleins de bandes dessinées d’époque et leur siège portable, étaient du coup moins approchables par les petites fans de mon acabit.

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Comme souvent, les acteurs étaient vraiment sympathiques et avenants avec leurs fans, malgré les longues heures de signature qui les attendait.

  • Variété des stands alimentaires à prix corrects : F.A.C.T.S. l’avait promis sur leur site et c’était vrai : non seulement, les stands alimentaires étaient une dizaine pour tout le festival, mais en plus les prix étaient corrects par rapport à ceux pratiqués ailleurs. Comptez 7€ pour 2 onigris faits mains et de taille correcte, 4€ pour un quart de pizza. D’accord, ça reste élevé mais comparé aux tarifs pratiqués sur certains festivals de même envergure, c’est plutôt bien. Certains stands alimentaires, cachés dans des lieux moins pratiqués comme la salle de spectacle, permettaient d’avoir assez rapidement la nourriture sans faire la queue, même si le fait d’avoir déjeuné à 14h30 passé a dû beaucoup aider.
  • Variété des boutiques : Contrairement à ce que j’ai pu lire sur la page Facebook de l’événement, j’ai trouvé les stands vraiment variés dans ce qui était proposé. Bien sûr, il y avait les habituels vendeurs de Funko POP, d’armes factices, de lamas en peluche, de produits dérivés de mangas sans doute pas très officiels et de fruits séchés. Mais à coté de cela, il y avait de nombreux stands de jeux vidéos rétro, de jouets anciens de collection, de produits des années 80-90 à prix plus que corrects, de revendeurs de figurines Lego, de Pin’s, de mangas en anglais, de figurines actuelles, de comic’s de toutes les époques, de produits sortant de l’ordinaire comme les dragons d’épaules faits mains ou les reproductions d’armes pour jeux de rôle grandeur nature. J’ai beaucoup aimé cette variété et ces stands qui sortaient de l’ordinaire.

Petite anecdote : en 2014, j’étais tombée sur des stands vendant des lentilles de couleur et des lamas en peluche au… salon du livre de Francfort côté manga. Oui, ça surprend. Du coup, je me demande maintenant s’il y avait un stand de fruits séchés…

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  • Variété des activités : lorsque vous ne traîniez pas dans les boutiques, vous pouviez assister à des combats de robots, des courses de drônes, vous faire prendre en photo avec des dinosaures motorisés, assister à des défilés de cosplayeurs amateurs, tester le dernier jeu South Park The Fractured But Whole avant sa sortie en 2017, jouer à d’anciens jeux d’arcade sur des bornes gratuites mises à disposition, vous exercer au karaoké ou participer à des quizz… Pour ma part, je n’ai pas eu le temps de faire beaucoup de ces activités mais c’est clairement un plus du salon.

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  • Cosplay : J’hésitais à le mettre dans les points positifs car qui dit salon geek dit généralement cosplay. J’ai eu l’occasion de croiser des cosplays magnifiques le matin mais que je n’ai pas pu prendre en photo, étant bloquées dans les files d’attente (une de mes activités récurrentes le matin). La plupart étaient sans doute venus pour le concours. J’ai pu l’après-midi en avoir quelques autres. Malheureusement, le salon n’est pas idéal pour eux car ils sont généralement dans des allées bondées où il est difficile de s’arrêter pour prendre la pose sans gêner. Il manque peut-être une place dédiée comme c’est le cas à Japan Expo.

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  • L’occasion de découvrir de nouveaux dessinateurs : d’accord, ce n’est pas vraiment un point positif, c’est surtout une manière de placer mes 2 coups de coeur de ce salon. Mais grâce à F.A.C.T.S., j’ai pu découvrir 2 dessinateurs qui m’ont beaucoup plu.

Tout d’abord, Renee Rienties, artiste hollandaise, qui dessine entre autres un blog sur sa vie quotidienne : http://mydailylifecomics.com/. Elle tient parallèlement une autre page sur ses autres créations : http://artofreneerienties.com/. J’ai accroché sur ses dessins ronds qui m’ont fait penser à ceux de Comme Convenu. La dessinatrice est adorable.

Ensuite, l’encreur Ortego, pour lequel j’ai bloqué sur un de ses dessins très travaillé de Batman et Robin (les personnages, pas le film, hein) . Vous pouvez retrouver son travail à l’adresse suivante : http://willortego.com/ .

Bilan de la convention

F.A.C.T.S possède les avantages et les inconvénients classiques d’une convention de ce type. Pour quelqu’un ne faisant qu’une ou deux conventions par an et vivant en Belgique, elle est plutôt un bon choix : les invités sont intéressants et les boutiques et les activités variées. Je lui reprocherai peut-être un manque d’activités culturelles type conférence, qui est selon moi un plus dans une convention. Pour les personnes habitant en région parisienne ou à proximité de grandes villes comme Lyon et Toulouse, le choix est vaste et ce festival peut être facultatif. Sa plus grande force est sans doute le choix de ses invités pour lequel il semble reconnu. A partir du moment où vous supportez le monde et qu’un des invités vous intéresse, je pense que cela vaut la peine de le tenter.

Comme d’habitude, je vous invite à retrouver une sélection de photos prises durant le festival, essentiellement des cosplays et des stands. Nous n’avons pas pris de photo des acteurs invités, celles-ci étant interdites. 

[IRL] Bilan de la Comic Con de Paris, 2ème édition

event_comic-con-paris_688964Bien que cet article soit signé de mon pseudo, je ne suis l’auteure que de cet incipit. En effet, n’ayant pas le don d’ubiquité et étant déjà à FACTS ce week-end, c’est un ami à nous, auteur du blog Tumblr Le Tribunal du Geek, qui s’est chargé de ce billet. Je vous laisse à son compte-rendu. Winry26

Clem2k.com couvrant un autre événement majeur de la culture geek, c’est avec un grand plaisir que je suis invité sur cette page pour vous faire part de mes impressions de la seconde édition de la Comic Con Paris qui s’est tenue du 21 au 23 octobre 2016 à la Grande Halle de la Villette.
Amateur de salons en tout genre (Geekopolis, Paris Manga, Migennes convention, Paris Games Week, salon du livre, salon du chocolat, Japan Expo, etc.) je suis en mesure d’apporter un avis éclairé sur le sujet.
Pour rappel, les avis ont été unanimes concernant l’échec de la première édition, mais laissons une seconde chance à ce salon qui souhaite prendre son envol, telle sa grande sœur aux Etats-Unis.

Préparatifs du salon et premières craintes

Attendant de pied ferme ladite convention, j’ai suivi la phase préliminaire de communication autour de l’événement. Première crainte lors de l’annonce officielle : la Comic Con se tiendra à la Grande Halle de la Villette ! Cet espace convient parfaitement à des expositions qui sont idéalement agencées dans les locaux (par exemple l’excellente exposition 007 en 2016) mais il s’agit d’un lieu trop petit pour circuler dans une convention. C’était l’une des ombres au tableau de l’édition 2015 de la Comic Con et réitérer sur 2016 ne semblait pas, en théorie, être une bonne idée.
Second postulat lors de l’ouverture du site internet et de la billetterie : le tarif. Il faudra débourser 22€ pour accéder une journée à l’événement, ce qui est largement supérieur au prix des autres salons. Espérons donc qu’il y aura de nombreuses activités et événements pour justifier ce tarif.
Lors des autres conventions, je regarde le ou les événements qui vont m’intéresser puis je déambule tranquillement au gré de la journée. Pour la Comic Con, il faut véritablement « préparer » sa venue. J’ai donc épluché chaque événement pour me faire un programme – ambitieux je le reconnais – pour tenter d’optimiser ma journée. Le programme est construit de manière a ce que plusieurs événements majeurs se déroulent à la même heure. Pas très malin, il faut donc sélectionner et faire l’impasse sur des conférences, activités ou séances de dédicaces. Précisons également que le programme a beaucoup évolué jusqu’au jour J : annulation de certains guest (Joe Dante, Katie Cassidy), modifications des plages horaires (Dominic Purcell présent les trois jours, ne venant finalement que le dimanche).

Visite de la Comic Con Paris 2016

Muni d’un billet acheté en ligne, l’ouverture du salon se fait dès 9h30. Arrivé à 9h00, je vois les nombreux aficionados qui sont déjà là malgré le froid et la Grande Halle qui se dessine à peine dans le brouillard. Les gens sont motivés, les cosplayers déjà nombreux. Je retrouve par hasard un ami ce qui me permet d’attendre sans voir le temps passer. Déjà dans la file les gens évoquent le prix exorbitant du billet et les premiers retours qu’ils ont eu de la journée d’ouverture le vendredi.

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Pour ne pas réitérer le fiasco des dédicaces de l’année précédente, je me dirige avec mon ami vers l’espace dédicace dès mon arrivée. Nous sommes parmi les touts premiers nous pouvons donc échanger nos contremarques achetées en ligne pour les dédicaces payantes et pouvons obtenir les précieux tickets pour deux dédicaces gratuites. Les deux agents en charge des tickets prennent le temps de faire coïncider nos emplois du temps avec les créneaux des dédicaces. C’est très gentil de leur part mais ils sont rappelés à l’ordre « il commence à y avoir la queue, faut se dépêcher maintenant !»…
Première séance de dédicace gratuite à 10h00 soit une quinzaine de minutes d’attente, nous sommes les premiers de la file. Il s’agit de Lorne PETERSON, maquettiste oscarisé qui a travaillé plus de 30 ans chez ILM. La Comic Con frappe fort en faisant venir l’un des pionniers des effets spéciaux, c’est une magnifique rencontre en perspective. Un homme absolument adorable qui prend le temps de dédicacer et de faire des photos avec tout le monde.
On continue avec la dédicace payante (17€) de Carice VAN HOUTEN, alias « Mélissandre la sorcière rouge » dans Game of Thrones. Le staff commence à s’impatienter et n’arrête pas nous rabâcher « pas de photos, no pictures ». Un organisateur nous informe que la veille, une personne s’est postée devant la star et a pris plusieurs clichés, que les vigiles l’ont alors sorti de la séance de dédicace en lui supprimant les photos de son appareil… On n’est pas tendre à la Comic Con, que cela soit bien clair. La séance de dédicace se fait alors à la chaîne sans aucun plaisir. La star me sert la main et me sort une phrase avant que le staff m’enjoigne de bien vouloir partir pour enchainer sur les clients suivants.
Il est déjà l’heure d’assister à la conférence de Lorne PETERSON dans la Grande Salle Melty « Son travail avec Spielberg ». Pas de problème pour rentrer dans la salle et se placer au premier rang. L’artiste arrive, bien placé je souhaite prendre des photos, on me tape sur l’épaule… un vigile « oh monsieur pas de photos lors de la présentation !»…
La conférence est passionnante, Monsieur PETERSON étant arrivé avec des images d’archives personnelles, on voit des secrets de tournage d’Indiana Jones, je suis aux anges. Mais la conférence a été gâchée selon moi par…….la traductrice. Je n’aime pas médire du travail des autres mais pour un billet d’entrée à 22€ par personne, le staff peut quand même faire un effort ! Je m’explique : la traductrice a fait répéter de nombreuses fois Lorne PETERSON, elle avait du mal à traduire certaines phrases voire elle déformait certains propos que je comprenais en anglais. Mais le comble est surtout qu’elle ne connaissait rien à l’univers de Spielberg !! Nous avons eu le droit à :
– « Indiana Jones et l’arche maudit »,
– « Lorne nous explique que les parois de la mine de la course poursuite en wagons sont réalisées en aluminium pour la dernière croisade » (PERDU c’est dans le Temple Maudit et c’est le film qui a permis à PETERSON de remporter un Oscar),
– « dans Hook, Lorne nous explique que les « Lost Boys », je ne connais pas, cela se traduit par « enfants perdus » ? (GAGNE, mais poser la question au public c’est quand même moyen)
Patrice Girod qui anime la conférence nous explique que la Comic Con bat son plein et que les personnes attendent dehors car le salon est rempli. Comment faire du surbooking dans un salon ? En vendant un nombre de billets supérieur à la capacité d’accueil. Effectivement nous sortons de la salle de conférence et là il est quasiment impossible de se mouvoir parmi la foule dans les allées. Les stands de restauration sont pris d’assaut, les stands de goodies sont inaccessibles. Nous essayons tant bien que mal de faire la visite du salon et renonçons en nous posant dans un coin pour manger.

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Trop de monde, pas le temps (ni l’envie) de retraverser le salon pour assister à la conférence des costume designer des séries Netflix ni à la présentation de la carrière de Michel HAZANAVICIUS.
Nous nous rabattons donc vers la séance payante (17€) de dédicace de Mike COLTER, qui a notamment joué dans Million Dollars Baby de Clint Eastwood et qui incarne Luke Cage dans la série Netflix. Entre deux conférences il passe devant nous et prend le temps de s’arrêter. Il est applaudi et remercie les gens d’être venus pour lui. Cela présage un bon moment lors de la dédicace le moment venu. Notons qu’une personne se dirigeant vers une autre séance de dédicace se retrouve nez-à-nez avec Mike Colter, elle est alors violemment projetée sur le côté par les vigiles… Encore une fois on aperçoit la délicatesse du staff ! Et encore une fois des molosses nous rappellent qu’ils nous ont à l’œil et qu’aucune photo ne sera tolérée.
Le moment venu, je serre la main de M. Colter qui est très détendu et sympa. Lors de ma dédicace, il trouve que le feutre n’est pas parfait et me tend la dédicace en me précisant « Le stylo est mort, je trouve que le résultat est moyen. Prends-la mais je t’en refais une autre avec un feutre noir ça ira mieux ». Je n’ai même pas le temps de prendre le support que me tend Colter qu’un vigile (une armoire à glace) s’empare de la dédicace et me hurle « nan tu n’auras pas celle-là il t’en refait une autre ! ». Encore une fois le staff est déplorable alors que l’acteur est adorable.
Je me dirige vers mon ultime séance de dédicace (gratuite) pour Michel HAZANAVICIUS, le réalisateur oscarisé qui a réalisé OSS117 ou The Artist. Encore une fois un magnifique moment de partage avec photo et dédicace et j’ai pu discuter avec lui. On notera donc que les dédicaces gratuites sont beaucoup mieux organisées et « humaines » contrairement aux payantes qui sont à la chaîne.

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Je profite du reste du temps pour faire le tour du salon et découvrir son – ridicule – contenu : un stand de réalité virtuelle pour tester le jeu Batman sur Playstation VR (après une heure de queue au moins), un stand pour être pris en photo avec un appareil instantané, un stand pour être pris en photo avec les figurines de South Park, un stand de quizz Canal+ pour gagner des goodies, le magnifique stand de la 501ème pour les amoureux de Star wars et pour le reste il ne s’agit que de stands de goodies hors de prix (pour information un ami a acheté le livre de Lorne Peterson  Naissance d’Une Galaxie pour le faire dédicacer. Il coûte 35€ dans le commerce, 70€ sur le salon…).
L’espace Artist Alley est en hauteur ce qui permet d’y accéder sans trop de peine et laisse les artistes dessiner et travailler en paix. J’ai pu rencontrer le Colonel Tony MOORE qui a réalisé le premier comic The Walking Dead. Malgré sa renommée, il était très détendu (avec sa femme et sa fille) et accessible !
Les cosplayers ont véritablement contribué à cette convention car ils étaient très nombreux et essayaient – dans cette marée humaine – de poser pour les objectifs.

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Le Bilan
On retombe dans les mêmes travers que la première édition : le lieu trop petit, les tarifs, le peu d’activités, beaucoup de stands de goodies, un staff très désagréable. Les critiques ont été nombreuses en 2015 et il aurait été judicieux d’en tenir compte un minimum. Mais non, on reproduit les mêmes erreurs en faisant fi de l’opinion des visiteurs !
J’ai donc laissé une seconde chance à ce salon mais il faut reconnaître qu’il fait honte à la dénomination « Comic Con » que l’on retrouve dans les autres pays (je tiens à préciser que cette année la Comic Con aux USA a réuni une bonne partie du casting de GoT. En France nous avons le droit à Chica Vampiro…).
Malgré des invités adorables (acteurs, réalisateurs, dessinateurs, etc.) et des cosplayers au top, j’ai passé la journée à jouer des coudes dans un endroit mal adapté à la surpopulation et à me faire hurler dessus par des vigiles/staff. Une seconde édition du même acabit que la première, donc une convention que je ne recommanderais pas !