[IRL] Edition 6 de Le Salon Fantastique « Magie et Merveilles » : promesses tenues ?

Ce début de mois de novembre correspondait au retour de Le Salon Fantastique pour une deuxième édition annuelle, cette fois-ci à l’Espace Champerret, son lieu habituel. Nous vous avions déjà parlé de ce salon lors  de sa précédente édition . Cette fois-ci, il n’était pas venu seul car il partageait son espace avec Ohayo Paris et Le Salon Du Jeu.

Contrairement à la plupart des visiteurs, j’ai découvert le salon lors de son édition 5.1 dans un lieu qui ne lui était pas familier. Qu’en était-il de son emplacement habituel ?

Parce qu’il existent, autant les évacuer de suite : je vais commencer par les défauts du salon.

Points négatifs de cette édition

L’espace trop petit

Le plus gros point noir du salon de mon point de vue : celui-ci m’a semblé plus réduit qu’au Paris Event Center, une seule aile de l’Espace Champerret étant exploitée comme pour le Paris Comics  Expo. Il est vrai cependant que lors de l’édition 5.1, certains stands, les arènes et la majorité des points alimentaires étaient dehors, ce qui n’était pas l’idéal pour eux vu le temps plutôt froid qu’il faisait mais libérait de la place au sein du hangar. Ici, tout le monde, à part le stand de hot-dog, étaient bien au chaud, mais les allées plutôt étroites rendaient assez vite la circulation difficile. L’avantage est que j’avais fait la Comic Con la semaine dernière et que ça restait quand même plus agréable, les gens ne se bousculant pas trop et évitant de rester au milieu du passage sans raison.

Le salon fonctionnant surtout avec des bénévoles et les cotisations des stands, sans gros sponsors, son budget ne lui permet sans doute pas d’avoir plus grand.

Ce défaut en entraîne un autre : pour les personnes venues uniquement pour les boutiques, le tour du salon se faisait très (trop ?) rapidement.

La sonorisation

Tout ce petit monde dans un espace restreint fait qu’il règne un brouhaha permanent, pas forcément fort mais pouvant être dérangeant pour la compréhension des conférences ou Questions/Réponses de la Petite ou la Grande Scène, ces espaces n’étant pas fermés. Le problème ne s’est pas trop posé pour les conférences de la Petite Scène auxquelles j’ai assisté mais a été un véritable souci pour les Questions-Réponses de Chris Rankin du samedi où on entendait mal les questions et les réponses de l’acteur. Certains cosplayeurs ayant choisi de faire leur prestation au micro ont rencontré le même problème.

Chris Rankin (Percy Weasley)

La restauration

Contrairement à l’édition 5.1, le choix était beaucoup plus restreint et, d’après les échos que j’en ai eu, moins qualitatif pour tout ce qui était déjeuner.

Stands isolés

Je pense ici au stands près de la sortie, qui m’ont semblé nettement moins fréquentés que les autres des allées.

Stands près de la sortie

Points positifs de cette édition

Le prix toujours petit

Le salon était gratuit pour les personnes déguisées, ce qui incitait d’ailleurs les personnes à venir costumées ou en tenue médiévale et donnait vraiment la touche « Magie et Merveille » de ce salon qui en portait le nom. Les entrées de soutien étaient quant à elles peu excessives, puisqu’il ne fallait débourser que 8 euros pour le samedi ou le dimanche

Même au sein des stands, les prix restaient corrects. Cerise sur le gâteau : le fait de proposer l’affiche en grand format , encore une fois illustrée avec brio par Mathieu Coudray, à seulement 2 euros. De quoi ramener un joli souvenir à accrocher.

La variété des stands

Au niveau des stands, on retrouvait peu ou prou les mêmes que lors de l’édition 5.1, généralement centrés sur l’univers fantastique ou médiéval ou, dans le cas de ceux d’Ohayo Paris, des mangas ou animés. La plupart des stands étaient constitués d’artistes ou d’artisans proposant des créations ou des articles pas forcément communs : bijoux, miniatures, objets de décorations,  habits,  boissons,  pâtisseries, matériaux professionnels pour cosplay, tee-shirts personnalisés, dessins à la demande… On retrouvait aussi de nombreux éditeurs indépendants venus proposer leurs écrits. Il n’y avait au final que quelques stands revendeurs : articles sur les fées ou les dragons plus communs, stand de boutique type « L’Armoire Geek », ou le stand de posters plastifiés qui reste à mes yeux le plus gênant, ceux-ci ne semblant pas du tout officiels.

Mes coups de cœur :

  • La Taverne Maudite et ses bières et boissons à l’hydromel
  • Asteria Karavan, encore magnifique
  • L’Encre de Cthulhu et ses adorables Cthulhu en peluche
  • Resine Miniature pour la finesse de ses miniatures pour jeux de rôle
  • Akiko’s World pour ces adorables bijoux et marque-pages personnalisés
L’Encre de Cthulhu
Mon stand de boissons préférés

 

Variété des animations

Au niveau de l’arène, on pouvait encore une fois s’initier au Quidditch, aux combats de cannes ou sabre-laser et à l’escrime ancienne pour ne citer qu’eux.  La Petite Scène était plus ou moins réservée aux conférences, tandis que la Grande Scène accueillait de son côté les Questions-Réponses avec Chris Rankin, les spectacles des sorc… hypnotiseurs Hypno Eleven, les défilés dont les concours de cosplay, les concerts des Geek Singer ou les plus grosses conférences comme celle de Noob.

Petite Scène
Grande Scène
Initiation à l’escrime ancienne par Montjoie

A cela doivent être ajoutés les stands de jeu du Salon des Jeux qui permettaient de tester de nombreux jeux de société et celui de rétrogaming, ainsi que tous les auteurs ou dessinateurs en dédicace.

Thibault Colon de Franciosi (illustrateur)

Il était par conséquent assez facile de remplir sa journée au sein du salon, voire celles-ci n’étaient pas assez longues (il aurait fallu un retourneur de temps pour pouvoir profiter de toutes les activités).

 

La présence de Chris Rankin

Grâce à l’Armoire Geek, ce festival se parait d’un invité d’honneur de choix : Chris Rankin alias Percy Weasley dans la saga Harry Potter. Entre les séances de Question-Réponse et la possibilité d’obtenir son autographe et/ou une photo avec lui pour une quinzaine d’euros par prestation, il était vraiment accessible. Concernant les prestations payantes, j’ai accompagné le samedi un ami qui faisait les deux et l’organisation était correcte.

Chris Rankin (Percy Weasley)

Les cosplays souvent magnifiques

Mes coups de cœur étaient les 2 mascottes création personnelles, le Nain de Naheulbeuk et le Deadpool steampunk aux détails de cosplay très poussés mais des images valent mieux qu’on long discours : je vous invite à aller voir la galerie dédiée plus bas.

Mascottes originales (et vraiment chou)
Cosplay très impressionnant car il contient de nombreux détails (Hello Kitty et My Little Pony sur les épaulettes, inscriptions sur l’arme…)

L’intégration réussie des 2 autres salons

Plus qu’une nouveauté, je parlerai plutôt d’une intégration officielle. L’édition 5.1 en avait déjà fait une ébauche, mêlant des espaces pour les jeux de rôle et des boutiques de particuliers plus axées sur le manga et l’univers japonais. Ici, chacun a ses allées consacrées, mais sans que cela choque parmi le reste du salon.

L’ambiance

Malgré le manque de place, la plupart des gens restaient souriants, entamaient une discussion avec leurs voisins ou patientaient dans les allées. Les artistes comme Mathieu Coudray sont accessibles, on peut discuter avec eux, voire les féliciter pour leur travail. Lors d’une entracte, l’équipe a remercié sur scène un des organisateurs en lui offrant un cadeau surprise, un moment émouvant. A l’issue de la prestation d’une cosplayeuse, nous avons même eu le droit à une demande en mariage sur scène lors du concours cosplay Harry Potter ! Un des très agréables et jolis moments que l’on pouvait vivre au sein du festival.

Moment émotion : toute l’équipe du salon a offert un cadeau à Nat pour le remercier du temps qu’il consacre à la mise en place du salon.
Une émouvante demande en mariage sur la scène. <3

Bilan

Me concernant, je suis très contente d’avoir participé à cette édition où j’ai passé de très bons moments. Bon, je n’ai toujours pas participé à un spectacle d’Hypno Eleven en tant que « victime » et je n’ai pas goûté les pains fourrés au chocolat du stand « Flaveur des Sens » qui sentaient si bons. Oui, il y a eu parfois quelques petits soucis techniques, mais ça prêtait à sourire plutôt qu’autre chose. J’ai vu des amis, passé un bon moment avec les artistes voire d’autres visiteurs et encore une fois apprécié cette ambiance particulière de convention que j’aime tant, ici mâtinée de fantastique un peu partout. J’ai d’ailleurs bien fait d’en profiter car l’édition de 2018 est encore incertaine. L’équipe souhaitant se réserver pour « frapper un grand coup » pour l’édition 2019, le format de l’édition 2018 pourrait être allégé, voire modifié.

GALERIES PHOTOS

En cas de souci avec une photo, n’hésitez pas à nous contacter et nous ferons le nécessaire

Animations, artistes et conférences

Boutiques

Cosplays et costumes (dont concours)

[IRL] Comic Con, 3ème édition

Après une première édition décevante et une deuxième édition couverte par un ami, la 3ème édition de ce Comic Con Paris était pour moi celle décisive : couvrirons-nous à nouveau ce festival ou non ?

Je m’y suis rendue le dimanche 29 octobre 2017, jour de la masterclass sur Le Mystère Picsou, documentaire sur lequel j’ai déjà écrit un billet sur ce blog.

Ma journée au Comic Con

(Pour les plus pressés, vous pouvez aller directement à la partie « Bilan » 😉 )

8h45 : Arrivée dans la file d’attente pour une ouverture à 9h30. Une personne à côté de moi me raconte qu’elle a pu entrer le vendredi sans problème avec 2 pistolets factices dont elle avait colorié le bout  mais pas le samedi avec une épée factice en mousse (la sécurité y a mis un fil rouge après vérification). Elle me raconte aussi qu’elle avait payé pour avoir l’autographe d’un acteur et que le lendemain, celui-ci avait allongé ses horaires de signature et la faisait gratuitement. Il a été dédommagé, mais on voit qu’il y a encore quelques problèmes d’organisation.

9h30 : Ouverture des portes. Des gens se précipitent, sans doute pour être sûrs d’avoir un ticket pour la signature des 3 jeunes acteurs de Stranger Things qui ont été confirmé il y a quelques jours. Je rentre tranquillement et profite que le salon soit encore bien vide pour prendre quelques photos des stands. Malheureusement, je ne peux en profiter car je souhaite aller dans la file d’attente pour la masterclass. En discutant avec mes voisins, j’apprends qu’ils ont fait plus de 3h00 de file d’attente pour avoir une signature de Don Rosa et pouvoir discuter un peu avec lui. Je repense à mes moins de 2 heures en Allemagne et Flandres et soupire de soulagement intérieurement. Je me dis, et ce ne sera pas la dernière fois de la journée, que je commence à être vraiment trop vieille pour ces c*****.

10h15 à 11h15 : Bonne Masterclass, animée et traduite par Fred Benudis. Les invités étaient Don Rosa, M. Gicquel et L. Gidrol (producteurs) et F. Henriksen (réalisateur). Pas trop de couac (ha ha) dans la traduction, à part sur des titres spécifiques de bandes dessinées pas évidents à traduire.

F.Henriksen, L.Gidrol, M. Gicquel, Don Rosa, F.Benudis

11h15 : Le salon s’est malheureusement bien rempli en 1h45. Je me fraye un chemin jusqu’au stand Funko pour acheter la Funko Pop de Picsou exclusive salon puis fais un tour. Les stands sont pour la plupart dans la thématique : peluches, vêtements et posters (pas forcément officiels), produits dérivés, jeux dont jeux vidéos (un stand), jeux rétro jouables, créations artistiques. Le salon a gagné en place par rapport à la première édition, l’espace jeux de société jouables ayant disparu et les mezzanines servant à présent pour l’Artist Alley, les associations et les revendeurs de comics anciens. L’Artist Alley  est d’ailleurs un point fort du festival avec des artistes talentueux et fort sympathiques : j’ai passé un très bon moment avec l’artiste freelance Kevin E. Meinert qui venait tout droit d’Amérique (lien vers sa page Facebook pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus) !

Kevin E. Meinert

Malheureusement, pas de lithographie de Don Rosa pour moi : celles-ci sont de préférence réservées aux personnes venant pour la dédicace. Je comprends et, ayant déjà deux lithographies signées de l’artiste, je passe mon tour mais je suis quand même un peu déçue.

Malgré ça, il n’est pas midi, ce n’est pas le jour le plus chargé, mais il est déjà difficile d’accéder aux stands ou d’avancer. Je n’ai même pas essayé d’aller sur les stands les plus populaires, la file d’attente me semblant trop longue par rapport à leur intérêt.

12h00 : la file d’attente pour la séance de 30 minutes avec les acteurs de Stranger Things de 13h00 est déjà bien remplie ! Après un déjeuner sur le pouce, suite de visite du salon autant que possible puis après avoir trouvé enfin la salle Workshop, petite attente pour une conférence sur les jouets.

13h00-14h00 : Conférence « Les jouets et la pop culture ! La Pop culture et les jouets ! » avec R. Cheval et S. Faucourt et animée par Enlil Albanna de Skript (partenaire du salon). Conférence que j’ai trouvé pour ma part intéressante de par les nombreuses anecdotes sur la commercialisation des jouets Star Wars et ceux des autres séries qui ont suivi ensuite. Une bonne surprise pour moi de découvrir que R. Cheval est le Youtuber de la chaine ArkeoToys que j’aime beaucoup : j’ai pu le remercier pour son travail et même avoir une photo avec lui. Point noir : des personnes quittent la conférence en cours de route, d’autres passent leur temps sur leur portable, d’autres mangent… J’ai malheureusement l’impression que les animateurs n’étaient pas loin de la vérité en disant que les gens qui étaient là n’avaient juste pas pu rentrer au panel Stranger Things…

R.Cheval (ArkeoToys), E. Albanna (Skript) et S. Faucourt

14h00-15h30 : dernier tour du salon dont l’extérieur qui contient une mini-expo Lego, un escape game et les stands de nourriture. Dédicace du livre « Le Livre des Prénoms Geek et Pop » par l’auteur Nicolas Bonnefoy et le dessinateur Andry Rajoelina au stand Hachette Heroes, auquel j’ai le plaisir de retrouver les vendeurs de ma boutique de comics Central Comics venus aider. Très bon moment à ce stand, les gens (artistes, vendeurs) étant tous vraiment agréables.

Nicolas Bonnefoy et Andry Rajoelina

Bilan

Les différents points dont je ne peux juger parce que non testés

  • Accès aux dédicaces ou aux photos des stars séries du Comic Con
  • Accès aux panels des stars séries du Comic Con
  • Qualité des animations Netflix, Canal +, etc
  • Organisation et conférences dans la salle principale
  • Stands de nourriture (rapport qualité-prix)

Les points positifs

  • Meilleure organisation pour les conférences auxquelles j’ai pu assister.
  • Meilleure répartition des espaces dédiés aux photos, aux autographes et à l’Artist Alley grâce à l’ouverture totale des mezzanines.
  • De belles rencontres avec les artistes ou les participants du salon.
  • Variété des stands : habits, peluches, produits dérivés, livres, créations, jeux de société (voir galerie photo).
  • Exclusivité salons sur certains stands : Funko Pop, Panini Comics.
  • Quelques jolis cosplays travaillés.
  • Moins de stands qui ne semblaient pas avoir leur place par rapport à la première édition, ajout des revendeurs de Comics qui étaient cruellement manquants dans la première édition.
  • Un espace détente avec des sièges permettant de s’asseoir ailleurs que par terre dans un coin reculé.

Les points négatifs

  • Salon encore bondé alors que c’était le dimanche, c’est-à-dire pas le jour principal. Difficultés énormes à circuler dans les allées ou sur les côtés.
  • Peu de cosplays vraiment travaillés le dimanche.
  • Des incongruités dans l’organisation : la Cosplay Zone reléguée à l’extérieur à côté des espaces alimentaires et qui avait donc peu de monde pour ses présentations, une mini-exposition Lego derrière 2 barrières ce qui fait que l’on ne voyait rien.
  • Des vedettes de salon difficilement accessibles que ce soit pour les panels ou les signatures non-payantes (beaucoup d’attente).
  • Des stands vedettes avec beaucoup trop d’attente : le stand du film « Happy Birthdead », la photo Netflix « Stranger Things » avec les vélos, les stands de Canal + ou Syfy lors des concours, le stand Yoo Moov Stations avec du VR Quest…
  • Non, un stand de fruits séchés n’est PAS indispensable dans un salon geek ! Sans blague, vous avez un partenariat avec eux ou quoi ?!

En quelques mots

Je suis partagée. Au final, je n’ai pas fait les activités reines du salon ni vu aucun acteur-rice de série mis en avant sur le site. J’ai passé un bon moment et il y a clairement du mieux par rapport à l’édition de 2015. Je suis contente de ma journée, mais je n’ai pas trouvé tant de stands qui attiraient mon intérêt et il y a toujours ce problème de trop de monde pour pas assez de stand. S’il y a une 4ème édition, j’hésiterai encore, même si un peu moins, surtout que le billet reste quand même élevé (22€ pour la journée du dimanche).

GALERIE

(Nous contacter en cas de question ou de problème avec une photo)

 

 

[TEST] Super Mario Bros MEGADRIVE/Genesis

IMGP4099Oui, vous avez bien lui dans le titre, il s’agit bien de Mario, le héros de Big N et sur une console SEGA. Bien évidemment il s’agit d’un homebrew unlicensed : un développement non autorisé, non approuvé et non officiel. D’habitude les homebrews ne terminent pas sur cartouche, et encore moins avec un tel niveau de finition, franchement l’objet est magnifique, et on pourrait le prendre pour un original. Il n’y a que la forme des attaches de la cartouche à l’intérieur du boitier que je n’avais jamais vue. Je n’ai pas vraiment l’histoire de cette cartouche, ce que je sais c’est que quand je l’ai vue dans les rayons d’une boutique de rétro gaming il était hors de question que je la laisse là … Un truc tellement What-The-Fuckesque se devait d’arriver dans ma collection Megadrive !

Bon et sinon ça donne quoi ?

Bah c’est injouable, immonde et complètement pété ! J’ai mis la cartouche dans ma Megadrive, et il y avait bien le Super Mario Bros de la NES dedans, un bête portage. Par contre impossible à jouer en l’état sur la console d’origine, il y a un décalage de tous les sprites par rapport à ceux du décor, du coup Mario se retrouve sous le sol et il est très dur de jouer …

Je voulais vous faire voir le truc en images et du coup j’ai sorti ma retrode (un bidule usb magique qui permet de jouer sur émulateur avec les vraies cartouches et manettes pour Megadrive et SNES, si vous voulez en savoir plus c’est ici !) … Le gros problème c’est que sur un émulateur tout se passe bien, comme vous pourrez le voir sur la vidéo ci-dessous. Même pire j’ai envie de dire après avoir joué sur un émulateur le jeu est un TRES BON portage … Par contre l’intérêt de l’avoir sur une cartouche est complètement nul, vu qu’il est injouable sur console. Après si vous voulez tester je vous laisse avec votre ami google …

Un truc que j’adore par contre c’est la musique, le thème si bien connu de Super Mario rend super bien avec le chipset sonore de la Megadrive, mais ce n’est que mon avis … J’adore le son de la Genny, et comme dirait 2080 :

I wanna play eternally with your metallic melody It’s a love story between my Genesis and me

Bonus : My Megadrive by 2080

[DIY] K7 VHS LED

P1030559J’ai vu ça sur le fil facebook d’un ami et je me suis dit « mais putain c’est génial j’en veux : SHUT UP AND TAKE MY MONEY » … et comme je bricole un peu depuis à peu près un an je me suis dit et si je le faisais moi-même ??? Bah banco, une petite commande sur Amazon et un peu de temps (1h environ) j’ai fait ma propre version … Essayez s’il vous plait de prendre des K7 vierges, ou alors des trucs que vous avez enregistrés vous-même, les K7 du commerce, aussi pourries soient-elles à vos yeux sont des supports d’oeuvre d’arts et peut-être qu’un collectionneur cherche celle que vous pensez éventrer. Vous qui êtes lecteur de ce blog, pensez à la rétro pétanque et à ces rednecks qui vous ont fait hurler en train d’éventrer de vieilles consoles … Bref K7 vierges hein svp 😉
Comptez moins de 20 euros de matériel, voici les choix que j’ai faits :

K7 vierges * 2 : 7.99 €
https://www.amazon.fr/gp/product/B01MT8OG0S/ref=oh_aui_detailpage_o01_s00?ie=UTF8&psc=1

Ruban LED : 8.89 €
https://www.amazon.fr/gp/product/B01LZW8Q8N/ref=oh_aui_detailpage_o07_s00?ie=UTF8&psc=1

Comme je suis partageur, vous trouverez sur mon compte INSTRUCTABLE un tuto complet de comment j’ai fait :

https://www.instructables.com/id/VHS-Led-Lamp/

[TEST] LANDSCAPEPRO 2

43fd3653-bcdd-42f1-acd8-a035224fe76c-300x59ANTHROPICS sort la 2ème version de Landscape pro. La première version était pas mal mais il fallait passer beaucoup de temps pour avoir un résultat « qui fasse vrai ».

003La version 2 nous fournit tous les outils pour affiner les détections faites par l’outil. La smart brush ou les « tree/object in sky » vont vous faire gagner du temps et de la précision. Après, comme pour la version 1 du produit, vous pourrez jouer sur la force des différents presets ou affiner avec vos propres réglages ( voir le test précédent ici ).

On peut facilement obtenir un résultat sur n’importe quelle photo qui rentre dans le moule « ciel / décor / eau / herbe ». Par contre, dès que l’on souhaite travailler sur des photos plus complexes (comme mon exemple de la tour Eiffel plus bas), il faudra passer un peu plus de temps avec les outils de zones. On peut complètement changer une photo en moins de 10/15 minutes : si on veut un résultat « naturel », il faudra passer une petite heure sur la photo mais le résultat avant/après est souvent bluffant. Tout dépend de ce que vous voulez faire. De mon expérience, le plus dur sera de changer une photo plein jour été en photo de nuit : le résultat fait encore un peu artificiel. Après je pense qu’en passant plus de temps dessus je pourrai faire mieux.

J’ai pris une photo de Lyon un jour de pluie et j’ai essayé d’enlever cette impression de temps triste et le résultat me semble assez sympathique.

Voici quelques exemples que j’ai fait et les conditions des photos d’origine :

1 – Prague : été ensoleillé

La photo d’origine

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La photo retouchée en mode ciel nocturne : elle parait crédible à mes yeux de néophyte et je la trouve assez sympathique. Pour obtenir ce résultat j’ai passé moins de 10 minutes et juste appliqué quelques réglages de base !
Voici à quoi ressemble l’éditeur :

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Un autre test avec d’autres réglages : celle-là, je la trouve juste superbe ^^ mais on sait bien que la beauté c’est subjectif 😉

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2 – Paris : la tour Eiffel, été ensoleillé

Là, j’ai du passer un peu plus de temps sur les réglages de zones et j’ai découvert les nouveaux outils de la version 2. Je pense que, sans ces améliorations, j’aurai jeté l’éponge. La structure en dentelle de la tour et des arbres serait vraiment trop compliquée à faire comprendre à l’outil si je n’avais pas eu les aides … (je vous recommande les tutoriels mis en ligne par l’éditeur !)

Photo originale : elle est déjà sympa en l’état actuel, mais je voulais voir si on pouvait l’améliorer. J’adore cette photo que j’ai prise il y a quelques années. Ce qui m’avait plu, c’est surtout cet angle particulier qui nous fait oublier la ville. Merci, les jardins du Trocadéro 😉

 

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Premier test : j’ai juste cherché à renforcer les couleurs (j’aime le vert bien vert, j’ai toujours aimé les appareils Olympus pour ça et je suis fan de Nintendo et des couleurs qui flashent !).

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Deuxième test : Encore assez léger, j’ai utilisé quelques corrections et recadrages, changé le ciel aussi, et retouché les arbres et l’éclairage. Les deux photos semblent encore très naturelles et c’est ce qui me plait avec cet outil.

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3ème test : Lyon, février, temps pourri !

Photo originale : alors là je trouvais la place sympa mais le temps que nous avions était vraiment très maussade. Du coup, la photo est assez triste, elle rend bien le temps que nous avions mais  je me suis dit que ce serait un bon test pour essayer de changer l’ambiance.

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J’ai donc pour but sur ce test de changer l’ambiance, j’ai changé les nuages, l’éclairage, les couleurs, le cadrage l’eau, un peu tout pour tenter de changer un peu toute la photo. Je trouve le résultat assez sympa et assez crédible : si on me montrait la photo, je ne me dirais pas tout de suite qu’elle a été retouchée, mais ,encore une fois, je ne suis pas un expert, juste un amateur.

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Pour résumer, si vous avez des photos que vous voulez retoucher pour les imprimer/afficher dans un cadre, ou les partager, mais qu’un truc vous gêne dans l’ambiance de la photo, ce logiciel vaut l’investissement ! Un amateur qui sait se servir d’un PC/Mac pourra sans problème obtenir un résultat rapide, et avec un peu de pratique vous arriverez facilement à obtenir des résultats naturels. En tant que PRO je pense que vous savez déjà faire ça mais ça peut faire gagner un temps fou (du moins j’imagine !), surtout que le soft s’intègre dans ADOBE photoshop / lightroom en tant que plugin (à partir de la version STUDIO seulement) … Landscape Pro 2 coûte 39.95 euros, la version Studio 69.95 euros, et la version Studio Max 139.95 euros. Pour les différences, si vous n’avez pas photoshop/lightroom et si vous travaillez sur du JPG (pas sur les RAW), la version Pro2 vous suffira largement …

INFOS complètes sur le soft ici : http://www.landscapepro.pics/editions/ 

Et je vous conseille leur tutoriels, dont voici un exemple ci-dessous :

LandscapePro 2 – Expand Tool Tutorial from Anthropics Technology Ltd. on Vimeo.

Learn to extend selections.

[IRL] Exposition « L’Art de DC – L’aube des Super Héros »

20170510_103234Depuis le 31 mars et jusqu’au 10 septembre 2017 a lieu au musée Art Ludique de Paris, lieu que j’apprécie beaucoup pour la qualité de ses expositions sur la culture Pop, l’exposition « L’Art de DC – L’Aube des Super Héros ». 

Exceptionnellement, les visiteurs avaient le droit de prendre des photos. Le flash étant cependant interdit,  les photos illustrant ce billet sont généralement floues: pour ceux ou celles ne pouvant visiter l’exposition,  je conseille la vidéo de vernissage publiée par le musée que vous trouverez sur leur page Facebook . Sinon, en règle général, je ne peux que vous inciter à vous rendre en personne sur les lieux afin de pouvoir vraiment admirer en détail les pièces présentées.

Sujet de l’exposition

Mon premier conseil : fiez-vous à l’affiche pour savoir sur quoi, ou plutôt sur qui, va se concentrer l’exposition. Si le titre parle de « l’Art de DC », l’exposition se concentre à 40% sur l’univers de Batman, 30% sur celui de Superman et 30% sur ceux de Wonder Woman, Suicide Squad ou la Justice League.

Contenu de l’exposition

Chaque section comporte de nombreux entretiens de dessinateurs, réalisateurs ou costumiers.

La section Superman traite des comics, du premier dessin animé des années 40 et des films, dont tous les personnages secondaires dont Supergirl. Elle contient les costumes de 1978, 2006, 2013 et 2016. Cela permet de voir l’évolution dans les matières utilisées et les design de ceux-ci.

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La section Batman est la plus impressionnante : elle concerne la série des années 60, tous les films depuis le premier de Tim Burton, la série animée des années 90 et bien entendu, là encore, les comics, avec énormément de costumes d’époque et maquettes. C’est la plus riche de toutes.

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La section Wonder Woman traite de la série d’époque, de Batman Vs Superman mais surtout  du film à venir de 2017. Elle comporte les costumes de la série d’époque et celui du film, les travaux préparatoires et là encore les comics d’origine.

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La section Suicide Squad est un peu décevante : assez petite, elle se concentre surtout sur Harley Quinn avec des dessins préparatoires du film, le costume d’Harley et des couvertures du comics du même nom plutôt récentes.

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De la même façon, la partie Justice League qui prépare surtout le film de 2017, est composée de quelques originaux de chacun des personnages dont beaucoup de travaux d’Alex Ross et quelques peintures numériques, le tout sans réelle délimitation entre les personnages en question.

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L’exposition a donc choisi volontairement de laisser de côté certaines œuvres liées aux univers, principalement liées à la télévision : la série Smallville et Les Nouvelles Aventures de Superman, les différentes séries existantes Flash ou la plus récente Green Arrow, le dessin animé Justice League of America ou encore le plus méconnu Super Friends.

Mise en scène

Comme souvent avec les expositions du musée Art Ludique, les œuvres sont mises en valeur et les sections bien délimitées par une décoration différente des murs : bleu pour Superman, noir avec logo jaune pour Batman, vert fluo pour Suicide Squad, pour ne citer que ceux dont je me souviens.

L’ambiance musicale est constituée par les thèmes principaux des films pour Batman et  Superman et adapté en fonction du film présenté dans la salle. Malheureusement, dans le cas de Wonder Woman, c’est le générique de la série télévisée qui était diffusé, la salle étant concentrée sur la série télévisée. Je dis malheureusement, car le contenu de la salle était assez dense, avec en plus des costumes, des travaux préparatoires et des dessins d’époque, plusieurs entretiens avec le réalisateur et la costumière sur le film de 2017. Or, le générique est plutôt court et tournait donc en boucle, ça pouvait être un peu agaçant.

Bilan

Etant personnellement très intéressée par le personnage de Batman (Team Batman !) et ayant, comme beaucoup de personnes de mon époque, été bercée par l’excellent dessin animée des années 90, j’ai beaucoup apprécié cette exposition que j’ai trouvé complète. J’ai particulièrement adoré pouvoir voir de près les costumes du film Batman Forever ou Batman Le Défi. Comme à chaque fois, il est aussi subjuguant de pouvoir admirer des dessins originaux, la plupart datant des années 40 et présentant les collages d’époque pour les couvertures.

Cependant, on peut être déçu si on pensait y voir un peu plus de Flash, Green Arrow, Aquaman ou Suicide Squad. Sans être inintéressant, ceux-ci auraient mérité d’être mieux mis en valeur.

[IRL] Salon Fantastique édition 5.1

IMG_1649Lorsqu’une copine m’a invité à son mariage, j’ai râlé : avait-elle vraiment besoin de se marier le même week-end que le Comics Book Day et le Salon Fantastique 5.1 que je souhaitais tester ? 1ère surprise en allant me renseigner sur les dates : profitant du long week-end du 8 mai, le festival se terminait le lundi, ce qui me permettait d’en profiter quand même sans m’épuiser (c’est que je n’ai plus l’âge pour ces c***** , moi !). 2ème surprise : le billet était gratuit pour ce jour-là ! Décidément, ce petit festival commençait pour moi sous les meilleurs auspices.

Un peu d’histoire

Le festival, qui en est à sa 5ème année d’existence, a lieu le plus généralement à l’espace Champerret. Comme expliqué sur leur site (je rends à César ce qui appartient à César), il est «  organisé par FICHIT SAS. Les organisateurs sont tous des bénévoles passionnés par les cultures de l’Imaginaire. Ils ne sont pas rémunérés. M. Guillaume Besançon est le commissaire du Salon Fantastique. ». Ce dernier est d’ailleurs très présent sur le salon, discutant souvent avec les animateurs ou les exposants.

Il est peu excessif : 10sur place et gratuit en précommande ou pour les gens costumés.

Localisation

Cette édition avait lieu au Paris Event Center, situé Porte de La Villette. Le quartier a été assez critiqué sur la page de l’événement : des personnes visiblement non habituées à se promener costumées parmi les gens « normaux » n’ont pas apprécié de se faire apostropher ou regarder bizarrement. Concernant cela, j’ai le souvenir d’un retour déguisée en Misa de Death Note dans ma banlieue Nord-Est qui n’était pas mieux : ça fait partie des aléas des cosplays et il faut assumer. Personnellement, étant venue sans autre excentricité qu’un tee-shirt Naheulbeuk, je n’ai pas ressenti ce problèmes, d’autant plus que le lieu du festival était vraiment proche du métro.

Le festival était séparé en deux parties : une extérieure comprenant une dizaine de stands, les food-trucks et les activités et une intérieure comprenant la scène pour les présentations et une trentaine d’exposants. Le lieu était largement assez grand pour le nombre d’exposants. Point négatif : ceux en extérieur n’ont pas été gâtés par le temps qui était au mieux froid, au pire pluvieux, et qui incitait à se réfugier à l’intérieur. Quant aux stands, ils ont été placés (volontairement) de façon un peu labyrinthique. C’était parfois frustrant de se retrouver dans un cul-de-sac quand on cherchait juste à atteindre la scène, d’autant plus dans une surface aussi petite.

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Côté positif, il y avait de la place pour circuler dans les allées, du moins le lundi qui était plus calme que les 2 autres jours.

Animations et services

Même si je n’ai pas eu l’occasion d’y participer, les activités semblaient vraiment intéressantes : initiation au combat de sabre laser, de canne ou à l’escrime ludique, démonstration de danse.

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Sur la scène intérieure avaient lieu mini-concerts, projections, spectacles ou conférences. J’ai assisté à :

  • un spectacle de contes dont vous êtes le héros (organisé par l’agence TG) , bourré d’humour et que j’ai beaucoup apprécié,
  • un concert des Geek Singers,
  • un spectacle d’hypnose collective assez impressionnant par Hypno Eleven,
  • une conférence sur Tolkien et les Monstres par Léo Carruthers , qui était trop professoral,
  • une conférence sur des dossiers inexpliqués par Joslan F.Keller, brève mais intéressante,
  • la finale de concours de costumes avec des travaux sublimes et tout particulièrement le Loup de 3 mètres de haut, impressionnant dans le costume comme dans le jeu tout au long de la cérémonie, qui m’a vraiment subjugué comme beaucoup d’autres visiteurs du salon. Elle était animée par Marcellus et Rémy de la radio Nolife (aussi chargés de l’animation entre chaque événement de la scène principale), vraiment bons dans leur job, et Guillaume Besançon, le commissaire de l’exposition, en personne.

Les activités sont donc nombreuses et font que l’on peut facilement être occupé toute la journée. Des petits problèmes de planning ont par contre provoqué des changements de scènes ou des décalages dans les horaires annoncés.

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Côté restauration, les Food trucks proposaient hamburger, wraps ou nourriture asiatique, aux prix habituels pour un salon. Le Wrap et les frites que j’ai pris étaient très bonnes. En complément de ces stands se tenaient plusieurs stands de nourriture et/ou de boisson à l’intérieur (mention spéciale à La Taverne Maudite pour sa décoration et son choix de boissons). Point négatif : il était difficile de trouver des poubelles pour jeter les déchets.

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Exposants

Encore un point fort de mon point de vue ! Un nombre certes très réduit par rapport au grands festivals auxquels on peut avoir l’habitude, mais une sacrée qualité. Sur tous ceux présents, 70% étaient des éditeurs indépendants, des artisans (joailliers, ébénistes, distillateurs) ou des artistes, qui vendaient leurs créations à prix corrects. Bon, nous n’échappions pas au stand de poster plastifiés sans doute pas très officiels ou de bonbons mais, hé, il n’y avait pas de stands de fruits séchés ! Bref, on était vraiment sur des passionnés plus que des commerciaux et c’était vraiment agréable de se promener ainsi dans un salon avec encore une âme.

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Bilan général

N’ayant pas connu d’autres éditions, je ne peux pas faire de parallèle et donc dire que c’était mieux avant, comme j’ai pu le voir passer dans les critiques. Me concernant, j’ai vraiment apprécié ce salon et ce qu’il proposait et j’irai sans hésiter à l’édition 5.2 qui aura lieu du 3 au 5 novembre.

[LECTURE] Coup de coeur comics: « Locke & Key »

Lorsque j’ai lu Harry Potter plus jeune, j’ai eu ce que j’ai nommé le syndrome du même nom : « Un dernier chapitre. Allez, celui-ci était petit, encore un autre. Ah non, y a trop de suspense, encore un autre ». Et finalement, je ne le lâchai qu’avec réticence. Lorsque mon vendeur de comics m’a conseillé le premier tome Deluxe de l’édition Locke & Key , il m’a prévenu que je le dévorerai et qu’à peine fini, je reviendrai acheter les 2 derniers tomes. Je ne l’ai pas cru. Pauvre insensée que j’étais…

Je n’avais plus eu le syndrome Harry Potter aussi fort depuis longtemps. En moins de 4 jours, j’ai enchainé les tomes de Locke & Key, scotchée à mon siège.

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Alors, qu’est-ce que Locke & Key ? Scénarisée par Joe Hill, le fils de Stephen King, et dessinée par Gabriel Rodriguez, cette série de comic-book a été publiée de 2008 à 2014. Elle a été éditée en France en 6 tomes séparés puis 3 tomes Master Edition aux éditions Milady Graphics. Elle a plusieurs fois gagné le prix Eisner, dont celui de Meilleur dessinateur et celui de Meilleur Scénariste.

L’histoire se déroule à Lovecraft où, suite au meurtre de leur père, les trois enfants Locke (Tyler, Kinsey et Bode) et leur mère Nina emménagent dans la demeure ancestrale de la famille, Keyhouse. Ils s’aperçoivent bientôt que cette maison renferme de nombreux secrets lorsqu’ils découvrent des clés magiques qui détiennent d’incroyables pouvoirs, comme celui de transformer une personne en fantôme ou d’effacer ses souvenirs. Cependant, ils ne sont pas les seuls à en connaitre l’existence et une créature démoniaque convoite elle-aussi les clés, dans un but nettement moins ludique.

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Vous l’aurez compris au nom-hommage de la ville et au résumé, le surnaturel va être légion. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que Joe Hill est le digne fils de son papa. On veut en savoir plus, comme les autres personnages, et on le découvre au fil de leurs (souvent périlleuses) aventures ou tragédies. On frissonne à plus d’une planche. Entre le danger encouru par les personnages, les créatures monstrueuses ou les ennemis entre-aperçus au détour d’une case, les nerfs du spectateur sont mis à rude épreuve. J’ai fait le lapsus « spectateur » lors du premier jet de ce billet et je le conserve dans cette mouture car c’est loin d’être anodin : le découpage des pages est fait de telle façon que l’on a l’impression de voir défiler sous nos yeux les plans d’un véritable film. Et en tant que spectateur/lecteur, nous voyons certaines choses qu’ignorent les personnages, ce qui augmente notre angoisse pour eux, et sommes dépendants de leur propre avancée pour en savoir plus sur la maison et ses mystérieuses clés.

Concernant le scénario , il ne fait pas bon être personnage secondaire voire principal. Nous sommes dans un comics d’horreur et les morts se comptent à la pelle, généralement violentes et mises en scène de façon réaliste. Le dessinateur n’épargne pas le lecteur et le scénariste n’épargne pas les personnages, quels que soient leur âge, leur sexe ou leur couleur de peau. Si vous avez des problèmes avec les blessures et le sang, faites attention avant d’ouvrir l’album. La violence psychologique est mise en scène de façon tout aussi saisissante. Le lecteur est vraiment ramené à sa condition d’impuissance et de voyeur, supportant la vue de ces morts dans le but de satisfaire sa curiosité concernant les clés et leur histoire. Il n’y a pas de faux pas dans ce scénario. Il tient en haleine et les rebondissements sont nombreux, souvent imprévisibles. A la fin de l’œuvre, tous les mystères sont résolus et toutes les zones d’ombre sont levées. On pourra reprocher une petite facilité scénaristique dans la conclusion, mais honnêtement, pas de quoi bouder son plaisir.

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Quant aux dessins et à la mise en page, que dire ! Loin de se cantonner à la même mise en page tout du long, Gabriel Rodriguez se permet au sein de certains chapitres, avec la complicité du scénariste, des exercices de style . Les personnages sont gigantesques ? Les cases feront une page chacune. Le chapitre porte sur un mois ? La majorité des jours seront représentés par une unique case avec un jeu sur les ellipses. Le chapitre confronte le point de vue de deux personnages ? Une page sera dans le style réaliste normal et l’autre dans le style Calvin et Hobbes, bande dessinée qu’adore le jeune protagoniste Bode, ce qui renforce d’autant plus l’atrocité de ce chapitre. Les dessins sont détaillés et magnifiques, je n’ose imaginer la somme de travail que les pleines pages, plutôt fréquentes, ont dû demander.

Bref, Locke & Key est mon coup de cœur ultime, encore plus que Providence d’Alan Moore et Jacen Burrows qui est déjà celui de 2016. Je ne peux que vous inciter très fortement à vous précipiter sur cette œuvre.

Je profite de ce billet pour encore remercier Olaf de Central Comics (voir article ici ) qui m’a conseillé le premier tome et a incité mes collègues à m’offrir les 2 tomes manquants pour mon pot de départ.

Pour plus d’informations, je vous invite à aller sur la page de l’éditeur ci-dessus : http://www.milady.fr/livres/view/locke-key–master-edition-volume-i–bienvenue-a-lovecraft-casse-tete

[BILLET] Microsoft Hololens

Hololens
Hololens

J’ai enfin pu tester le truc sur lequel je bave depuis la première présentation : les Hololens de Microsoft. La réalité Virtuelle ne m’a jamais vraiment branché ; le concept de s’immerger totalement même s’il est séduisant, me provoque des problèmes physiologiques : une grosse gerbe et des maux de crane. Je n’aime pas, en plus, me sentir enfermé, et même si certains jeux me semblent adaptés, je n’y ai pas trouvé mon intérêt. Par contre la réalité mixte, ou augmentée, me semblait être une expérience vraiment sympa. J’en ai eu confirmation en testant Hololens. Pour le moment ce n’est qu’un devkit et, sorti des démos techniques de la bête, il n’y a pas grand chose. Mais cela laisse présumer d’un futur « réaliste » de la technologie. Si je vois la VR comme un effet de mode, surtout dans le jeu vidéo, la réalité augmentée me semble avoir un avenir, au moins à un niveau professionnel. De nombreuses corporations (architectes, designers, créateurs 3D …) qui travaillent avec des objets virtuels avant de passer sur des versions physiques, peuvent y avoir un intérêt.

J’ai pu assister à une démo de notre système solaire, me promener dedans, prendre une planète, la faire tourner, et surtout marcher autour, et le résultat est bluffant. En voyant quelqu’un utiliser l’engin, on a l’impression de se retrouver devant le film Iron man et on voit la personne interagir comme Tony STARK. Quand on enfile le casque on comprend toute la puissance du truc, car on voit enfin ce qui était matérialisé dans les airs …

L’équipement est ultra confortable, même pour un porteur de lunettes à grosse tête comme moi, le son est fantastique, il nous immerge complètement, c’est bluffant. L’autonomie de l’objet est totale : pas de fils, pas de matériel à rajouter si ce n’est une connexion internet. Trois heures d’autonomie énergétique semblent être un bon début. Ce n’est, je pense, qu’une première version, il a donc des défauts : le champs de vision est très réduit, on doit apprendre à bouger la tête plutôt que les yeux pour garder une cohérence. Après, le prix de ce devkit (DEVKIT : pas grand public) en fait un objet hors de portée, et de toutes façons le manque d’applis le réservent pour le moment aux développeurs. Pour développer justement, il suffit de savoir coder une universal app pour Windows 10 (Visual Studio et zou ^^ ). Bref, des apps compatibles PC, tablettes, Windows Phone vont tourner sans plus d’adaptation. Pour l’avenir je ne sais pas si Microsoft va insister. En tous cas je l’espère, car une version grand public me tente au plus haut point, ne serait-ce que pour jouer avec la création d’objets 3D, avant de les imprimer, et pourquoi pas ajouter du jeu à ça. Je ne pense pas que le jeu avec ce périphérique soit le principal attrait, cependant le vendre sous cet angle entraînerait forcément un prix plus accessible plutôt qu’en faire un outil professionnel …

Pour plus d’infos : https://www.microsoft.com/microsoft-hololens/fr-fr

[IRL] : La RetroGaming Play 2017

logo-rgp Ce week-end se tient à Meaux, pour ceux qui sont dans le coin, un événement auquel je ne peux que vous inviter à aller voir, que dis-je, vous inviter à Y PARTICIPER ! Avec des invités fantastiques, des jeux, des jeux, des jeux et de la bonne ambiance en perspective. Outre le fait que les copains de MO5.com seront de la partie ( ils en parlent ici ), vous pourrez assister à des concerts, participer à des ateliers, jouer et rejouer, découvrir et redécouvrir les jeux qui ont fait notre patrimoine de gamers 😉

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Le mot des organisateurs :

Cette manifestation, ouverte au public se déroulera sur un week-end, dans la salle des fêtes de Meaux (77). C’est à peine à 30 min de Paris que nous allons pouvoir proposer un espace d’expression pour les membres investis de la communauté (associations, éditeurs, créateurs) et ainsi faire découvrir sur place par le biais de stands dynamiques, d’expositions, de conférences et d’animations, le jeu vidéo rétro et alternatif.

Les visiteurs pourront découvrir ou retrouver des consoles et des ordinateurs d’époque avec leurs jeux les plus emblématiques en libre utilisation. Nous proposerons aussi des fiches explicatives et pédagogiques, des tournois respectant les différents styles du jeu vidéo, des animations sur scène (présentations, démonstrations, Quiz …), des conférences sur des thèmes choisis, des invités de marque, des Youtubeurs/Streamer et des expositions sur l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo.
C’est dans une ambiance conviviale et festive que nous pourrons expliquer la source, la teneur et l’intérêt de ce media populaire et intergénérationnel, de plus en plus présent dans les foyers actuels et ainsi mettre en relation leurs utilisateurs, qu’ils soient occasionnels ou passionnés.

Venez donc nous rejoindre les 18 et 19 février prochain pour partager avec nous un moment de passion, de souvenir, de découverte et de culture dans un espace adapté et accessible qu’est la salle des fêtes de la ville de Meaux.

L’équipe d’organisation RetroGamingPlay

Et quelques photos pour vous donner envie

Pour plus d’infos : http://rgplay.fr/