[SORTIE] à LYON – 9 & 10 Avril 2016 Japan Touch HARU et Geek Touch

unnamedSave the date !! La Japan Touch Haru revient les 9 et 10 avril 2016 accompagnée d’une nouvelle venue : la Geek Touch, événement dédié, comme son nom l’indique, à l’univers geek. Science & high tech, comics, bd, web-séries, youtubers, science-fiction, série TV, cinéma, mondes imaginaires ou encore jeux vidéos sont au programme de ce nouvel événement 100% pop culture !
Toutes deux créées par Asiexpo Events, la Japan Touch Haru et la Geek Touch s’installeront à Eurexpo Lyon pour deux jours à la gloire des Otaku ! Pour rappel, la Japan Touch Haru, version printanière de la Japan Touch, a rassemblé en avril dernier pas moins de 15 000 visiteurs.

[NEWS] A venir : Bravely second 3DS

unnamedBravely default est un des jeux qui m’a réconcilié avec les jeux récents. Un RPG old school mais novateur sur le gameplay, traditionnel et original, une petite merveille qui m’a fait enchainer les NEW GAME+, une direction artistique parfaite à mon goût, une musique qui se laisse écouter même une fois le jeu rangé, des combats prenants, une histoire simple mais pas débile, des personnages à qui on s’attache ou qu’on déteste, un concentré de bonheur vidéoludique pour moi. Le problème c’est que j’ai eu beau le retourner dans tous les sens plusieurs fois et passer plus de 300 heures dessus, maintenant il m’en faut plus et c’est donc avec impatience que j’attendais la suite. Je ne suis pas sûr qu’elle soit aussi prometteuse que le premier épisode (surtout au niveau de la musique, vu que ce ne sont pas les mêmes artistes), mais j’attends beaucoup de cette suite, déjà parce que je suis fan du système de jeu (BRAVE / DEFAULT) et que j’ai envie de découvrir les nouvelles classes de ce RPG … mais surtout parce que je vais avoir du nouveau contenu.

Pour ceux qui ont fait le premier et qui n’ont pas entendu parler de la suite : Le monde de Luxendarc est déchiré par les conflits entourant une religion : l’orthodoxie cristalline. Pour les uns, cette religion est nécessaire car elle protège la lumière des 4 cristaux qui maintiennent l’équilibre de Luxendarc. Pour les autres, notamment le duché d’Éternia, une principauté de Luxendarc, cette religion est signe d’obscurantisme et de refus de modernité. Récemment élue Papesse de l’orthodoxie cristalline, Agnès Oblige représente le renouveau de cette religion et incarne l’espoir d’un monde qui porte encore aujourd’hui les stigmates des conflits passés. En cette journée historique où Agnès Oblige s’apprête à signer un traité de paix avec Éternia, cette dernière est soudainement enlevée par le Kaiser Oblivion, un mystérieux homme masqué. Personne ne connaît ses sombres desseins, ni ceux d’Anne, la fée cristalline qui l’accompagne. Une chose est sûre, la disparition d’Agnès promet un sombre avenir à Luxendarc et son peuple…

« Brave and Default », le système de combat tactique innovant mis en place par Bravely Default, a été enrichi de nouvelles possibilités stratégiques. Les joueurs doivent trouver l’équilibre entre prise de risque et récompenses dans des combats au tour par tour : pendant les combats, vous avez le choix d’utiliser des actions Brave ou bien Default. Avec Brave, vous pouvez attaquer deux fois lors d’un même tour, mais vous ne pourrez pas attaquer le tour suivant. Si vous utilisez trois fois Brave, vous pourrez faire trois attaques supplémentaires lors de votre tour, mais vous ne pourrez pas attaquer lors de vos trois tours suivants. Avec Default, vous passez en mode défense et subissez moins de dégâts si vous êtes attaqué mais vous gagnez 1 PB (Point Brave) qui vous permettra de faire une attaque supplémentaire lors d’un prochain tour ! Gérez vos PB pour devenir intraitable ! Vous pouvez aussi maintenant vous faciliter le leveling en enregistrant vos combinaisons préférées de classes et d’équipements : passez d’une équipe défensive à une équipe offensive ou personnalisée en un clin d’oeil ! Pendant les combats, accélérez la vitesse des différentes actions pour aller plus vite !

Pour sortir vainqueurs des combats et venir à bout d’ennemis chaque fois plus puissants, les joueurs auront à leur disposition pas moins de 30 classes de personnages, dont 12 nouvelles classes, comme le Félinomancien, un guerrier pouvant apprendre les compétences des ennemis et communiquer avec les félins ou le Yôkai, un adepte du diabolisme pouvant invoquer les démons ! À mesure que les personnages acquièrent de l’expérience en participant à des combats, ils apprennent de nouveaux talents et compétences, vous offrant de nouvelles possibilités tactiques inédites.

À sa sortie le 26 février, le jeu sera proposé dans une édition Collector comprenant le CD de la bande originale du jeu, une mini figurine d’Agnès* ainsi qu’un artbook luxe de 250 pages. Le jeu sera également disponible seul ainsi qu’en version téléchargeable sur le Nintendo eShop.

En guise de prologue à l’aventure principale, une démo de pré-lancement mettant notamment en scène les Trois Cavaliers (Yew Généolgia, Janne Angard et Nikolaï Nikolanikov) permettra aux joueurs, en fonction de leur progression dans la démo, de débloquer des objets et de l’équipement qu’ils pourront ensuite transférer à la version complète du jeu en ! Cette démo sera disponible gratuitement sur le Nintendo eShop à partir du 11 février.

Avec son immense univers à explorer, son système de combat hautement tactique et sa multitude de contenus à découvrir, Bravely Second: End Layer s’apprête à donner le coup d’envoi à une grande année de titres RPG sur les consoles de la famille Nintendo 3DS ! Le jeu sera disponible en Europe à partir du 26 février prochain.

[IRL] Exposition« L’art dans le jeu vidéo – l’inspiration française – »

jeu2Près de Gare de Lyon à Paris,  sur les quais bordant la Seine, se tient le maintenant célèbre musée Art Ludique. Ouvert en novembre 2013, ce musée d’un nouveau genre a multiplié les succès : Pixar, les super-héros Marvel, les productions Ghibli et celles d’Aardman ont fait l’objet, parmi ses murs, d’expositions tout aussi réussies les unes que les autres. La dernière en date, « L’Art dans le jeu vidéo – l’inspiration française- », a commencé fin septembre et se tient jusqu’au 6 mars 2016. Est-elle aussi réussie que les autres ?

Cette exposition regroupe les travaux de plusieurs studios français : Ubisoft, Dontnod, Quantum Dream, Spiders ou Wakfu pour ne citer qu’eux. Les jeux représentés tout au long de l’exposition sont variés : les différents volets d’Assassin’s Creed, Rayman, les Lapins Crétins, Far Cry, Syberia ainsi que Heavy Rain, Remember Me, Wild, Beyond Two Souls, Wakfu

Elle est séparée en plusieurs parties :

  • « L’atelier d’artistes » qui réunit la plupart des croquis et aquarelles de préparation des jeux, ainsi que des entretiens allant en ce sens (dont un assez intéressant de Benoit Sokal)
  • « Dessiner les villes et les cités » qui regroupe principalement des aquarelles numériques de Heavy Rain, Remember Me et Assassin’s Creed, se concentrant sur la manière dont les villes sont traitées à la fois de manière réaliste et fantasmé dans le jeu vidéo (mention spéciale à celle de Néo Paris de Remember Me)
  • « Invitation au voyage », qui reprend surtout les aquarelles numériques des lieux tropicaux ou exotiques de ces jeux
  • « Réécrire l’Histoire », mettant en avant comment le jeu vidéo rend le joueur acteur de grands moments historiques. Cette section contient des aquarelles de Wild, The Technomancer mais surtout d’Assassin’s Creed.
  • « Imaginer de nouveaux héros et créatures » qui reprend en dessin les héros et créatures de jeux vidéo déjà présentés dans les sections précédentes
  • « Hommage au 7ème art » et les parallèles entre l’esthétique de certains jeux et les arts dits traditionnels
  • Enfin «  Magie, poésie, contes et fééries », qui reprend les designs des jeux les plus pastels dont Child of Light, Abrasa (le nouveau Ankama ) ou Seasons After All

Points Positif

Si elle traite de beaucoup de jeux déjà existants dont Beyond Two Souls, cette exposition regroupe aussi les croquis et les aquarelles de jeux pour le moment inédits dont la sortie est prévue pour 2016 : Syberia 3, Seasons after All,  Abrasa, Wild ou The Technomancer, pour ne citer que ceux-là. Cela donne l’impression au visiteur d’être privilégié.

Côté présentation vidéo, elle regroupe des entretiens d’artistes ainsi que des expériences intéressantes comme le sentiment différent que confère la pluie sur un même dessin en fonction de son intensité (Heavy Rain) ou un dispositif vidéo à 180° nous plongeant en échelle 1 dans le Paris de la Révolution Française, inédit à l’exposition (Assassin’s Creed). Personnellement, bien que vraiment sympathique à expérimenter,  ce dernier m’a rendu un peu malade donc attention si vous êtes sujet au mal du transport ou problèmes d’oreille interne de ce genre.

Concernant les oeuvres, ce sont surtout des croquis ou des aquarelles numériques, ainsi que quelques bustes. La plupart sont magnifiques. Le fait d’avoir des aquarelles permet de plus s’arrêter sur les détails que lors du processus de jeu.

Points négatif

Tout d’abord, il manque dans cette exposition un réel fil directeur : toutes les oeuvres sont mélangées et un jeu vidéo se retrouve dans différentes sections. Cela donne une impression de déjà-vu et perd un peu le visiteur.

Par ailleurs, contrairement aux précédentes expositions, celle-ci est difficilement accessible aux néophytes ou même aux personnes n’ayant que peu joué aux jeux vidéo de consoles de salon les plus récents.

Tout d’abord, les oeuvres ne sont pas présentées, ne serait-ce que brièvement. Un néophyte n’a donc pas de point de repère par rapport au thème général du jeu ou même de son style une fois finalisé. En cela, un écran sur lequel passeraient les bandes-annonces des différents jeux présentés afin que le visiteur puisse se faire une idée du produit final ne serait  pas du luxe. Après, le problème se pose vis-à-vis des enfants qui n’ont pas forcément l’âge requis par rapport au PEGI de celles-ci.

De même, dans les sections « Dessiner les villes et les cités », « Réécrire l’Histoire » ou « Hommage au 7ème Art », il manque des images des villes telles qu’elles étaient ou sont réellement ou les affiches de cinéma ou oeuvres d’art ayant inspirées certains lieux ou visuels. Il manque aux visiteurs, surtout le public le plus jeune, les clés pour vraiment saisir l’importance de l’art traditionnel dans la création de l’oeuvre. 

Des oeuvres marquantes comme « Life is Strange » sont sous-représentées, même si l’on peut penser que c’est pour conserver le mystère du scénario de celui-ci.

Enfin, concernant la logistique, certaines oeuvres et certains croquis étaient très bas, à hauteur d’enfant, obligeant le visiteur à se baisser pour pouvoir les regarder.

Bilan

Cette exposition n’est pas désagréable mais on en sort avec une impression d’inachevé. Certaines choses auraient pu être mises en place afin de permettre aux néophytes de l’apprécier, ce qui n’est pas le cas actuellement. On a du coup plus l’impression d’une succession d’aquarelles numériques et de croquis préparatoires sans réel fil conducteur. Il manque même la photo numérique gratuite en fin de parcours à laquelle on s’était habituée , pas grand chose, mais qui permet de conserver un souvenir de la visite de l’exposition, qui se fait souvent entre amis ou en famille. Bref, de mon point de vue, elle n’est pas incontournable.

Pour plus d’informations, je vous invite à vous référer au site officiel du musée : http://artludique.com/jeuxvideo.html

[SORTIE] « Le Voyage d’Arlo », le Disney (plus que Pixar) de Noël

2015-11-10 18.44.03Le 1O novembre au soir a eu lieu en avant-première mondiale au Grand Rex de Paris la sortie de The Good Dinosaur alias dans notre belle contrée Le Voyage d’Arlo (sans doute pour éviter une méprise  avec Le Gentil Dinosaure, série de films d’animation du siècle dernier – eh oui, les années 90, c’est le siècle dernier).

Le Voyage d’Arlo est le nouveau film d’animation des studios Disney/Pixar, plus précisément celui de Noël puisque sa sortie officielle est prévue le 25 novembre. Il met en scène un jeune dinosaure et un petit humain dans un futur où les dinosaures n’ont pas été décimés.

L’avant-première mondiale au Grand Rex

Il faut savoir que le cinéma continuera à passer le film en avant-première européenne à partir du 14 novembre, accompagné de la Féérie des Eaux. A l’occasion de cette avant-première mondiale, point de féérie des eaux mais le cinéma était déjà en mode de fête de fin d’année avec sapins et chute de neige (en mousse) devant le cinéma, pour la plus grande joie des passants. le cinéma s’était d’ailleurs rebaptisé T-Rex pour l’occasion. En tant que simples spectateurs, nous n’avions pas accès au rez-de-chaussée réservé aux invités, où étaient filmées et photographiées les différentes personnalités liées ou non au film, dont Eric Cantona (qui double le Collectionneur), Peter Sohn (le réalisateur) ou Jean-Baptiste Charles (qui double Arlo). Ces images étaient restransmises ponctuellement  sur l’écran ainsi qu’un mur de Live Tweet. Comme pour la plupart des avant-première du Grand Rex, un sac de goodie était offert : un sac en toile blanche avec le nom du film en vert, une carte postale métallisée (généralement toujours un peu abîmée suite au transport) et un magnifique poster métallisé en tube, rendant tous les deux les effets lumineux des lucioles préséntées dans le film.

Le court-métrage Vice-VersaLe Premier Rendez-Vous, disponible sur les sorties DVD et Blu-ray, a été diffusé ainsi que le court-métrage de la campagne contre le harcélement scolaire, Disney étant partenaire de l’initiative. Avant le film, nous avons eu le droit à une rapide interview de la productrice et du réalisateur du film, Denise REAM et Peter SOHN. Denise REAM a été productrice de Cars 2 et co-productrice de Là-Haut. Quant à Peter SOHN, il n’avait réalisé que le court-métrage Passage Nuageux auparavant : il s’agit là de son premier long-métrage, pour lequel il a remplacé Bob PETERSON en 2014. C’est donc au terme de six longues années que le film a été finalisé.

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Court-métrage lié au film : Sanjay Super Team

Basé sur une histoire -presque- vraie (c’est le court-métrage lui-même qui le dit), ce court-métrage met en opposition un jeune Hindou, le réalisateur jeune, fan d’une série télévisée, »Super Team », avec son père, qui souhaite faire sa cérémonie traditionnelle aux divinités en même temps que l’émission de son fils. Forcé d’y participer, le fils va finir par intégrer les 3 divinités de son père à une aventure digne de ces super-héros. L’histoire était amusante et le court-métrage bon.

Le film Le Voyage d’Arlo

Dans un futur où l’astéroïde n’a pas mis fin à l’ère des dinosaures et où ce sont les dinosaures qui sont passés à l’agriculture et à l’élévage, Arlo est un jeune Apatosaure assez peureux, beaucoup plus faible que ces frères et soeurs, qui a du mal à trouver sa place dans la ferme de ses parents. Un évènement inattendu va l’amener à s’éloigner de cette ferme, faire la rencontre de Spot, jeune humain dégourdi et vivre de nouvelles aventures qui vont l’aider à s’affirmer dans la vie. En cela, l’adaptation française du titre est bien choisie.

Je n’ai vu quasiment aucun trailer de Le Voyage d’Arlo, n’étant pas plus intéressée que cela par l’histoire. Après visionnage, mon avis sur ce film est mitigé.

Dans les points positifs, il y a l’image et le son. Le rendu réaliste de la nature, dont l’eau et les feuillages, est époustouflant, de même pour les espèces hybrides présentées dans le film. Parfois, on a l’impression d’être devant des images filmées plutôt qu’un rendu en images de synthèse. Les scènes avec les lucioles, d’abord avec le père d’Arlo et ensuite avec Spot, sont magnifiques dans le rendu de la luminosité. Les paysages sont à eux tout seuls les éléments les plus importants et les plus intéressants du film. Les dinosaures ayant un aspect plus cartoon détonnent presque dans ces décors. De même, la musique, composée partiellement par Thomas Newman, colle parfaitement à l’histoire et se laisse écouter tout au long du film avec plaisir.

Un autre point positif est le personnage de Spot, ce petit humain aux réactions de canidé, qui est très attachant et l’élément comique du film. En règle général, les personnages ont chacun une personnalité bien marquée, parfois manichéenne, mais donnent envie de suivre leur histoire.

Quant à l’histoire, elle se laisse regarder sans déplaisir, même si elle est convenue et prend en plein milieu du film des aspects western.

L’un des points négatifs de ce film est malheureusement le scénario justement. Il est beaucoup plus Disney que Pixar et cela se ressent. Nous sommes en plein dans le schéma classique de la quête initiatique du héros. Le héros se cherche, un évènement tragique survient (généralement le décès d’une personne du cercle familial considérée comme un modèle: un ou ses parent(s), son frère ou sa soeur * ), l’oblige à quitter son foyer ou modifie sa situation d’une manière ou d’une autre. Il vit de nouvelles aventures et s’attache fortement à d’autres gens. Au moment où il est à l’aise dans cette nouvelle situation, un évènement survient qui le brise à nouveau mais juste temporairement car grâce à sa nouvelle personnalité, il surmonte ces événements et tout est bien qui finit bien. Nous avons là le schéma bâteau de nombreux films d’animation Disney entre autres, puisque les films de héros l’utilisent aussi souvent. Certes, les dinosaures parlent et c’est l’humain qui se comporte comme un animal mais cela ne suffit pas à faire oublier suffisamment au spectateur cet aspect du scénario qui gâche un peu tout effet de surprise.

L’autre gros point négatif est dans la réalisation de certaines scènes qui donne une impression de déjà-vu, voire de copier-coller. Sans dévoiler quoi que ce soit du film, j’ai cru revoir à certains moments des scènes du Roi Lion (la scène tragique avec les gnous ou celle avec les hyènes dans le cimetière d’éléphant), de Mowgli (vers la fin) ou du Tombeau des Lucioles (les lucioles, justement), parfois à l’image près même si les personnages ou les lieux étaient différents. Cela peut être vu comme un hommage du réalisateur aux films d’animation des générations précédentes ou une inspiration légitime, mais ça laisse quand même une sensation de malaise.

EN CONCLUSION

Ce film est plaisant à voir, mais cela ne va malheureusement pas plus loin pour moi, malgré la beauté de sa photographie. De mon point de vue, il n’est pas au niveau de l’ingéniosité d’un Vice-Versa  ou d’un Là-Haut. On est plus proche du film traditionnel Disney qui s’adresse à un jeune public qu’un Pixar qui, par sa double-lecture, réussit à conquérir enfants et adultes.

 * D’après une étude publiée dans le Britisch Medical Journal en 2014 , les films d’animation Disney seraient plus violents que les films destinés aux adultes, les personnages principaux ayant 3 fois plus de chance d’y être tué et 2,5 fois pus de chance de mourir. Quant aux parents, ils sont 5 fois plus succeptibles de mourir. Souvenez-vous du début de La Reine des Neiges ou de ce qui arrive à Hiro dans Les Nouveaux Héros alors qu’il est déjà orphelin…

[IRL] Soirée « Nostalgeek : Minitel et Fulguropoing » au Grand Rex

IMG_0579Du 24 octobre au 03 novembre 2015 a lieu au Grand Rex le FUP, alias le Festival d’hUmour de Paris. Le FUP, qu’est que c’est ? Comme cela est si bien dit sur leur site officiel (http://festivaldhumourdeparis.com/), « Le FUP, c’est 10 soirées inédites crées spécialement pour l’occasion… Le rendez-vous de tous les styles d’humour : Musical, Geek, Citoyen, Féminin… Le FUP, c’est 100 artistes, dont 98 vraiment excellents (oui, bon, deux boulettes c’est pas beaucoup) qui se réunissent avec un seul objectif : vous faire rire !»

 Parmi les affiches qui ont fleuri à cette occasion dans la région Parisienne, une particulièrement a attitré mon attention : Soirée Nostalgeek ? Avec Nolife, Dedo et les Fatals Picards ? Ni une ni deux, un petit tour sur le site attise encore plus ma curiosité car le titre exact de cette soirée est « Minitel et Fulguropoing ». « Minitel et Fulguropoing » comme le titre du livre de Davy Mourier, présentateur sur Nolife et auteur et dessinateur (entre autres) des 3 tomes de La Petite Mort dont nous avions fait la critique du 1er tome. Ca tombe bien, il est aussi le présentateur et l’animateur de la soirée, dis donc ! La soirée a eu lieu le mercredi 28 octobre. Que valait-elle vraiment ?

Programmation de la soirée

Elle consistait en un mélange assez bien dosé de plusieurs animations.

Des compilations vidéo d’extraits représentatifs des années 1975 à 2000

Davy Mourier a dû passer beaucoup de temps à l’INA pour en trouver autant, classés par tranche de 5 ans. Le but n’était pas d’approfondir les sujets, mais juste de créer des madeleines de Proust pour le spectateur ou de mettre en exergue la différence de mentalité sur certains films ou progrès technologiques par rapport à maintenant. A chaque lustre* était lié un « Fail » lui aussi représentatif : la petite culotte (ou plutôt son absence) de l’actrice du Miel et des Abeilles, la publicité d’un jeu mariant échecs et jeu de lettres de façon malheureuse, une série d’autocollants française « Les Bêtises » voulant concurrencer sans aucune chance de succès les Crado…

Des reprises de génériques

Cette partie était assez inégale. Les Fatals Picards, Deux et PV Nova ont repris des génériques existants ainsi que certaines de leurs chansons phares. Mention spéciale pour la Tristitude version geek par Oldelaf et  la francisation de Ghost Buster, « Les chasseurs de Fantômes », par Fatal Picard et V Pano au Kazulélé (étrange instrument mêlant Kazoo et Ukulélé).

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Lors de la réinterprétation du générique de Pokemon, un Pikachu est venu sur scène. Lorsqu’on est familier des conventions populaires, il est assez fréquent d’en croiser et donc moins surprenant, mais ça reste jubilatoire, Pikachu étant un des symboles geek de notre génération.

Un des clous de la soirée fut Gérald Dahan surgissant pour interpréter Ma Mélissa, titre culte de l’émission Les Minikeums, accompagné de la marionnette originale de Nag, elle-même maniée par les marionnettistes originaux. C’était un pur moment de bonheur de pouvoir voir un Minikeum en vrai !

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 Des sketchs

Il semble assez normal dans un spectacle d’humour d’avoir des sketchs humoristiques. Si je ne connaissais pas ceux de Yacine et Giedre, les 2 meilleurs étaient ceux que je connaissais déjà : La chanson du geek par Yacine et Dédo et  Le Rêve de Kyan Khojandi et Navo. Ces 2 sketchs étant assez vieux, certains passages ont été complétés afin de coller encotre plus au thème de la soirée.

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Le Joueur du Grenier a apporté sa contribution en proposant une vidéo inédite, relatant de façon bumoristique combien ce n’était pas mieux avant,  en fait.

Un Tokyo Café live

Pour ceux ou celles qui ne connaissent pas, Tokyo Café était une émission de Nolife présentée par Suzuka traitant de thèmes autour du japon ou des jeux vidéo. Certaines d’entre elles étaient un test à l’aveugle de nourritures typiques japonaises et généralement pas très agréables par des invités, Davy Mourier en étant généralement victime. C’est une émission de ce type qui a été tourné en live durant le spectacle, les victimes étant cette fois-ci Dedo et François Descraques. Rien de très inédit niveau curiosités culinaires par rapport aux précédentes émissions mais la tête de Davy Mourier dans ces moments-là vaut  tous les anti-dépresseurs du monde. Le public a beaucoup ri et c’est sans doute la partie du spectacle pour lequel on l’a vu le plus motivé, même si, la plupart ne regardant pas Nolife, il ne connaissait pas le concept.

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James Marsters en live !

Resté visiblement un peu plus longtemps sur Paris après son passage au Comic Con Paris le week-end dernier, l’acteur-musicien, qui fut Spike dans Buffy contre les Vampires, a interprété en live 2 tubes acoustiques du nouvel album de son groupe Ghost of the Robot, Bourgeois Faux Pas. C’était réellement le clou du spectacle puisqu’il s’agissait de la dernière animation, qui était aussi inattendue que bonne, donnant envie d’acquérir l’album en question

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En conclusion 

Le spectacle était inégal mais riche : il durait près de 3 heures, autant dire que le spectateur a été gâté. Il ne pouvait qu’y trouver son bonheur à un moment donné, sauf s’il s’attendait à quelque chose de plus interactif.

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En ce qui me concerne, ma fibre de trentenaire a été émoustillée par ses souvenirs de ma génération. Car oui, môssieur, Inspecteur Gadget et les Popples, c’est en 2D, pas en 3D ! Et d’abord, nos Popples et nos Bisounours étaient beaucoup plus mignons que ceux de maintenant ! Mais je m’égare.

 N’oubliez pas que s’il est trop tard pour cette soirée, le FUP ne s’arrête que lundi 02 novembre, il peut donc y avoir encore de jolies surprises. N’hésitez pas à aller voir leur programme.

* Période de 5 ans. Moi aussi, je viens de l’apprendre.

[Une fois n’est pas coutume, je joins à ce billet une galerie photo. Si vous faites partie des artistes et souhaitez voir une ou des photos enlevées du site, n’hésitez pas à nous contacter et nous ferons le nécessaire.]

[IRL] Comic Con Paris 2015, une semi-déception

La Comic Con française était rattachée à Japan Expo de 2007 à 2008 sous le nom de Kultima puis de 2009 à 2013 sous le nom qu’on lui connaît. Depuis, elle a décidé de prendre son indépendance afin de pouvoir prendre plus d’importance sans être dans l’ombre de Japan Expo.

IMG_0241L’édition de cette année a donc eu lieu aux Halles de la Villette à Paris, du 23 au 25 novembre 2015. Elle était organisée par Reed Expositions France et ReedPOP (organisateur des Star Wars Celebration et de nombreux Comic Con à travers le monde), en collaboration avec JTS Group (qui gère aussi Japan Expo).

Ayant assisté au festival le vendredi et le samedi, nous vous proposons de retrouver notre avis sur cette première édition ci-dessous.

Points positifs

 Les invités

Cette édition était parrainée par Louis Leterrier, réalisateur de L’Incroyable Hulk, présent au festival, et accueillait des invités tels que Frank Miller (scénariste de 300 ou Sin City), Shawn Ashmore (Iceman dans les films X-Men), James Marsters (Spike dans Buffy contre les Vampires), Eric Balfour (Duke Crocker dans la série Haven) ou Jeff Mann (artiste chez ILM). On pouvait aussi y retrouver de nombreux artistes de comics français ou américains, Joan Sfarr ou encore l’équipe de French Nerd et autres bloggers ou youtubers. Maisie Williams, actrice de Games of Throne, attendue le samedi et le dimanche, a malheureusement été obligée de décliner au dernier moment suite à une urgence, alors qu’elle était une des têtes d’affiches du festival. Son absence a été préjudiciable au festival, certaines personnes ne s’étant déplacées que pour elle et étant du coup reparties dès leur arrivée.

Les artistes étaient tous aussi gentils les uns que les autres. On voyait qu’ils étaient heureux d’être là (malgré leur état de santé pour certains) dans leur comportement avec leurs fans. Eric Balfour était adorable avec ces fans, tout comme Louis Leterrier, Joan Sfarr, Franck Miller ou encore Shawn Ashmore. Tous faisaient des photos avec leur fans, sauf Shawn Ashmore, à qui on l’a interdit faute de temps, même s’il semble plus logique que ce soit par rapport au fait que le studio photo de la convention vendait la photo avec lui 30€ (ça aurait donc été au détriment des fans qui avaient ouvert leur porte-monnaie).

 Système de dédicaces

Les dédicaces étaient toutes gratuites et se faisaient à l’aide d’un système de tickets, un seul pouvant être pris par personne et par passage afin de ne pas défavoriser les autres personnes dans la queue (il fallait refaire la queue pour avoir un ticket pour un autre artiste). La plupart de ces artistes étant en dédicace payante sur d’autres salons, c’est une très bonne initiative. Quant au système de ticket, il permettait aux gens de pouvoir se rendre dans la file d’attente seulement 30 minutes avant le début et d’être sûrs d’avoir leur dédicace.

Armures de l’exposition « Batman, sous le masque et la cape »

Pour ceux ou celles n’ayant pas pu assister à cette exposition éphémère, on pouvait y retrouver les armures revisitées par différents artistes.

Personnel du salon

Le personnel était efficace et se débrouillait bien, surtout compte-tenu des conditions (fréquentation du salon trop élevée et absence inattendue de Maisie Williams obligeant à revoir une bonne partie du planning alors que le salon venait d’ouvrir).

Ambiance et cosplays

On retrouvait dans ce festival cette ambiance particulière où, pendant les files d’attente, les visiteurs discutent entre eux de leur passion sans se connaître et où ils passent du coup un bon moment grâce à ces rencontres éphémères. On y retrouve aussi des amis, de manière attendue ou inattendue.

Mention spéciale pour les cosplayeurs, surtout le samedi, où on pouvait croiser énormément de bons cosplays. Vous pourrez d’ailleurs en retrouver quelques uns dans la galerie de l’article. La plupart étaient vraiment bons dans leur rôle, dont certains Deadpool se comportant (effet du masque aidant) vraiment comme le personnage.

Points négatifs

Stands du salon

Niveau boutique, l’essentiel de l’espace étant pris par la scène principale, il y avait à peine une vingtaine de commerçants : sucreries et boissons, imitations d’armes, produits geek tels que les Pop ou figurines, comics (les Humanoïdes Associés, Panini Comics ou Glénat Comics), vêtements mais aussi, plus incongrus, stands de maquillage (Hello Kitty et Nyx). Ces derniers proposaient des maquillages gratuits, eux aussi pris d’assaut. A côté de ces stands se tenaient ceux de professionnels tels que Canal Sat ou Microsoft Surface ou d’associations sur Perry Rhodan, Buffy, Star Wars (l’habituelle et toujours éposutouflante 501st Légion)…

Il était très rapide d’en faire le tour et aucun des stands ne proposaient vraiment d’exclusivité comme on peut en trouver dans d’autres Comic Con mondiaux. De plus, la plupart des employés des stands ne parlaient qu’anglais, ce qui était un obstacle pour une partie des visiteurs.

Fréquentation du salon

 Le public était globalement d‘une trentaine d’année, dont certains parents avec enfants.

Le vendredi, le festival ne se tenait que l’après-midi et il semble avoir été dépassé par le nombre de personnes attendues. Il fallait près d’une heure pour pouvoir rentrer dans le festival et celui-ci était tellement blindé qu’il était quasiment impossible de circuler dans les allées. On avait l’impression d’être sur les quais de Châtelet les Halles en heures de pointe. Malgré toute ma bonne volonté, il me fallait à certains moments bousculer les autres visiteurs pour pouvoir avancer.

Le samedi, la circulation était curieusement un peu plus aisée, le nombre de personnes attendues étant normalement supérieures à vendredi, la billetterie n’ayant même pas pu ouvrir du fait de l’absence de places supplémentaires disponibles. Mais il y a de fortes chances que ce soit lié aux personnes étant parties ou n’étant pas venues suite à l’absence de Maisie Williams ou encore ayant revendues leurs places suite à leur déception le vendredi, comme cela a pu se voir sur les réseaux sociaux.

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Durée des conférences trop courtes

Je n’ai pu assister qu’à une seule conférence avec Jeff Mann, malheureusement beaucoup trop courte (45 minutes, traduction comprise), ce qui n’a permis que de survoler l’animation chez ILM, sans même pouvoir vraiment parler de l’animation numérique. Le sujet était « ILM, de Star Wars à Jurassic Park » mais ces films n’ont même pas été traités. La salle de conférence était agréable mais une conférence d’au moins une heure aurait été préférable vu l’ampleur du sujet et l’intérêt que le public y portait.

 Temps d’attente

Au final, on passe plus de temps à faire la queue qu’autre chose. Le samedi matin, malgré le fait d’être arrivé dans les premiers (plus d’une heure avant l’ouverture), il m’a fallu faire 1h20 de queue pour avoir un ticket de dédicaces, la file étant déjà pleine des tickets VIP et 3 jours qui rentraient une demie-heure avant à mon entrée dans le salon. Les dédicaces les plus limitées en nombre comme celles de Frank Miller n’étaient ainsi jamais disponibles pour les billets normaux, celles-ci étant épuisées dès le début. Cependant, 1h30 plus tard, il fallait moins de 5 minutes de queue pour obtenir les tickets qui restaient comme Joan Sfarr.

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M’étant présentée 10 minutes avant une conférence, il n’y avait plus de places disponibles et tous les visiteurs présents pour celle d’après se sont retrouvés placés dans un petit amphithéâtre devant la salle de conférence près d’une heure. Si vous arriviez 30 minutes avant la conférence, vous n’aviez par conséquent aucune chance de pouvoir y assister. D’après d’autres visiteurs, c’était pareil pour les panels et autres animations ayant lieu dans la salle principale.

Bref, c’est comme Disneyland : 1 heure de file d’attente pour peu de minutes de plaisir.

On peut aussi ajouter les escaliers permettant d’accéder et de partir des dédicaces, n’ayant aucune signalisation concernant le sens de circulation et les employés qui devaient demander en permanence aux visiteurs de redescendre parce que ce n’était pas le bon. La personne d’ailleurs chargée de distribuer les tickets de dédicaces était comme Harry Potter : sous l’escalier.

EN CONCLUSION

Ce festival souffre de la comparaison avec d’autres festivals mieux organisés. On sent que ce n’est pas de la mauvaise volonté (les artistes invités étaient intéressants et sympathiques, tout comme les sujets abordés) mais les différents problèmes d’organisation gâchaient clairement l’expérience. Le prix du billet était du coup trop cher par rapport aux nombres d’activités ou au nombre limité de stand proposés ou faisables étant donné les trop grandes files d’attente par activités. Rappelons-nous cependant que ceci n’est que leur première édition en solo, il est donc fort probable que la seconde édition soit meilleure et nous lui laisserons par conséquent sa chance.

[SORTIE] L’expo contre attaque

Game of Clones !!!
Game of Clones !!!

Qui a dit que l’art c’est chiant ? Bon moi de temps en temps ok, mais bon, si ça cause de Star Wars ça change un peu les choses ! La galerie Sakura de Paris, héberge en ce moment une expo de 35 artistes qui ré interprètent les thèmes mythiques de la guerre des étoiles.

Après le succès de sa précédente exposition sur le thème de Goldorak, la galerie Sakura convie les personnages de Star Wars à rejoindre le centre de Paris pour un événement qui s’annonce extraordinaire à plus d’un titre ! 150 œuvres sont exposées, dont la plupart inédites, à l’image d’une installation de 12 totems de 2,50 m représentant Dark Vador et réalisée par l’artiste Alexandre Nicolas.

L’expo que nous avons eu l’occasion de visiter sera sur Paris pendant 4 mois, et regroupe des oeuvres à la fois originales, parfois dérangeantes, parfois comiques. Certaines sont très subtiles et on se prend au jeu de retrouver la référence, mais tout colle parfaitement pour le fan de Star Wars. J’ai particulièrement aimé la collection de casques de Stormtroopers ré imaginés qui vont du ridicule au sublime si on les imagines sur un clone de l’empire 😉 (pour info ces casques sont le travail de street artists invités pour l’occasion par la gallerie : Alben, Ali, Comon, Johanne8, Kashink, Madame Moustache, Nosbé, Pimax, Sixo, Smoh, Chanoir & Tetar. )

Pendant 4 mois, les réalisations (sculptures, photographies, illustrations…) de créateurs de renommée mondiale seront ainsi mises en scène sur 250 m². Contemporaines, décalées, surprenantes, intrigantes…

Une expo à recommander à tout fan de Star Wars ou tout amateur d’art … vous pourrez si vous avez les moyens acquérir des pièces uniques (de 50/60€ à plusieurs milliers d’euros)

Pour les geeks comme nous, il y a même des bornes d’arcade dans une galerie d’art et ça si c’est pas le pied hein ?!

Entrée libre et gratuite du mardi au vendredi de 12 h à 20 h, les samedis et dimanches de 11 h à 20 h.

Un aperçu de ce que nous avons vu :

Infos pratiques : GALERIE SAKURA – 21, rue du Bourg Tibourg – 75004 Paris – Ouverture du mardi au samedi de 12h à 20h et le dimanche de 14h à 19h / +33 (0)1 73 77 45 69 / +33 (0)1 73 77 45 69

[IRL] Concert « Danny Elfman’s , Music from the Films of Tim Burton »

2015-10-10 16.58.08Qui ne connait pas Tim Burton ou n’a jamais vu un de ses films ? Depuis près d’une trentaine d’année,   il a imposé son univers fantastique à la patte si particulière, gothique et stylée, dans un certain nombre de films devenus des classiques : Beetlejuice, Batman, L’Etrange Noël de M. Jack, Edward aux mains d’argent ou Mars Attack pour ne citer que ceux-là. Cependant, un film n’est rien sans une bande-son adaptée. Et pour cela, il pouvait compter sur son comparse depuis tout autant d’année : le compositeur Danny Elfman.

C’est aux bandes originales de films provenant de ces collaborations que Overlook Events a décidé de consacrer une série de concert dans le mythique Grand Rex de Paris, sur une durée de 3 jours s’étalant de samedi 10 octobre à lundi 12 octobre 2015. C’est l’orchestre et les choeurs Lamoureux, composé de 90 musiciens et 45 choristes, qui interprétent sur scène avec une intensité et un talent remarquable les plus grands moments des films suivants, le tout sous l’égide du chef d’orchestre John Mauceri, qui a lui-même délà collaboré avec Danny Elfman : Pee-Wee’s Big Adventure, Beetlejuice, Sleepy Hollow, Mars Attack, Big Fish, Batman/Batman : le Défi, La Planète des Singes, Les Noces Funèbres, Dark Shadows, Frankenweenie, Edward aux Mains d’Argent, L’Etrange Noël de M. Jack et Alice aux Pays des Merveilles. 

Interprétations musicales

Que dire sur le concert sur lui-même ? L’interprétation des différents titre était fabuleuse. Elle était parfaite, entraînante et mélancolique selon l’effet voulu. Si je devais utiliser une image, je dirais que c’était du nectar pour les oreilles. Il est toujours impressionnant de voir et d’entendre plusieurs dizaines de musiciens qui, en unissant la sonorité si particulière de leur instrument (cuivre, clavier, instruments à cordes, thérémine et voix), donne naissance à des mélodies classiques sublimes. Les quelques guests de la soirée n’étaient pas en reste : Sandy Cameron a une maîtrise du violon électrique et un débit musical époustouflant que l’on a pu découvrir sur Edward aux Mains d’Argent. Quant à Danny Elfman, il était sur scène pour notre plus grand bonheur pour interpréter personnellement les chansons de Jack , le personnage dont il est la voix dans L’Etrange Noël de M.Jack ainsi qu’en bonus la chanson de Boogie Woogie avec le chef d’orchestre John Mauceri dans le rôle du Père Noël. Outre le fait que c’était exceptionnel de pouvoir ainsi voir en vrai le célèbre compositeur interpréter ses propres compositions, il ne se contentait pas de chanter, il était Jack que ce soit dans son costume ou son jeu de scène. Cela se voyait que c’était aussi jubilatoire pour lui que pour nous. Un des meilleurs moments musicaux de ma vie !

En ce qui concerne les extraits vidéos qui accompagnaient ces performances, je suis moins convaincue. Ils étaient composés d’extraits des films et de dessins préparatoires de Tim Burton mais ne couvraient pas toute la durée des compositions. Il manquait souvent ne serait-ce qu’un dessin fixe pour rappeler aux spectateurs le moment auquel se référait l’extrait musical. Dans mon cas, je n’ai vu la plupart des films qu’une seule fois et cela m’aurait été utile. J’ai supposé que c’était pour que le public puisse mieux se concentrer sur la musique en elle-même et sur l’orchestre.

La deuxième partie du spectacle n’était pas exempte de menus problèmes sur les écrans vidéos (apparition de petits messages informatiques) ou dans la balance sonore (augmentation subite du son) qui ont vite été réglés.

Indépendament de l’organisation, je ne remercie pas la personne ayant pris des photos durant tout le spectacle avec un appareil à l’ancienne ayant un son pas du tout discret de déclencheur ni le couple de parents qui étaient persuadés que leur enfant serait sensible à la beauté de la musique (raté, vu les nombreux commentaires de celui-ci).

Merchandising et animations

Côté activités pour occuper les spectateurs, Overlook Events avaient engagé des comédiens déguisés en Edward et en extraterrestre de Mars Attack pour poser avec eux, ce qui était une très agréable initiative.

Concernant le merchandising, l’espace était beaucoup trop petit par rapport aux spectateurs, surtout que la plupart des produits vendus (posters, cartes postales, carnets, tampon, parapluie…) étaients exclusifs à la tournée et par conséquent recherchés par les fans, nombreux comme vous vous en doutez. Il m’a fallu un peu plus que la durée de l’entracte pour pouvoir acquérir le programme complet en payant en liquide, les personnes payant en Carte Bleue devant attendre plus longtemps encore, le personnel et les appareils n’étant pas assez nombreux.

Verdict

Indépendamment des très rares problèmes, liés aux soucis techniques non prévisibles lors d’un spectacle et de mon jeune voisin de derrière (qui rentre dans la même catégorie), j’ai été complétement conquise par ce concert excellent et les musiques interprétées avec maestria. J’ai passé un moment plus qu’agréable et je le referai avec plaisir si cette tournée venait à revenir en France dans le futur. Je ne regrette absolument pas le prix de mon billet et je vous conseille fortement de vous rendre au concert de lundi si vous en avez la possibilité.

[D’habitude, par respect pour les artistes, je ne mets jamais de photos des concerts sur ce site mais la définition des photos prises par mon téléphone est tellement basse que je fais une exception, vu qu’il est difficile de reconnaitre qui que ce soit.]

[SORTIE] MO5.COM au festival SUREX

surex-2015MO5.com sera au festival SUREX de Saint-Cloud du 7 octobre au 7 novembre, donc une seule solution, trouvez vous un jour pour y foncer en famille ou entre potes !!! Pour plus de renseignements et les infos pratiques rendez-vous sur : http://mag.mo5.com/a-la-une/78324/mo5-com-au-festival-surex-a-saint-cloud/

Pour le programme complet c’est par ici : http://www.ecla.net/2015/09/18/surex-jeux-video/

Comme d’habitude des expos de qualité, et des conférences toujours passionnantes, je vous invite grandement à y aller 😉

[IRL] « Game of Thrones : l’exposition » à Paris

2015-09-10 15.12.41Après son passage à Londres, Stockholm, Tel Aviv, Madrid, Berlin et Amsterdam, l’exposition gratuite Game of Thrones se tient pour quelques jours seulement à Paris, dans le prestigieux Carroussel du Louvre. Les places se vendaient (façon de parler) chères pendant les réservations. Nous avons néanmoins obtenu le Graal sacré (sans lapin blanc aux yeux rouges pour me sauter dessus, comprendra qui pourra). Voici pour vous, fidèles lecteurs et lectrices, le compte-rendu de notre visite de cette exposition itinérante.

Dès l’arrivée dans la place de l’exposition, nous sommes acceuillis, HBO et Orange oblige, par des publicités des différents programmes des 2 chaînes. Après un rapide contrôle d’identité (comme je le disais, les places étaient difficiles à réserver vu le peuple attendu) et un peu en avance, nous patientons dans une file à l’entrée d’une petite salle où, déjà, des tentures aux couleurs des différentes maisons donnent le ton.

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L’exposition en elle-même n’est pas bien grande ( 3 salles ouvertes dont une dédiée à l’ascencion du Mur) mais assez complète.

Du niveau de l’exposition en elle-même, on retrouve de nombreux accessoires cultes de la série :  les oeufs de dragon, les différentes armes et épées dont Aiguille et Grand-Griffe, la couronne de Joffrey Lannister ou encore les différents bijoux portés dans la série. On retrouve aussi près d’une vingtaine de costumes, ce qui permet de voir de plus près les détails qui y sont apportés par la costumière et son équipe. Certains costumes ou accessoires étaient d’ailleurs exclusifs à l’exposition parisienne. Les costumes sont présentés devant des panneaux agrémentés de photos, principalement de la dernière saison. Les différents mort de la série sont honorés sur un panneau « Valar Morghulis », faisant ainsi office de spoiler géant pour quiconque n’ayant pas vu les 5 saisons avant de faire l’exposition.

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A côté de l’exposition se tiennent plusieurs activités vraiment sympathiques. Il y a plusieurs espaces photo dont le trône de fer (en plastique) bien entendu incontournable, une silhouette pour se comparer avec La Montagne (qui n’a rien d’impressionnant pour moi, le rédacteur Clem2k faisant la même taille) ou le selfie avec le marcheur Blanc. Il y a aussi 3 activités interactives où vous pouvez vous faire brûler vif par un dragon ou vous faire transformer en marcheur blanc. Ces 2 activités nécessitent de s’être pré-enregistré sur le site de l’exposition, la vidéo et les photos parvenant directement sur le mur de votre espace personnel. La dernière activité, non des moindres, est l’ascencion du Mur en 4D. Dans une cabine à l’aspect de l’ascenceur du Mur en réduit, vous en revivez l’ascencion à l’aide de la technologie Oculus Rift. Complément coupé du monde par l’appareil et un casque audio, un ventilateur vous soufflant de l’air en parallèle, l’expérience est immersive. Les graphismes de l’Oculus Rift sont moyens mais c’est vraiment une excellente idée et l’expérience 4D est vraiment agréable. Afin de vous faire patienter pendant le temps d’attente pour ces activités (de 20 minutes maximum dans mon cas), différents écrans proposent des making-of : costumes, journée du tournage de la série ou applications des différents effets spéciaux.

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A la sortie de l’exposition, vous retrouvez bien sûr une petite boutique de quelques mètres avec de nombreux produits en vente dans les magasins spécialisés et quelques produits exclusifs de l’exposition comme des tee-shirts ou des mugs.

Pour conclure, cette initiative de HBO et Orange est vraiment excellente, étant donné que tout cela est proposé gratuitement. A quelques exceptions près, le personnel est souriant, enthousiaste et efficace malgré la pression et la fatigue que peut engendrer ce type d’exposition. C’était vraiment une très belle expérience.

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, voici une sélection de photos.