[SORTIE] « The Art of Brick » ou l’Art des Lego par Nathan Sawaya

Depuis mi-mai et jusqu’à fin août se déroule au Parc des Expositions de Versailles de Paris l’exposition des oeuvres de Nathan Sawaya. Je ne connaissais pas cet artiste jusqu’à que ce que je voie un reportage sur ses créations à la télévision. Le prix d’entrée m’a un peu refroidi (18, 50 pour une entrée normale) mais je m’y suis finalement rendue en compagnie d’amis. Je ne l’ai pas regretté !

2015-07-25 15.04.15Premier avertissement : mieux vaut réserver son billet avec créneau horaire une semaine à l’avance. L’exposition est fréquentée par énormément de visiteurs dont des familles et cela permet de s’assurer de pouvoir rentrer à heure voulue. Deuxième avertissement : prévoyez un appareil photo ou un portable chargé car, au contraire de nombreuses expositions actuellement, vous pouvez prendre des photos sans flash tout le long de l’exposition. Vous trouverez d’ailleurs au cours de cet article une sélection de celles que j’ai pu prendre durant ma visite.

Tout au long de l’exposition, les oeuvres sont accompagnées de petits films ou de commentaires dans lesquels Nathan Sawaya s’expriment et par lesquels on comprend qu’il s’agit pour lui d’une passion, d’une façon pour lui d’exprimer ses sentiments et ses idées, de la même façon qu’un sculpteur va les exprimer dans ses statues ou un peintre sur ses toiles. L’artistes encourage les visiteurs à laisser aller leur créativité et ne pas se laisser enfermer.

L’exposition se découpe en plusieurs parties : la première est composée d’oeuvres diverses sans thème distinct, suivie par la partie « Expression Humaines » dans laquelle l’artiste met en exergue les corps ou certaines parties du corps. Il est possible de s’y prendre en photo à côté d’un penseur à taille humaine.

La seconde partie « Jardin de sculptures » est constitué de reconstitutions d’oeuvres d’art célèbres (statues, peintures et même vitrail) toutes tout aussi époustouflantes les unes que les autres. Ma préférence va ici à la reproduction de « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh et à celle du vitrail de la cathédrale de Chartres, faite en Lego transparent laissant passer la lumière comme un vrai.

La 3ème partie, « Blue », est très courte (une nageuse immergée) et amène à ma partie préférée,  « Condition Humaine ».  Celle-ci commence par des reconstituons de photos en Lego puis des métaphores des sentiments ressentis par les êtres humains et tout particulièrement par l’artiste tout au long de la vie. C’est aussi celle pouvant être la plus perturbante pour une partie du public car elle présente entre autres des êtres incomplets, en morceaux ou se déchirant eux-mêmes.

2015-07-25 15.30.51Elle est suivie de l’exposition des photos réalisées en collaboration avec le photographe Dean West, qui a inséré dans ses photos ambiance amérique des années 60 des éléments en Lego construits par Nathan Sawaya, souvent indétectables au premier coup d’oeil. Celles-ci sont particulièrement belles et accompagnées des éléments en Lego ayant servis pour chaque photo.

L’exposition se conclut par la partie « Dinausorum », là encore constituée d’une seule oeuvre mais la plus magistrale : la reproduction d’un squelette de dinosaure de près de 2 mètres de long ayant requis 80.000 pièces et un été complet !

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Si vous souhaitez vous faire plaisir à la boutique souvenirs, arrêtez vous aux produits propres à l’exposition et non aux sets classiques de Lego, gonflés au niveau du prix par rapport aux boutiques Lego classiques. Pour ma part, je conseille le catalogue de l’exposition qui permet de retrouver la majorité des oeuvres et les commentaires de l’exposition. Seul regret : les photos issues de sa collaboration avec le photographe n’y sont pas présentes. Sans doute n’ont-ils pas obtenu les droits.

Bref, un excellent moment que je vous conseille chaleureusement.

[TEST] Vice-Versa, le jeu pour smartphone et tablette

Vice-Versa, c’est d’abord un excellent film d’animation que j’ai beaucoup apprécié (voir ma critique ici ). Mais c’est aussi, licence oblige, des jouets, des livres, des vêtements et bien entendu, des jeux vidéo. Le dernier en date, disponible sur tablette ou smartphone, est le freemium « Vice-Versa : Bulles souvenir ». Basé sur le concept d’un Bust-A-Move, vous devez à l’aide de bulles souvenir faire tomber toutes les bulles d’un niveau avec un nombre imparti de bulles : 3 bulles au moins de la même couleur côte à côte et celles-ci se détachent. Vous serez accompagné de Joie, Tristesse, Colère et, depuis peu, Dégoût qui vous aideront à l’aide de leur pouvoir spécifique pour arriver à vos fins. A chaque émotion est associée sa couleur : si vous détruisez assez de bulles jaunes, Joie pourra par exemple rendre spontanément jaune un petit nombre de bulles, idem pour le bleu avec Tristesse. A côté de ces bonus, vous avez d’autres bonus permettant d’avoir le choix entre 3 bulles au lieu de 1, d’avoir une allonge plus longue ou de modifier la couleur des bulles. Selon les niveaux, il y a différents buts : libérer tous les ouvriers en détruisant les bulles qui les retiennent prisonnier, éliminer toutes les bulles avant que le plafond qui les soutiennent ne soit totalement descendu… Bien sûr, le défi serait trop simple si les bulles souvenirs étaient toutes normales : les bulles souvenir vides ne peuvent pas être détruites, les bulles de glace gèlent spontanèment toutes les bulles et les bulles souvenir transparentes ne dévoilent leur couleur qu’une fois touchées. Si jamais vous n’avez pas pu finir le niveau avec le nombre de bulles qui vous a été attribué, vous avez la possibilité à l’aide de joyaux d’obtenir des bulles supplémentaires. Vous avez 5 vies par défaut et en perdez une à chaque niveau échoué. Pour en regagner, il faut soit gagner un nouveau niveau soit attendre 30 minutes que les 5 vies soient restaurés soit… vous vous en doutiez, payer.

Et c’est là qu’est le hic, propre à tous les freemium : tous les bonus demandent un paiement à l’aide de joyaux, « monnaie » que le jeu ne vous octroie quasiment jamais. Si certains niveaux, surtout les premiers, sont très faciles, ils sont espacés de niveaux difficiles qui vous demanderont soit beaucoup de vies pour les finir soit de se souvenir de la position des couleurs dans chaque niveau. Le nombre de bulles qui vous est attribué est génèralement proche de celui nécessaire pour finir le niveau et un mouvement raté peut faire échouer tout le niveau. De même, certains niveaux ne contenant que des bulles souvenir mystères (qui doivent être touchées pour dévoiler leur couleur), il faudra parfois apprendre par coeur la configuration, à force d’échecs, afin d’arriver à finir le niveau. C’est ce que je reproche au jeu. Patienter une demie-heure pour avoir 5 vies ne me dérange pas, de même que devoir revenir sur un niveau plusieurs fois avant d’arriver à le finir. Mais devoir apprendre par coeur toutes les couleurs du niveau comme c’est le cas pour le niveau 34 auquel je suis actuellement coincée n’est pas l’idée que je me fais de loisir, ce jeu étant l’exemple parfait d’application permettant de se distraire pendant les transports.

BILAN

Le jeu est bien en soi : le nombre de niveaux est élevé (actuellement 150), la jouabilité bonne, les bruitages et les voix des Emotions agréables et les défis assez variés pour ne pas être trop répétitifs. Mais ça reste un freemium qui essaiera surtout très vite de vous faire mettre la main au porte-monnaie pour pouvoir profiter complétement du jeu ou continuer à avancer.

Edit du 28/07/2015 : Depuis la mise à jour de fin juillet, le niveau de difficulté du niveau 34 a été abaissé et il est à nouveau possible d’avancer dans les niveaux.

Testé sur : systèmes IOS et Androïd