[LECTURE] Coup de coeur comics: « Locke & Key »

Lorsque j’ai lu Harry Potter plus jeune, j’ai eu ce que j’ai nommé le syndrome du même nom : « Un dernier chapitre. Allez, celui-ci était petit, encore un autre. Ah non, y a trop de suspense, encore un autre ». Et finalement, je ne le lâchai qu’avec réticence. Lorsque mon vendeur de comics m’a conseillé le premier tome Deluxe de l’édition Locke & Key , il m’a prévenu que je le dévorerai et qu’à peine fini, je reviendrai acheter les 2 derniers tomes. Je ne l’ai pas cru. Pauvre insensée que j’étais…

Je n’avais plus eu le syndrome Harry Potter aussi fort depuis longtemps. En moins de 4 jours, j’ai enchainé les tomes de Locke & Key, scotchée à mon siège.

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Alors, qu’est-ce que Locke & Key ? Scénarisée par Joe Hill, le fils de Stephen King, et dessinée par Gabriel Rodriguez, cette série de comic-book a été publiée de 2008 à 2014. Elle a été éditée en France en 6 tomes séparés puis 3 tomes Master Edition aux éditions Milady Graphics. Elle a plusieurs fois gagné le prix Eisner, dont celui de Meilleur dessinateur et celui de Meilleur Scénariste.

L’histoire se déroule à Lovecraft où, suite au meurtre de leur père, les trois enfants Locke (Tyler, Kinsey et Bode) et leur mère Nina emménagent dans la demeure ancestrale de la famille, Keyhouse. Ils s’aperçoivent bientôt que cette maison renferme de nombreux secrets lorsqu’ils découvrent des clés magiques qui détiennent d’incroyables pouvoirs, comme celui de transformer une personne en fantôme ou d’effacer ses souvenirs. Cependant, ils ne sont pas les seuls à en connaitre l’existence et une créature démoniaque convoite elle-aussi les clés, dans un but nettement moins ludique.

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Vous l’aurez compris au nom-hommage de la ville et au résumé, le surnaturel va être légion. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que Joe Hill est le digne fils de son papa. On veut en savoir plus, comme les autres personnages, et on le découvre au fil de leurs (souvent périlleuses) aventures ou tragédies. On frissonne à plus d’une planche. Entre le danger encouru par les personnages, les créatures monstrueuses ou les ennemis entre-aperçus au détour d’une case, les nerfs du spectateur sont mis à rude épreuve. J’ai fait le lapsus « spectateur » lors du premier jet de ce billet et je le conserve dans cette mouture car c’est loin d’être anodin : le découpage des pages est fait de telle façon que l’on a l’impression de voir défiler sous nos yeux les plans d’un véritable film. Et en tant que spectateur/lecteur, nous voyons certaines choses qu’ignorent les personnages, ce qui augmente notre angoisse pour eux, et sommes dépendants de leur propre avancée pour en savoir plus sur la maison et ses mystérieuses clés.

Concernant le scénario , il ne fait pas bon être personnage secondaire voire principal. Nous sommes dans un comics d’horreur et les morts se comptent à la pelle, généralement violentes et mises en scène de façon réaliste. Le dessinateur n’épargne pas le lecteur et le scénariste n’épargne pas les personnages, quels que soient leur âge, leur sexe ou leur couleur de peau. Si vous avez des problèmes avec les blessures et le sang, faites attention avant d’ouvrir l’album. La violence psychologique est mise en scène de façon tout aussi saisissante. Le lecteur est vraiment ramené à sa condition d’impuissance et de voyeur, supportant la vue de ces morts dans le but de satisfaire sa curiosité concernant les clés et leur histoire. Il n’y a pas de faux pas dans ce scénario. Il tient en haleine et les rebondissements sont nombreux, souvent imprévisibles. A la fin de l’œuvre, tous les mystères sont résolus et toutes les zones d’ombre sont levées. On pourra reprocher une petite facilité scénaristique dans la conclusion, mais honnêtement, pas de quoi bouder son plaisir.

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Quant aux dessins et à la mise en page, que dire ! Loin de se cantonner à la même mise en page tout du long, Gabriel Rodriguez se permet au sein de certains chapitres, avec la complicité du scénariste, des exercices de style . Les personnages sont gigantesques ? Les cases feront une page chacune. Le chapitre porte sur un mois ? La majorité des jours seront représentés par une unique case avec un jeu sur les ellipses. Le chapitre confronte le point de vue de deux personnages ? Une page sera dans le style réaliste normal et l’autre dans le style Calvin et Hobbes, bande dessinée qu’adore le jeune protagoniste Bode, ce qui renforce d’autant plus l’atrocité de ce chapitre. Les dessins sont détaillés et magnifiques, je n’ose imaginer la somme de travail que les pleines pages, plutôt fréquentes, ont dû demander.

Bref, Locke & Key est mon coup de cœur ultime, encore plus que Providence d’Alan Moore et Jacen Burrows qui est déjà celui de 2016. Je ne peux que vous inciter très fortement à vous précipiter sur cette œuvre.

Je profite de ce billet pour encore remercier Olaf de Central Comics (voir article ici ) qui m’a conseillé le premier tome et a incité mes collègues à m’offrir les 2 tomes manquants pour mon pot de départ.

Pour plus d’informations, je vous invite à aller sur la page de l’éditeur ci-dessus : http://www.milady.fr/livres/view/locke-key–master-edition-volume-i–bienvenue-a-lovecraft-casse-tete

Coup de coeur littéraire: « Comment j’ai mangé mon père, ma mère … et retrouvé l’amour » de S.G.Browne

Je vais vous parler aujourd’hui d’un livre qui est un véritable coup de coeur : « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour » de S.G. Browne. Ne vous fiez pas à ce titre un peu burlesque, qui est assez éloigné de l’original (« Breathers. A Zombie’s lament » soit « Respirants. La complainte d’un zombie ») et qui, comme souvent dans les titres français, spoile partiellement l’histoire.

Histoire de vous mettre un peu en appétit (de chair fraîche ?), voici la quatrième de couverture de l’édition de poche Folio SF: « Il n’est jamais agréable de se réveiller sur le sol de la cuisine , baignant dans une mare de glace à la fraise fondue et entourés de plusieurs bouteilles de vin… vides, évidemment. Le trou noir dans mes souvenirs n’est pas, non plus, quelque chose de très réjouissant. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Et pourquoi ai-je vidé le congélateur de son contenu ? Le mieux est encore d’aller voir par moi-même…

Après vérification, c’est finalement assez logique : pour y ranger les corps de mes parents. Bien.. Il va falloir que je me remémore deux ou trois choses mais par où commencer ? Peut-être par la façon dont je suis devenu un zombie ?».

Cet extrait met exactement dans le ton du livre : vous avez déjà l’humour mordant (dans tous les sens du terme) et le fait que le narrateur que vous accompagnerez tout au long du livre est un zombie, en l’occurence Andy, revenu à la vie voici quelques mois et squattant la cave de ses parents qui ne sont pas très heureux de ce retour inattendu. L’histoire se passe dans un monde où les zombies, minorité qui n’ont pas le droit de parole, existent depuis une trentaine d’années et ne correspondent pas aux clichés du genre : ils ne se trainent pas en quête de cerveaux ou d’êtres humains à dévorer, avec le QI d’une moule en fin de vie. En fait, ils ressemblent à vous et moi, juste dans un état de décomposition plus avancé.

Alors, que trouve-t’on dans ce livre ? Déjà, beaucoup d’humour : Andy a clairement choisi de prendre la vie de façon ironique et fataliste et ça se sent dans ses propos sur son état physique (il a une jambe et un bras hors d’usage et plus de cordes vocales), le monde qui l’entoure ou les situations qu’il vit. Le style narratif est parfois proche de celui des Dexter de Jeff Lindsay dans son ton sarcastique/réaliste. Andy est de plus entouré d’autres zombies eux aussi riches en couleur.

On y trouve ensuite de l’action avec la survie plus ou moins dure des zombies dans un monde qui leur est hostile et bien entendu, comme l’indique si bien le titre français, de la romance (mais sur ça, je n’en dis pas plus).

Mais on y trouve surtout des situations qui amènent le lecteur à des prises de conscience et à réfléchir sur le monde qui l’entoure. Andy est un personnage qui va fortement évoluer tout au long du livre, tout comme ses camarades, et va chercher à s’affirmer en tant que personne dans un monde qui considère les zombies comme des abominations non pensantes. Les zombies ne bénéficient d’aucun droit et ils sont l’objet de tests scientifiques, sont exposés dans des zoos, mutilés par jeu et n’ont pas le droit de se mêler aux respirants. Le parallèle avec d’autres cas de l’Histoire comme la condition du peuple noir lors de l’esclavage n’est pas difficile à faire et Andy ne s’en prive pas. Toute son histoire est l’occasion pour lui de fustiger les médias et leur influence sur le peuple (sur ce thème, je conseille la réflexion d’Andy sur les médias du début du chapitre 13), l’intolérance dont peuvent faire preuve les gens envers ce qui ne leur ressemblent pas et l’hypocrisie des gouvernements. Bien entendu, zombie oblige, tout cette réflexion se fait sur fond de description de dégénérescence physique et d’effets indésirables de la non-mort mais l’impact n’en est pas moins grand.

Bref, durant ma lecture, j’ai beaucoup souri, ri, pleuré parfois, mais surtout réfléchi et c’est pour cela que je l’aime autant et pense en faire mon livre de chevet.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir à votre tour cette petite perle littéraire. Et si vous aimez ce tome, sachez que sa suite, « Le jour où les zombies ont dévoré le père-noël » (« I saw zombies eating Santa Claus »), est déjà disponible en version française en grand format aux éditions Mirobole.

Titre : « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère .. et retrouvé l’amour »

Edition de poche : Folio SF

Nombre de pages : 389

Prix indicatif : 8€

ISBN : 9782070455256

[A VOIR ABSOLUMENT] http://game4kids.fr/ : Le jeu vidéo à la portée des parents

Nous avions il y a quelques temps lancé l’idée d’expliquer le jeu vidéo aux parents, la plupart du temps ce sont eux qui financent ou qui achètent directement les derniers jeux aux enfants, mais sans vraiment savoir ou sans avoir le temps de s’y intérresser. Game4Kids continue et a grandement amélioré le truc et proposent aux parent une lecture de choix pour comprendre ce à quoi jouent les enfants et explique de façon simple et accessible quels sont les jeux qui cartonnent et le public auquel ils sont vraiment adaptés. Vous trouverez sur le site un lexique : http://game4kids.fr/lexique/ qui expique tous les termes essentiels, un guide sur les controles parentaux http://game4kids.fr/controle-parental/ ou encore une explication des classifications existantes : http://game4kids.fr/les-classifications/ … un must have dans vos favoris si vous vous sentez largué sur les jeux vidéo quand vos gamins ou les vendeurs de micromania  vous parlent …

Un petit exemple de leur production : l’explication de Diablo III en vidéo :



[LECTURE] « Big Bang Anim : Confessions du fondateur d’Animeland », ou la genèse d’Animeland

ob_8bf6302bf2118b40701773870a5ffb9c_big-bang-animeEn cette fin d’année, mon coup de coeur revient à un livre qui peut faire un beau cadeau à tout fan d’animation japonaise, de mangas ou à tout lecteur régulier d’Animeland : Big Bang Anim, écrit conjointement par Gersende Bollut et Yvan West Laurence, créateur d’Animeland, le livre regroupant ses « confessions » comme le dit si bien le sous-titre.

Aujourd’hui, il est facile (voire beaucoup trop, vu la pléthore de nouveaux titres) de trouver des mangas ou des animés dans les rayons de boutiques spécialisées mais aussi plus simplement dans les magasins de grande distribution ou sur les sites en ligne. On peut dire qu’on aime Naruto ou Bleach sans passer pour un associal qui a oublié de grandir. Il existe même des magazines (Animeland, justement), des chaînes, des sites Web spécialisés permettant de se renseigner et d’enrichir sa passion. Mais ça n’a pas toujours été le cas : fut un temps où récupérer des animés, même en japonais sans sous-titre, relevait de l’exploit, que ce soit pour les visionner au niveau des matériels ou pour pouvoir se payer les cassettes vidéos en import. Quant aux mangas, la publication était quasi inexistante et le peu qui était publié l’était souvent au détriment de la qualité et/ou de la régularité.

C’est à cette époque où il ne faisait pas bon être fan d’animation que nous ramène le début de l’excellent ouvrage de Gersende Bollut et Yvan West Laurence. Au fil des pages, nous remontons le temps pour voir, presque sous nos yeux, se construire peu à peu le magazine Animeland, magazine de référence de l’animation japonaise, mais surtout se créer autour de lui la généralisation et l’accès au public de cette culture alors si différente. Le sujet peut paraitre austère mais il est raconté de façon dynamique  et se laisse lire avec beaucup de plaisir grâce au style de Gersende Bollut.

La principale histoire est la mise en place progressive du magazine dont les principaux instigateurs sont Yvan West Laurence et de nombreux collaborateurs dont une poignée seulement est présentée dans le livre, manque de place et de temps oblige. On s’attache  à ces personnalités qui sont parfois des têtes connues et ont toutes à leur façon contribué à réhabiliter cette culture pendant et/ou après leur passage à Animeland. Autour de cela s’articulent d’autres évènements comme l’apparition de conventions auxquelles l’équipe d’Animeland a participé, les rencontres avec de grands animateurs ou dessinateurs, les difficultés rencontrées (et surpassées) et autant de petites choses ayant au final amené la situation à être ce qu’elle est devenue aujourd’hui en France pour les otakus et autres geeks.

Le livre est complété à la fin par des interviews, croisés et non croisés (dont un avec Erwan Le Vexier, créateur du feu magazine Dixième Planète), qui permettent de voir d’autres points de vue sur les différents sujets abordés dans le livre et d’en approfondir la lecture.

Pour moi, ce livre, c’est une sorte de madeleine de Proust. Parce que je me suis retrouvée partiellement dans le jeune Yvan, incompris par rapport à ces passions et découvrant qu’il est loin d’être seul dans son cas,  parce que j’ai connu certains lieux cités dans le livre, parce que j’ai feuilleté des Animeland illustrant l’ouvrage, parce que j’ai reconnu des têtes parmi les photos même si la plupart d’entre eux travaillent ailleurs qu’à Animeland à présent, ou encore parce que j’ai lu Dixième Planète et écouté Radio Loustic… Mais c’est aussi et surtout un ouvrage essentiel qui permet de découvrir ou redécouvrir cette période où tout ce qui semble acquis aujourd’hui concernant l’offre cuturelle japonaise était à créer.

Fait non négligeable : ayant pu les rencontrer à l’occasion d’une séance de dédicaces, j’ai pu constater par moi-même que les auteurs sont très accessibles, sympathiques, souvent prêts à blaguer ou échanger des opinions avec leurs lecteurs, que ce soit de visu ou à travers leur groupe « Big Bang Anim’ OFFICIEL » sur Facebook .

Pour se procurer l’ouvrage (ce que je vous recommande chaudement), rendez-vous sur la page d’Omaké Book : http://omakebooks.com. Les fêtes de fin d’année  approchent à grand pas et un cadeau de plus n’est jamais inutile…

Auteurs : Yvan West Laurence / Gersende Bollut
Editeur : Omaké Books
Nombre de pages : 292 pages dont plus de 300 photos (pages N&B et cahier couleur)
Prix de vente : 20 € environ
Date de parution : 4 novembre 2013
ISBN : 978-2-919603-06-0

[LECTURE] La Petite Mort

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La Petite Mort est une bande dessinée qui a plusieurs particularités.

La première, c’est qu’elle est écrite et dessinée par Davy Mourier, qui n’en est pas à son coup d’essai dans la bande dessinée (41 Euros pour une poignée de psychotropes , Mouarf, journal d’un geek dépressif). Il est par ailleurs acteur avec son ami Monsieur Poulpe dans des petites séries comme Nerdz ou Karaté Boy dont ils sont à l’origine. Enfin, il est aussi animateur pour la petite chaîne non moins geek Nolife. On pouvait donc s’attendre à trouver quelques références geek dans ce nouvel ouvrage.

La deuxième, c’est qu’elle est préfacée par M. Alexandre Astier lui-même, excusez du peu.

La troisième et dernière, c’est qu’elle met en scène La Petite Mort, enfant allant à l’école publique dont le destin est de tuer des gens, comme Papa Mort, mais qui voudrait bien devenir fleuriste. Il a un cartable Hello Kittu, ce qui contribue encore plus à ce que les autres enfants le mettent à l’écart, son aspect et ses propos étant déjà peu engageants. Car la Petite Mort, comme Papa Mort, porte un long suaire noir à capuche et n’a que la peau sur les … non, attendez, il n’a que les os. Malgré ça, les autres enfants ne le craignent pas, ils le prennent plutôt comme souffre-douleur. Sa vie est ponctuée par son camarade de classe qui veut absolument devenir son ami, l’apprentissage de son futur métier, sa camarade pour laquelle son petit coeur absent bat très fort (façon de parler) et ses doutes sur sa destinée.

Mais n’allez pas croire que La Petite Mort est une bande dessinée que sérieuse. C’est un petit bijou d’humour noir, la famille Mort est attachante : on aurait presque envie de la rencontrer si on ne savait pas ce que cela signifiait. Ce livre nous fait rire de la mort tout en parvenant à parsemer des moments d’émotions réelles, que ce soit lorsque la Petite Mort se questionne sur son destin ou d’autres moments plus poignants que je n’ébruiterai pas ici, histoire de ne pas dévoiler trop l’histoire.

Graphiquement, l’histoire est composée de plusieurs parties. L’histoire principale concernant la Petite Mort est essentiellement en noir et blanc, à l’exception de quelques touches de couleur rouge, jaunes ou vertes. Elle est entrecoupées de publicités détournées dont les couleurs voyantes tranchent d’autant plus avec le reste de l’histoire, de faux documents type carnet de souvenirs ou lettre qui permet de s’attacher un peu plus aux personnages ou encore de bandes dessinées de style différent. Celles-ci s’éloignent du personnage de la Petite Mort pour se concentrer plus sur une histoire parallèle (le spationaute Buzz Aldrin) ou les personnages secondaires (le chat Sephi)  et  forment comme une parenthèse dans l’univers très noir du reste de la bande dessinée. Le ton y est un peu moins morbide mais reste assurément dans l’humour noir, les couleurs y sont présentes, parfois vives, parfois pastels.

On trouvera dans les tee-shirts des personnages, les posters au mur ou les fausses publicités des références détournées à des produits de culture geek comme Pokémon ou Hello Kitty mais aussi et surtout à de nombreux programmes créés par Davy Mourier.

Aux qualités de la bande dessinée s’ajoute le principe de Réalité Augmenté qui permet grâce à l’application Layar, lorsqu’on scanne certaines pages comportant un crâne, d’avoir accès à des contenus supplémentaires comme des explications de l’auteur sur certains sujets, une représentation 3D en réalité augmentée de la Petite Mort ou l’accès au jeu dérivé. Celui-ci n’est pour le moment disponible qu’en application pour produits Apple : il permet d’incarner la Petite Mort qui doit, dans de courts niveaux type plateforme, faucher des âmes le plus vite possible afin de les ramener au Réfrigérium. Un peu difficile de prise en main lorsqu’on n’est pas doué sur ce type de jeu, il a l’avantage d’être gratuit et de bien reprendre les idées et les graphismes de la bande dessinée et peut permettre de passer plus agréablement les longs voyages en transports en commun.

Pour lire les premières pages de la bande-dessinée, rendez-vous ici : http://www.editions-delcourt.fr/special/lapetitemort/

La petite Mort : Editions Delcourt, à peu près 100 pages. Prix public : un peu moins de 15 euros. ISBN : 2756042560

[BLOG AMI] : le serpent retrogamer

318950_557692510912797_1340278828_nLe Serpent Retrogamer vous offre un regard différent sur le monde du retrogaming. Un regard actuel qui met en perspective nos hits d’antans pour repérer, et ainsi aduler, les softs qui ont marqué l’histoire des jeux vidéo. C’est pour cela que nous ne nous interdisons pas de parler de la current-gen, mais encore une fois d’une façon différente, en essayant de voir en quoi tel ou tel jeu peut espérer rester gravé dans les mémoires. Entre coups de cœurs, dossiers, et tests, sans oublier différentes rétrospectives sur des séries ou des studios, Le Serpent Retrogamer, c’est une vision actuelle de nos jeux rétro !

A voir ici : http://www.le-serpent-retrogamer.org/

[TEST] Faites de la musiques sur votre iPad

imageUne fois n’est pas coutume mais aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai eu il y a peu. Il y a quelques temps j’ai eu envie de me mettre un peu à la musique, j’ai cherché un peu des outils pour faire ça. Je me suis d’abord tourné vers Magix Music Maker, puis j’ai regardé un peu plus vers l’univers Apple, et j’ai testé Garage Band sur mon macbook. J’ai bien aimé, mais le problème c’est que je n’ai pas assez de temps pour être productif, et je cherchais une solution mobile. J’ai pensé a tester quelques applis sur iPad et je me suis rendu compte que c’est pas si mal foutu pour la création un iPad.

L’ouvrage en question est bien plus qu’un mode d’emploi de tel ou tel logiciel, il est le point de départ pour celui qui veut faire de la musique sur iPad et qui n’a pas encore trouvé SA solution idéale. En effet, j’ai pu constater que chacun est différent, et si un programme semble adapté à une personne il ne sera pas idéal pour une autre. Bien qu’une grande partie de l’ouvrage soit consacrée à Garage Band d’Apple, ce livre est une vraie boite à outils indispensable au musicien en herbe ou professionnel qui veut une solution mobile quand il n’est pas en studio.

Loin de se vouloir exhaustif l’auteur n’hésite pas à nous renvoyer vers des tutoriaux en ligne, ou des exemples plus détaillés. J’ai vraiment pris ce livre comme une aide vers laquelle je reviendrai à chaque fois que je cherche une aide en particulier. J’ai dévoré la section qui concerne Garage Band, je ne le voyais que comme un amusement et ne pensais pas vraiment cet outil sur iPad comme l’équivalent de la version Mac, je dois avouer que jusque là du coup je n’avais pas vu toutes les possibilités offertes, y compris grace à l’écran tactile. Je ne peux que vous conseiller l’achat de ce livre juste pour la partie Garage Band. Le reste de l’ouvrage aborde différents outils. Qu’ils soient gratuits, payants abordables ou non, une selection très complète et actuelle nous est proposée. Il y en a pour composer pour tous les gouts et pour tous les niveaux. L’auteur nous livre aussi tous les conseils qui nous aideront à contourner les problèmes inhérents à l’iPad (en particulier le stockage et l’importation). Dans un chapitre on trouvera tout ce qu’il faut pour connecter nos instruments physiques à notre iPad, et dans un autre tout un tas d’accessoires qui personnellement m’ont soit épaté soit m’ont donné envie … Une dernière section est plus destinée non pas à la composition mais à l’écriture. Dernière petite chose que je trouve juste super pratique, l’auteur a eu l’idée très intelligente d’intégrer des QR-Codes qui vous orienteront vers tutoriaux et liens explicatifs sur le net, c’est pas nouveau, c’est juste sympa de trouver ça quand on lit le livreunitag_qrcode_1361108640602 avec internet à portée de main …Si vous vous sentez l’âme d’un musicien, si vous avez un iPad et que vous voulez vous lancer dans la composition, sachez que votre iPad est une bonne solution, et ce livre sera votre guide.

« Faites de la musique avec votre iPad » par Franck ERNOULD aux éditions DUNOD 
Collection: Hors collection, Dunod 
Février 2013 – 160 pages – 170×240 mm 
EAN13 : 9782100579631 
ISBN : 978-2-10-057963-1 

[TEST] Le BYOOK – Tara Duncan

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Voici un petit écart Dreganien en dehors des critiques habituelles de jeux vidéo. Un coup de cœur, une jolie découverte, bref, une nouvelle aventure ! C’est en flânant dans le du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse qu’au détour d’un chemin je me suis trouvée nez à nez avec un PLV de Tara Duncan qui a attiré mon attention… et juste devant elle, une tablette… Voilà de quoi aiguiser ma curiosité.

Pour ceux qui ne connaissent pas Tara Duncan, il s’agit d’une série littéraire de fantasy, crée par Sophie Audouin-Mamikonian, portant le nom de son héroïne, une « sortcelière »  (non, je ne suis pas sous substances, c’est le bon mot, car elle « celle les sorts ») et ses aventures sont disponibles en livre et en dessin animé.

Trop souvent présentée, de façon bien réductrice, comme « une sorte de Harry Potter au féminin » qui a « son univers magique bien à elle », elle propose pourtant  d’autres choses. J’ai toujours eu une affection particulière pour cette aventurière plutôt maladroite aux pouvoirs parfois capricieux. Quoi qu’il en soit, je viens aujourd’hui, plus que vous parler de Tara en elle-même, vous initier au Byook et de la séduisante combinaison des deux, car telle fut ma découverte au Salon.

Sans vous faire une biographie, Tara Duncan n’est pas le premier Byook à voir le jour par chez nous. En quelques clics (de l’index) et un investissement d’une somme plutôt symbolique (moins de 3€), vous pouvez vous aussi vire cette jolie expérience ! Plus qu’une application Smartphone (ou tablette), plus qu’un bouquin ou e-book, le Byook est ma nouvelle passion ! Qu’on connaisse/adhère à Tara Duncan n’est pas l’objet de ma chronique. Le Byook a plusieurs avantages. On le transporte partout, comme un e-book me direz-vous. Certes, mais il propose bien plus qu’une lecture…

L’auteur a écrit spécialement pour le Byook un nouvel épisode de Tara Duncan qui permette d’utiliser toutes les fonctionnalités alléchantes de ce nouveau media. Une histoire et un contenu exclusifs, que demander de plus ? Que je vous explique peut-être…

En démarrant l’appli, on me conseille de mettre le casque pour une meilleure expérience. Je m’exécute sans broncher, ne voulant pas perdre une miette de ce test. D’un mouvement de doigt, on peut régler facilement le volume des sons et de l’ambiance et bien sur tourner les pages. Vous l’aurez compris, cette expérience a pour moi été une réussite.

Pour faire un aparté sur ma vie, j’ai toujours eu un mal de chien à lire dans le silence (ou le bruit du métro) mais aussi, et surtout, à choisir la musique qui accompagne au mieux mes lectures, ne sachant pas toujours à quoi m’attendre en entamant un bouquin. Question réglée avec le Byook, qui propose d’inclure à sa lecture une musique qui colle parfaitement à l’univers de l’héroïne, en l’occurrence, et aux évènements relatés.

Les pages sont agrémentées de dessins animés, au vrai sens du terme : soit une vignette qui mette en image ce qu’on peut lire sur la page, soit seulement des détails en marge qui s’animent… comme par magie… Ca tombe plutôt bien ceci dit !

Au-delà du coté ludique évident, ces animations n’empêchent ni la lecture, ni la concentration, ni l’imagination, bien au contraire même ! Je me suis sentie stimulée par tout ce qui se passait dans mon téléphone ! Et captivée par la même occasion. Il est simple de mettre en pause et de reprendre la lecture, même après avoir fermé l’appli.

De plus, vous avez la possibilité de faire signer votre Byook si vous croisez l’auteur ! Si si, et je ne parle pas de votre téléphone, il s’agit d’un des « bonus » de l’appli ! Tout ceci choquera certainement les puristes et amoureux du papier (à raison certainement),  mais avouez quand même que ce concept est génial !

Pour conclure, j’ai été conquise par cette histoire originale et exclusive, tout à fait compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la sorceliere, l’humour indéniable au fil des pages et cette impression d’immersion totale dans le monde de la jolie Tara, bref un bon moment, divertissant et j’en redemande, indéniablement.

[LECTURE] Faites de la musique avec votre iPad

imageQue vous soyez musicien en herbe ou bien accompli, et surtout si vous avez un iPad vous pourrez découvrir un ouvrage consacré à votre passion ou votre hobbie. Depuis que j’ai mon iPad j’ai remarqué que c’était un outil assez pratique pour la création. Que ce soit au niveau graphisme (surtout pour le vectoriel, j’avoue que pour la retouche photo un bon vieil ordi est plus sympa), ou pour la musique. Pour la musique j’ai comme beaucoup de monde essayé pas mal d’applications, et j’ai fait deux trois trucs qui me plaisent (c’est déjà ça), puis j’ai découvert Garage Band, le problème c’est que je suis loin d’être complètement à l’aise avec ce dernier, même s’il est assez intuitif je ne dois l’utilliser qu’à 10% de ses capacités. Le 6 février ce livre sera disponible, et je pense le dévorer et vous faire un compte rendu de mon évolution avec Garage Band et les autres outiils présentés dans le livre, pour le moment les promesses sont bonnes :

Cet ouvrage tout en couleur est un guide pratique destiné à toute personne souhaitant composer, jouer, enregistrer, mixer et produire de la musique avec un iPad. Outre une présentation détaillée de GarageBand, l’application phare de l’iPad, il présente une sélection des meilleurs logiciels (instruments, virtuels, ambiances sonores, boîtes à rythmes, séquenceurs, effets pour voix ou guitare, prompteurs…) et des équipements (claviers, microphones, USB, interfaces MIDI, casques, amplificateurs…) spécialement conçus pour la tablette d’Apple. Tout au long de l’ouvrage, des QR-Codes permettant au lecteur d’accéder à des vidéos de démonstration en ligne. Les musiciens et les spécialistes du son, professionnels ou amateurs éclairés, trouveront dans cet ouvrage les outils dont ils ont besoin pour donner libre cours à toute leur créativité.

À bientôt pour mes évolutions son

Si vous voulez vous procurer le livre à sa sortie, c’est aux éditions Dunod, par Franck Ernould, le 6 février 2013 pour 19 euros …

[NEWS] : Un jeu « sauce facebook » by TomTom ???

Oui vous avez bien lu, Tomtom, le célèbre constructeur d’aide à la navigation se lance dans un concours pour faire gagner des jolis cadeaux (voyages, GPS, belles montres, …) et surtout pour assurer leur communication. Ce qui m’a surpris c’est surtout qu’ils mettent en place un truc à la mode en ce moment. Le jeu concours est en fait un jeu comme pas mal de jeux sociaux à la sauce facebook. Une partie gestion (on doit faire un trajet d’un point à l’autre d’une carte), avec divers accessoires et outils (vous verrez si vous cliquez sur le lien ^^ ), on gagne des « pièces » qui nous servent à améliorer les stats (et les chances de gains ou la rapidité du jeu) … bref, un vrai petit jeu … C’est surprenant et ma foi pas désagréable pour un jeu concours … Si vous avez du temps à perdre allez y faire un tour c’est rigolo … Et si vous voulez des pièces en plus grace à clem2k entres le code : TTClem2k … (vous pouvez coupler le code dispo sur Youtube YTALMOSTVIRAL ca fonctionne) …

Le jeu : http://more.tomtom.com/

Sinon y a une petite vidéo marrante, c’est clair que comme ils disent, ils ont mis le fric dans les cadeaux et pas dans la vidéo !