[IRL] F.A.C.T.S., 27ème édition (Gand, Belgique)

IMG_0958Hasard ou coïncidence, 2 importants salons geek tombaient en même temps ; la 2ème édition de la Comic Con de Paris dont vous trouverez l’article ici, rédigé gracieusement pour ce site par notre ami de Le Tribunal du Geek, et FACTS, important salon se voulant la Comic Con belge en étant à sa 27ème édition. Don Rosa étant présent à F.A.C.T.S. (vous en avez déjà entendu parler lors de la campagne pour le documentaire le concernant ici), mon choix a été vite fait. C’est donc le week-end du 22 et 23 octobre que je partis à l’aventure dans ce pays où l’on parle un langage étrange mâtiné d’allemand*.

*Amis parlant le néerlandais, sachez que j’ai eu pendant ces 2 jours à Gand l’occasion de regarder des émissions et des films sous-titrés en néerlandais et qu’en aucun cas, je ne me moque de votre langage.

Présentation du salon F.A.C.T.S.

Créée en 1993 sur 2 tables dans un petit bar de Gand, comme le raconte si bien le site ici, le festival n’a cessé de s’agrandir au fil des années, au point d’avoir depuis quelques temps une édition d’automne et d’été. La dernière édition d’automne de 2015 avait accueilli sur 2 jours et 30.000 mètres carré 50.000 visiteurs. Cette édition a gagné 10.000 mètres carré, ce qui n’est pas un mal d’après ce que m’ont dit mes compagnons de file d’attente. Le salon se veut prolixe dans ces thèmes, comme l’indique son acronyme : Fantasy Animation Comics Toys Space. Toujours d’après mes compagnons de file, il a aussi gagné en prix à cette occasion, que ce soit au niveau des tarifs des dédicaces des invités ou au niveau des tickets. Je ne peux évidemment juger le salon que sur cette édition et en comparaison avec d’autres salons geek que j’ai pu faire.

Présentation de l’édition 2016 

Cette édition était riche en invité comics et bande dessinée, présents dans l’Artist Alley située dans la partie du salon réservée aux dédicaces. Malheureusement, je ne m’y connais pas assez dans ce domaine pour juger de sa richesse et ne m’étendrait donc pas dessus. Les invités d’honneur, bien que surtout constitués d’acteurs secondaires ou ayant joués dans des séries des années 90, étaient assez intéressants eux aussi : nous avions Sean Astin (Les Goonies, Le Seigneur des Anneaux), Nicholas Brendon (Buffy contre les Vampires), le meme David Hasselhoff (K2000 et Alerte à Malibu pour ma génération), Kristin Bauer (True Blood), Paul Mc Gann (Dr Who), Hafthor Bjornsson (La Montagne dans Game Of Thrones)… Là encore, je vous renvoie vers le site de l’événement ici. Il accueillait aussi un champion de kick-boxing néerlandais, Peter Aerts.

S’ajoutaient à cela bien entendu les stands des associations, des vendeurs professionnels, des créateurs (que ce soit de bijoux ou dessinateurs), des espaces de jeux, de test d’innovation technique comme le casque de réalité virtuelle de Samsung et même une partie entièrement dédiée à des courses de drônes.

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Ce que je n’ai pas aimé dans le salon F.A.C.T.S.

Comme vous commencez sans doute à me connaître, vous savez que j’aime les listes et que je préfère énoncer ce que j’ai trouvé bien ou mal dans les salons et que, comme c’est mieux de finir sur du positif, je commence toujours par les points négatifs (parfois malheureusement plus nombreux que les points positifs).

  • Le prix : Le prix des tickets allait pour une journée de 15€ pour un billet dit standard, soit entrée à l’heure normale de 10h00, à plus de 85€ pour celui V.I.P. qui contenait un nombre de coupe-file plutôt impressionnant, que ce soit pour l’entrée dans le salon en lui-même ou les photos, les dédicaces et les conférences. J’ai envie de dire qu’à ce prix là, je comprenais totalement qu’ils veuillent passer devant tout le monde. Me concernant, j’avais d’abord pris un billet standard avant d’apprendre que Don Rosa faisait des dessins sur tickets et de racheter un billet Priority pour entrer une heure plus tôt. Comptez le double du prix d’un billet standard pour un billet Priority (30€), sachant que celui-ci ne vous exclut pas d’arriver quand même une heure avant l’ouverture pour être plutôt bien placé dans la file d’attente et espérer avoir le sésame. Sachez que malgré cela, je n’ai pas eu le sésame en question, étant arrivée 36ème sur 32 pour le précieux ticket, mais cela est une autre histoire…

Ajoutez ensuite aux billets d’entrée les dédicaces payantes des acteurs allant de 25€ à 50€ pour une seule signature (et cela que le support soit une des photos proposées ou une jaquette de DVD ou, dans mon cas , un marque-page d’époque) et vous pouvez tomber très vite sur une journée à plus d’une centaine d’euros, sans même prendre en compte les éventuels achats.

  • Le monde: Si je devais comparer F.A.C.T.S. à un salon qui m’est familier niveau monde, ce serait Japan Expo. Autant jusqu’à midi, il reste encore aisé de circuler dans le salon, autant passé cette heure le samedi, circuler sans se faire bousculer devenait une gageure. On rencontre forcément ce problème quand on en est à un certain nombre d’édition et qu’on est un salon réputé (et parfois même quand ce n’est pas le cas, d’ailleurs). Et comme tous ses salons, autant des espaces étaient surpeuplés et invivables (le hangar des boutiques), autant d’autres étaient grands et pratiquables ( l’espace des courses de drônes ou des associations de fans).

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  • Le planning tardif : Je suis une maniaque de l’organisation des salons : lorsque je vais dans un salon, j’ai besoin de me faire un planning afin de savoir exactement où et quand ont lieu les dédicaces et les événements qui m’intéressent et de me préparer au mieux. Dans le cas de F.A.C.T.S., sans doute pour parer à d’éventuelles annulations de dernière minute, le planning n’a été délivré que la veille au matin. C’est ainsi que je me suis retrouvée à racheter un billet la veille alors que j’aurai sans doute pris d’office un billet Priority si j’avais su que Don Rosa faisait des dessins au ticket.

Ce que j’ai aimé dans le salon F.A.C.T.S.

La plupart des points négatifs étaient communs à la majorité des salons existants, Certains points positifs le sont forcément également. Et comme je suis française et que j’aime bien râler, j’en profite pour glisser quelques commentaires négatifs au passage.

  • Dédicaces acteurs et invités : ce qui frappe en premier lorsqu’on regarde le planning de dédicaces des invités de F.A.C.T.S., c’est la longueur des plages horaires. Pour ne citer que ceux que j’ai fait, Sean Astin et Nicholas Brendon avaient en tout près de 6h30, soit une chance pour n’importe quel fan de pouvoir avoir sa dédicace. Dans le cas de Nicholas Brendon, elle était sans doute même trop élevée vu qu’il a passé de longs moments dans l’après-midi à discuter longuement avec une fan venue chercher une dédicace ou à attendre des personnes souhaitant une dédicace, à l’instar d’autres de ses compatriotes, tandis que d’autres avaient des files d’attente qui ne désemplissaient pas. De même, Don Rosa a passé ses 2 demie-heures prévues de dédicaces à 2 fois 2 heures, ce qui permettait là aussi d’avoir sa signature avec un peu de patience. Seuls certains dessinateurs dont Henriet (Dent d’Ours), dont la file d’attente étaient prises d’assaut par des vieux de la veille venus avec leurs sacs pleins de bandes dessinées d’époque et leur siège portable, étaient du coup moins approchables par les petites fans de mon acabit.

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Comme souvent, les acteurs étaient vraiment sympathiques et avenants avec leurs fans, malgré les longues heures de signature qui les attendait.

  • Variété des stands alimentaires à prix corrects : F.A.C.T.S. l’avait promis sur leur site et c’était vrai : non seulement, les stands alimentaires étaient une dizaine pour tout le festival, mais en plus les prix étaient corrects par rapport à ceux pratiqués ailleurs. Comptez 7€ pour 2 onigris faits mains et de taille correcte, 4€ pour un quart de pizza. D’accord, ça reste élevé mais comparé aux tarifs pratiqués sur certains festivals de même envergure, c’est plutôt bien. Certains stands alimentaires, cachés dans des lieux moins pratiqués comme la salle de spectacle, permettaient d’avoir assez rapidement la nourriture sans faire la queue, même si le fait d’avoir déjeuné à 14h30 passé a dû beaucoup aider.
  • Variété des boutiques : Contrairement à ce que j’ai pu lire sur la page Facebook de l’événement, j’ai trouvé les stands vraiment variés dans ce qui était proposé. Bien sûr, il y avait les habituels vendeurs de Funko POP, d’armes factices, de lamas en peluche, de produits dérivés de mangas sans doute pas très officiels et de fruits séchés. Mais à coté de cela, il y avait de nombreux stands de jeux vidéos rétro, de jouets anciens de collection, de produits des années 80-90 à prix plus que corrects, de revendeurs de figurines Lego, de Pin’s, de mangas en anglais, de figurines actuelles, de comic’s de toutes les époques, de produits sortant de l’ordinaire comme les dragons d’épaules faits mains ou les reproductions d’armes pour jeux de rôle grandeur nature. J’ai beaucoup aimé cette variété et ces stands qui sortaient de l’ordinaire.

Petite anecdote : en 2014, j’étais tombée sur des stands vendant des lentilles de couleur et des lamas en peluche au… salon du livre de Francfort côté manga. Oui, ça surprend. Du coup, je me demande maintenant s’il y avait un stand de fruits séchés…

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  • Variété des activités : lorsque vous ne traîniez pas dans les boutiques, vous pouviez assister à des combats de robots, des courses de drônes, vous faire prendre en photo avec des dinosaures motorisés, assister à des défilés de cosplayeurs amateurs, tester le dernier jeu South Park The Fractured But Whole avant sa sortie en 2017, jouer à d’anciens jeux d’arcade sur des bornes gratuites mises à disposition, vous exercer au karaoké ou participer à des quizz… Pour ma part, je n’ai pas eu le temps de faire beaucoup de ces activités mais c’est clairement un plus du salon.

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  • Cosplay : J’hésitais à le mettre dans les points positifs car qui dit salon geek dit généralement cosplay. J’ai eu l’occasion de croiser des cosplays magnifiques le matin mais que je n’ai pas pu prendre en photo, étant bloquées dans les files d’attente (une de mes activités récurrentes le matin). La plupart étaient sans doute venus pour le concours. J’ai pu l’après-midi en avoir quelques autres. Malheureusement, le salon n’est pas idéal pour eux car ils sont généralement dans des allées bondées où il est difficile de s’arrêter pour prendre la pose sans gêner. Il manque peut-être une place dédiée comme c’est le cas à Japan Expo.

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  • L’occasion de découvrir de nouveaux dessinateurs : d’accord, ce n’est pas vraiment un point positif, c’est surtout une manière de placer mes 2 coups de coeur de ce salon. Mais grâce à F.A.C.T.S., j’ai pu découvrir 2 dessinateurs qui m’ont beaucoup plu.

Tout d’abord, Renee Rienties, artiste hollandaise, qui dessine entre autres un blog sur sa vie quotidienne : http://mydailylifecomics.com/. Elle tient parallèlement une autre page sur ses autres créations : http://artofreneerienties.com/. J’ai accroché sur ses dessins ronds qui m’ont fait penser à ceux de Comme Convenu. La dessinatrice est adorable.

Ensuite, l’encreur Ortego, pour lequel j’ai bloqué sur un de ses dessins très travaillé de Batman et Robin (les personnages, pas le film, hein) . Vous pouvez retrouver son travail à l’adresse suivante : http://willortego.com/ .

Bilan de la convention

F.A.C.T.S possède les avantages et les inconvénients classiques d’une convention de ce type. Pour quelqu’un ne faisant qu’une ou deux conventions par an et vivant en Belgique, elle est plutôt un bon choix : les invités sont intéressants et les boutiques et les activités variées. Je lui reprocherai peut-être un manque d’activités culturelles type conférence, qui est selon moi un plus dans une convention. Pour les personnes habitant en région parisienne ou à proximité de grandes villes comme Lyon et Toulouse, le choix est vaste et ce festival peut être facultatif. Sa plus grande force est sans doute le choix de ses invités pour lequel il semble reconnu. A partir du moment où vous supportez le monde et qu’un des invités vous intéresse, je pense que cela vaut la peine de le tenter.

Comme d’habitude, je vous invite à retrouver une sélection de photos prises durant le festival, essentiellement des cosplays et des stands. Nous n’avons pas pris de photo des acteurs invités, celles-ci étant interdites. 

[IRL] Comic Con Paris 2015, une semi-déception

La Comic Con française était rattachée à Japan Expo de 2007 à 2008 sous le nom de Kultima puis de 2009 à 2013 sous le nom qu’on lui connaît. Depuis, elle a décidé de prendre son indépendance afin de pouvoir prendre plus d’importance sans être dans l’ombre de Japan Expo.

IMG_0241L’édition de cette année a donc eu lieu aux Halles de la Villette à Paris, du 23 au 25 novembre 2015. Elle était organisée par Reed Expositions France et ReedPOP (organisateur des Star Wars Celebration et de nombreux Comic Con à travers le monde), en collaboration avec JTS Group (qui gère aussi Japan Expo).

Ayant assisté au festival le vendredi et le samedi, nous vous proposons de retrouver notre avis sur cette première édition ci-dessous.

Points positifs

 Les invités

Cette édition était parrainée par Louis Leterrier, réalisateur de L’Incroyable Hulk, présent au festival, et accueillait des invités tels que Frank Miller (scénariste de 300 ou Sin City), Shawn Ashmore (Iceman dans les films X-Men), James Marsters (Spike dans Buffy contre les Vampires), Eric Balfour (Duke Crocker dans la série Haven) ou Jeff Mann (artiste chez ILM). On pouvait aussi y retrouver de nombreux artistes de comics français ou américains, Joan Sfarr ou encore l’équipe de French Nerd et autres bloggers ou youtubers. Maisie Williams, actrice de Games of Throne, attendue le samedi et le dimanche, a malheureusement été obligée de décliner au dernier moment suite à une urgence, alors qu’elle était une des têtes d’affiches du festival. Son absence a été préjudiciable au festival, certaines personnes ne s’étant déplacées que pour elle et étant du coup reparties dès leur arrivée.

Les artistes étaient tous aussi gentils les uns que les autres. On voyait qu’ils étaient heureux d’être là (malgré leur état de santé pour certains) dans leur comportement avec leurs fans. Eric Balfour était adorable avec ces fans, tout comme Louis Leterrier, Joan Sfarr, Franck Miller ou encore Shawn Ashmore. Tous faisaient des photos avec leur fans, sauf Shawn Ashmore, à qui on l’a interdit faute de temps, même s’il semble plus logique que ce soit par rapport au fait que le studio photo de la convention vendait la photo avec lui 30€ (ça aurait donc été au détriment des fans qui avaient ouvert leur porte-monnaie).

 Système de dédicaces

Les dédicaces étaient toutes gratuites et se faisaient à l’aide d’un système de tickets, un seul pouvant être pris par personne et par passage afin de ne pas défavoriser les autres personnes dans la queue (il fallait refaire la queue pour avoir un ticket pour un autre artiste). La plupart de ces artistes étant en dédicace payante sur d’autres salons, c’est une très bonne initiative. Quant au système de ticket, il permettait aux gens de pouvoir se rendre dans la file d’attente seulement 30 minutes avant le début et d’être sûrs d’avoir leur dédicace.

Armures de l’exposition « Batman, sous le masque et la cape »

Pour ceux ou celles n’ayant pas pu assister à cette exposition éphémère, on pouvait y retrouver les armures revisitées par différents artistes.

Personnel du salon

Le personnel était efficace et se débrouillait bien, surtout compte-tenu des conditions (fréquentation du salon trop élevée et absence inattendue de Maisie Williams obligeant à revoir une bonne partie du planning alors que le salon venait d’ouvrir).

Ambiance et cosplays

On retrouvait dans ce festival cette ambiance particulière où, pendant les files d’attente, les visiteurs discutent entre eux de leur passion sans se connaître et où ils passent du coup un bon moment grâce à ces rencontres éphémères. On y retrouve aussi des amis, de manière attendue ou inattendue.

Mention spéciale pour les cosplayeurs, surtout le samedi, où on pouvait croiser énormément de bons cosplays. Vous pourrez d’ailleurs en retrouver quelques uns dans la galerie de l’article. La plupart étaient vraiment bons dans leur rôle, dont certains Deadpool se comportant (effet du masque aidant) vraiment comme le personnage.

Points négatifs

Stands du salon

Niveau boutique, l’essentiel de l’espace étant pris par la scène principale, il y avait à peine une vingtaine de commerçants : sucreries et boissons, imitations d’armes, produits geek tels que les Pop ou figurines, comics (les Humanoïdes Associés, Panini Comics ou Glénat Comics), vêtements mais aussi, plus incongrus, stands de maquillage (Hello Kitty et Nyx). Ces derniers proposaient des maquillages gratuits, eux aussi pris d’assaut. A côté de ces stands se tenaient ceux de professionnels tels que Canal Sat ou Microsoft Surface ou d’associations sur Perry Rhodan, Buffy, Star Wars (l’habituelle et toujours éposutouflante 501st Légion)…

Il était très rapide d’en faire le tour et aucun des stands ne proposaient vraiment d’exclusivité comme on peut en trouver dans d’autres Comic Con mondiaux. De plus, la plupart des employés des stands ne parlaient qu’anglais, ce qui était un obstacle pour une partie des visiteurs.

Fréquentation du salon

 Le public était globalement d‘une trentaine d’année, dont certains parents avec enfants.

Le vendredi, le festival ne se tenait que l’après-midi et il semble avoir été dépassé par le nombre de personnes attendues. Il fallait près d’une heure pour pouvoir rentrer dans le festival et celui-ci était tellement blindé qu’il était quasiment impossible de circuler dans les allées. On avait l’impression d’être sur les quais de Châtelet les Halles en heures de pointe. Malgré toute ma bonne volonté, il me fallait à certains moments bousculer les autres visiteurs pour pouvoir avancer.

Le samedi, la circulation était curieusement un peu plus aisée, le nombre de personnes attendues étant normalement supérieures à vendredi, la billetterie n’ayant même pas pu ouvrir du fait de l’absence de places supplémentaires disponibles. Mais il y a de fortes chances que ce soit lié aux personnes étant parties ou n’étant pas venues suite à l’absence de Maisie Williams ou encore ayant revendues leurs places suite à leur déception le vendredi, comme cela a pu se voir sur les réseaux sociaux.

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Durée des conférences trop courtes

Je n’ai pu assister qu’à une seule conférence avec Jeff Mann, malheureusement beaucoup trop courte (45 minutes, traduction comprise), ce qui n’a permis que de survoler l’animation chez ILM, sans même pouvoir vraiment parler de l’animation numérique. Le sujet était « ILM, de Star Wars à Jurassic Park » mais ces films n’ont même pas été traités. La salle de conférence était agréable mais une conférence d’au moins une heure aurait été préférable vu l’ampleur du sujet et l’intérêt que le public y portait.

 Temps d’attente

Au final, on passe plus de temps à faire la queue qu’autre chose. Le samedi matin, malgré le fait d’être arrivé dans les premiers (plus d’une heure avant l’ouverture), il m’a fallu faire 1h20 de queue pour avoir un ticket de dédicaces, la file étant déjà pleine des tickets VIP et 3 jours qui rentraient une demie-heure avant à mon entrée dans le salon. Les dédicaces les plus limitées en nombre comme celles de Frank Miller n’étaient ainsi jamais disponibles pour les billets normaux, celles-ci étant épuisées dès le début. Cependant, 1h30 plus tard, il fallait moins de 5 minutes de queue pour obtenir les tickets qui restaient comme Joan Sfarr.

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M’étant présentée 10 minutes avant une conférence, il n’y avait plus de places disponibles et tous les visiteurs présents pour celle d’après se sont retrouvés placés dans un petit amphithéâtre devant la salle de conférence près d’une heure. Si vous arriviez 30 minutes avant la conférence, vous n’aviez par conséquent aucune chance de pouvoir y assister. D’après d’autres visiteurs, c’était pareil pour les panels et autres animations ayant lieu dans la salle principale.

Bref, c’est comme Disneyland : 1 heure de file d’attente pour peu de minutes de plaisir.

On peut aussi ajouter les escaliers permettant d’accéder et de partir des dédicaces, n’ayant aucune signalisation concernant le sens de circulation et les employés qui devaient demander en permanence aux visiteurs de redescendre parce que ce n’était pas le bon. La personne d’ailleurs chargée de distribuer les tickets de dédicaces était comme Harry Potter : sous l’escalier.

EN CONCLUSION

Ce festival souffre de la comparaison avec d’autres festivals mieux organisés. On sent que ce n’est pas de la mauvaise volonté (les artistes invités étaient intéressants et sympathiques, tout comme les sujets abordés) mais les différents problèmes d’organisation gâchaient clairement l’expérience. Le prix du billet était du coup trop cher par rapport aux nombres d’activités ou au nombre limité de stand proposés ou faisables étant donné les trop grandes files d’attente par activités. Rappelons-nous cependant que ceci n’est que leur première édition en solo, il est donc fort probable que la seconde édition soit meilleure et nous lui laisserons par conséquent sa chance.

[SORTIE] Geekopolis 2015 : succès 3.0 ?

Une convention, surtout en région parisienne, ça commence par ce petit jeu de repérer sur le quai du métro ou du RER les autres visiteurs. Dans notre milieu, c’est assez aisé : les sacs à dos Marvel, les Tee-shirts Star Wars, les bonnets Nintendo, ne trompent pas. Il y a toujours quelques traîtres qui ne portent aucun signe particulier, mais ils sont en minorité.

C’est par ce petit rituel que j’ai commencé ma deuxième édition, 3ème pour le festival, de Geekopolis. Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur la précédente édition, je vous renvoie vers le compte-rendu de ma visite de l’année dernière : [SORTIE] Ma première fois à Geekopolis.

 

Un espace plus grand et mieux organisé

 

Dès l’entrée à Porte de Versailles, les améliorations par rapport à l’édition précédente sautent aux yeux : le salon est passé du pavillon 7, relativement petit et long à atteindre, au pavillon 3. Il a gagné ainsi beaucoup de places dans les allées, ce qui était un des reproches de l’édition précédente. De plus, l’entrée au sein du festival se fait en moins de 10 minutes en période d’affluence, ce qui est particulièrement remarquable. D’autres salons du même type ferait bien de suivre cet exemple.

 

Passé le hall recouvert de portaits de méchants de différents univers, le thème de cette 3ème édition, on se retrouve dans un espace central permettant d’accéder aisément aux  5 univers et aux différentes salles d’atelier, de projection et de spectacle.

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Pour celles ou ceux qui ne connaîtraient pas l’organisation de Geekopolis, celui-ci est divisé en 5 sections distinctes:

  • Avalon pour l’univers Fantasy
  • Little Toyko pour tout ce qui touche au Japon (manga et animés, arts traditionnels)
  • Teklab pour les nouvelles technologies dont les jeux vidéo récents et la robotique
  • Metropolis pour l’univers comics, séries ou films, principalement américains
  • Nautilus pour l’univers steampunk (Geekopolis étant à ma connaissance un des rares salons à consacrer autant de place à ce thème)

Ajoutez à ces 5 sections une zone de jeux dans laquelle les visiteurs peuvent s’essayer à différents jeux de société récents, un espace important dédié aux dédicaces, des salles de conférence dans d’autres bâtiments, de belles scènes pour les spectacles et une dizaine de salles de projection et d’ateliers.

Lors de l’édition précédente, il n’était pas aisé de se repérer dans le salon et certaines zones nécessitaient de passer par d’autres pour y accéder. C’est ici totalement réparé : non seulement les plans sont fréquents et les sections bien séparées, mais il était facile de retrouver l’accueil grâce à la bannière en hauteur.

 

Des activités variées et à l’heure

 

On retrouvait encore cette année la richesse du festival, dans les thèmes proposées bien entendu, mais aussi dans les activités. Visite du salon et des stands, conférences, spectacles, ateliers, dédicaces : le visiteur n’avait que l’embarras du choix. Pour vous aider à visualiser la densité des activités proposées, je vous invite à consulter le guide du festival : http://www.geekopolis.fr/index.php?p=planning.

Me concernant, en  2 jours dans le festival, j’ai

  • fait 6 fois le tour des différents stands existants
  • participé à un quizz geek collectif (durant lequel mon manque de réflexe m’a fait cruellement défaut)
  • joué à des jeux vidéo rétro
  • testé l’oculus rift
  • assisté à un combat de cannes et à une initiation à la danse orientale
  • croisé entre autres Cthulhu, un dragon, une centaure, M.Jack, Wolverine et une charmante bête à fourrure (voir photo ci-dessous)

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  • eu 2 dédicaces et dessin de la part de Philippe Cardona sur mes albums de “Rolqwir”
  • assisté à un concert exceptionnel et dément du groupe de rock zombie Magoyond  avec participation de Pen of Chaos
  • parlé de Saint Seya et de musique avec des gens que je connaissais pas
  • écouté des réinterprétations a capella d’airs de jeux vidéo et oeuvres visuelles connus par Negitachi
  • revu Nao, le robot d’Aldebaran, en vrai et rencontré Aria sur le stand de Caliban, qui a tenu à prendre une photo avec moi bien que je n’étais pas rassurée (voir photo ci-dessous)

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  • croisé Marcus, le Joueur du Grenier, l’équipe de Noob, du Visiteur du Futur ou de Pen of Chaos dans les allées
  • vu un concours de cosplay amateur
  • découvert la maquette du jeu de rôle PC basé sur l’univers du Donjon de Naheulbeuk

Et je dois en oublier…

Certes, quelques d’activité se répètent chaque année : le Troll Ball, le combat de cannes justement, l’escrime de GN… Mais ce n’est pas le cas dans les ateliers ou les conférences, dont la plupart était axé sur les méchants, en honneur au thème de cette édition. Et quand bien même, le nombre d’activités possibles est tel qu’une semaine complète ne suffirait sans doute pas à en faire le tour.

Certaines d’entre elles étaient d’ailleurs largement plus plébiscitées (le concours de cosplay de dimanche) que d’autres (le quizz geek de samedi), la fréquentation des salles et la longueur des files d’attente étant fluctuante. La convention offrait la possibilité de pouvoir réserver sa place pour certaines activités ou certains spectacles jusqu’à une semaine avant, ce qui est une option très utile, particulièrement lorsque la majorité d’entre elles se chevauchent.

On peut ajouter à cela les nombreux cosplayeurs, pro ou amateur, ainsi que la plupart des participants de la section Nautilus dont les costumes steampunk étaient cette année encore superbes. Pour les chasseurs de photo, il y avait beaucoup à faire. A noter que les cosplayeurs m’ont semblé plus nombreux le dimanche que le samedi.

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L’autre point fort dans l’organisation du festival et qui lui fait honneur est la ponctualité.  Contrairement à un autre  festival que je ne citerai pas (mais que les habitués reconnaîtront), toutes les activités que j’ai faite ont commencé à l’heure donnée dans le programme. La seule qui était en retard l’était de 5/10 minutes et a terminé plus tôt que ce qui était prévu. cette ponctualité est d’autant plus importante qu’énormément d’activité ont lieu en même temps ou à la suite et que cela organise de la part du visiteur une bonne organisation.

Le petit bémol que j’apporterais est que les salles de conférence étaient relativement éloignées, puisque dans d’autres bâtiments, que cela obligeait à partir avant la fin en cas d’activités dans le bâtiment principal, même avec les réservations. Par ailleurs, celles-ci sont assez petites, ce qui a posé problème lors de certaines très attendues comme, par exemple, la présentation du jeu “Donjon de Naheulbeuk” où la salle avait atteint sa capacité maximale une demie-heure avant le début.

 

Plus grand IRL, moins dense en apparence

 

Le fait de ne pas piétiner trop dans les allées était vraiment appréciable, surtout comparée à l’édition précédente. Ce gain de place a permis au festival d’étoffer aussi le nombre de stands. D’où cette remarque que je me suis faite (et je ne suis pas la seule à avoir eu cette impression) : pourquoi le salon m’a semblé plus petit que l’année dernière ? Le samedi matin, il m’a fallu moins de 20 minutes pour faire le tour complet du salon (sans s’arrêter sur les stands, s’entend). Nous en sommes arrivés à la conclusion que cet effet était lié à la circulation beaucoup plus aisée que la précédente édition et au fait que les stands n’étant plus les uns sur les autres, le salon était plus aéré et par conséquent donnait plus un aspect de vide. Cela s’est un peu moins ressenti le dimanche où la fréquentation a été plus élevée.

Cette impression pouvait aussi être dû au fait qu’il y avait moins la découverte des stands, la plupart d’entre eux étant déjà présents lors de l’édition précédente. Par ailleurs, tout comme certains autres visiteurs, j’ai trouvé qu’il y avait un peu plus de stands professionnels que l’année précédente, même si le ratio reste acceptable.

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Les points de restauration propres à chaque espace, bien que variés, étaient généralement pris d’assaut à quasiment toute heure de la journée. Comme dans toute convention qui se respecte, les prix étaient un peu élevés, mais les visiteurs pouvant à leur guise sortir et rentrer dans le salon, il y avait la possibilité de manger en extérieur.

Autre fait non négligeable : le salon a mis à disposition des personnes ayant apportés leur propre nourriture un espace dédié avec chaise et table, sur lequel on  pouvait se reposer et assez grand pour qu’il ne soit pas trop difficile de trouver une place. Un autre point d’organisation tout à leur honneur, cette initiative étant loin d’être automatique dans d’autres salons ayant pourtant l’espace libre nécessaire.

EN BREF

Ce fut une excellente édition, encore meilleure que la précédente. Un grand bravo pour l’organisation irréprochable et la variété des activités proposées. Si Geekopolis continue sur cette vois, il pourrait bien devenir un salon incontournable.