Coup de coeur littéraire: « Comment j’ai mangé mon père, ma mère … et retrouvé l’amour » de S.G.Browne

Je vais vous parler aujourd’hui d’un livre qui est un véritable coup de coeur : « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour » de S.G. Browne. Ne vous fiez pas à ce titre un peu burlesque, qui est assez éloigné de l’original (« Breathers. A Zombie’s lament » soit « Respirants. La complainte d’un zombie ») et qui, comme souvent dans les titres français, spoile partiellement l’histoire.

Histoire de vous mettre un peu en appétit (de chair fraîche ?), voici la quatrième de couverture de l’édition de poche Folio SF: « Il n’est jamais agréable de se réveiller sur le sol de la cuisine , baignant dans une mare de glace à la fraise fondue et entourés de plusieurs bouteilles de vin… vides, évidemment. Le trou noir dans mes souvenirs n’est pas, non plus, quelque chose de très réjouissant. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Et pourquoi ai-je vidé le congélateur de son contenu ? Le mieux est encore d’aller voir par moi-même…

Après vérification, c’est finalement assez logique : pour y ranger les corps de mes parents. Bien.. Il va falloir que je me remémore deux ou trois choses mais par où commencer ? Peut-être par la façon dont je suis devenu un zombie ?».

Cet extrait met exactement dans le ton du livre : vous avez déjà l’humour mordant (dans tous les sens du terme) et le fait que le narrateur que vous accompagnerez tout au long du livre est un zombie, en l’occurence Andy, revenu à la vie voici quelques mois et squattant la cave de ses parents qui ne sont pas très heureux de ce retour inattendu. L’histoire se passe dans un monde où les zombies, minorité qui n’ont pas le droit de parole, existent depuis une trentaine d’années et ne correspondent pas aux clichés du genre : ils ne se trainent pas en quête de cerveaux ou d’êtres humains à dévorer, avec le QI d’une moule en fin de vie. En fait, ils ressemblent à vous et moi, juste dans un état de décomposition plus avancé.

Alors, que trouve-t’on dans ce livre ? Déjà, beaucoup d’humour : Andy a clairement choisi de prendre la vie de façon ironique et fataliste et ça se sent dans ses propos sur son état physique (il a une jambe et un bras hors d’usage et plus de cordes vocales), le monde qui l’entoure ou les situations qu’il vit. Le style narratif est parfois proche de celui des Dexter de Jeff Lindsay dans son ton sarcastique/réaliste. Andy est de plus entouré d’autres zombies eux aussi riches en couleur.

On y trouve ensuite de l’action avec la survie plus ou moins dure des zombies dans un monde qui leur est hostile et bien entendu, comme l’indique si bien le titre français, de la romance (mais sur ça, je n’en dis pas plus).

Mais on y trouve surtout des situations qui amènent le lecteur à des prises de conscience et à réfléchir sur le monde qui l’entoure. Andy est un personnage qui va fortement évoluer tout au long du livre, tout comme ses camarades, et va chercher à s’affirmer en tant que personne dans un monde qui considère les zombies comme des abominations non pensantes. Les zombies ne bénéficient d’aucun droit et ils sont l’objet de tests scientifiques, sont exposés dans des zoos, mutilés par jeu et n’ont pas le droit de se mêler aux respirants. Le parallèle avec d’autres cas de l’Histoire comme la condition du peuple noir lors de l’esclavage n’est pas difficile à faire et Andy ne s’en prive pas. Toute son histoire est l’occasion pour lui de fustiger les médias et leur influence sur le peuple (sur ce thème, je conseille la réflexion d’Andy sur les médias du début du chapitre 13), l’intolérance dont peuvent faire preuve les gens envers ce qui ne leur ressemblent pas et l’hypocrisie des gouvernements. Bien entendu, zombie oblige, tout cette réflexion se fait sur fond de description de dégénérescence physique et d’effets indésirables de la non-mort mais l’impact n’en est pas moins grand.

Bref, durant ma lecture, j’ai beaucoup souri, ri, pleuré parfois, mais surtout réfléchi et c’est pour cela que je l’aime autant et pense en faire mon livre de chevet.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir à votre tour cette petite perle littéraire. Et si vous aimez ce tome, sachez que sa suite, « Le jour où les zombies ont dévoré le père-noël » (« I saw zombies eating Santa Claus »), est déjà disponible en version française en grand format aux éditions Mirobole.

Titre : « Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère .. et retrouvé l’amour »

Edition de poche : Folio SF

Nombre de pages : 389

Prix indicatif : 8€

ISBN : 9782070455256

[MUSIQUE] MagoYond, le groupe qui fait revenir les morts à la vie

En ce  14 juillet, c’est le jour idéal pour fêter … les zombies (pourquoi faire comme tout le monde ?). Et plus précisément le rock zombie.

Le rock zombie, qu’est-ce donc ? C’est exactement la question que j’ai posé à un des musiciens de MagoYond lorsqu’il m’a interpellé lors de ma visite de Geekopolis.  Si le nom de MagoYond vous dit peut-être quelque chose, c’est que j’en ai déjà parlé brièvement dans mon article sur Geekopolis ou que vous avez peut-être vu leur première partie du Naheulband au Geek Faeries 2011.

Revenons à notre sujet : le rock zombie, c’est du rock avec des thèmes qui parlent aux zombies mais aussi aux humains fan de « La nuit des Morts Vivants », « Walking Dead », « Shaun of the Dead » ou tout autre oeuvre où des anciens humains en état de décomposition plus ou moins avancée avancent en tendant les bras et en râlant. Le groupe lui-même disait récemment sur sa page Facebook que c’est la scène de fin de « Shaun of the Dead »  où Shaun joue à la console avec son pote Ed qui leur avait inspiré la chanson « Adopte un Zombie ».

Convaincu par les quelques notes que j’avais pu entendre et les 2 musiciens du stand, j’ai pris leur deuxième et dernier CD, « Z » pour tester. Et j’ai adoré ! Tellement qu’une semaine après, j’achetais leur premier album, « Pandemia ». MagoYond, c’est surtout trois choses :

– des textes plus ou moins humoristiques tournant, vous l’aurez compris, autour des zombies mais aussi de certains monstres mythologiques ou de tueur fictifs ou réels, comme par exemple dans « Kraken Palace » ou « Jack ». Surtout, ce sont des textes qui restent en tête : « Adopte un zombie, mais quelle c******, il fallait s’échapper, ne pas se faire bouffer », « Maintenant t’es mourru, mais je reste complètement mordu de toi », « Fini les nuits de dures luttes dans les plaines, les campements de fortune dans la forêt, je voudrais être six pieds sous terre » (note au groupe s’il passe sur cet article : je vous l’ai déjà dit en direct mais non, on ne comprend pas forcément « dure lutte »)….

– des riffs endiablés, particulièrement dans le dernier album avec ma préférée « 6 pieds sous terre ». Mais aussi des très beaux morceaux de piano dans « Hector ZAM » ou des rythmes plus dansants  se mêlant à la trompette dans « Vegas Zombie » ou « Kraken Palace ». J’avoue avoir eu un peu de mal avec la voix de Le Mago la première fois mais je l’ai très vite apprécié. C’est de la musique qui donne envie de bouger et de faire des headbang, même si vous écoutez ça dans le métro ou à l’imprimante. Elle donne aussi envie de chanter les paroles à tue-tête, ce qui peut être gênant à l’imprimante de votre travail lorsque vous en êtes à « Mais il y a toujours un mec pour venir te faire c****  » dans « 6 pieds sous Terre » (véridique).

– des musiciens accessibles et extrêmement sympathiques, même si je n’ai vu pour le moment que les représentants Le Mago et Aspic. La photo ci-dessous (prise avec leur aimable autorisation) les représente sur le stand du Dernier Bar avant la Fin du Monde à Japan Expo 2014  :

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Si vous aimez le « Troll Métal » du Naheulband, vous ne pouvez qu’aimer MagoYond ! Leur musique est exactement dans la même veine et dans un domaine aussi geek que Naheulband, sauf que l’on passe du jeu de rôle aux trépassés qui râlent.

Les morceaux de MagoYond sont facilement accessibles : gratuitement sur leur chaîne Youtube, sur Deezer et sur Spotify, de façon payante sur I-Tunes ou en leur commandant les albums physiques. Vous les retrouverez facilement sur leur site : http://www.magoyond.com/ , ou sur leur page facebook MagoYond.

En attendant, vous pouvez écouter leur nouvel album en entier sur Youtube  à cette adresse

https://www.youtube.com/watch?v=UqpuAPpHW_4

Je vous conseille aussi leur chanson la plus connue « Adopte un zombie » :

http://youtu.be/a_E-_73NDaQ

En espérant que vous ferez vous aussi une bonne découverte.

Mon mot de la fin sera : « Agrrrrr ».

Lollipop Chainsaw : avis mitigé

Lolliboob chainsaw (lollipop pardon ^^) est un jeu comme on en rêvait, mais le problème et oui il y en a un c’est qu’il est vraiment loin d’être parfait … Ce jeu a fait l’objet d’un teasing assez remarquable de la part de Warner son éditeur, il a été produit par le grand SUDA51 que l’on connait pour son oeuvre complètement barrée, et sa touche est bien présente, cependant il m’a relativement déçu au point où j’en suis dans le jeu …

Alors pour faire simple, graphiquement le jeu nous met une belle claque, c’est propre, c’est bien foutu et y a pas grand chose à dire, si ce n’est quelques détails VRAIMENT disgracieux comme les mains de l’héroïne Juliette, on dirait qu’elle a des mains de Raymond le camionneur … Sinon tout est cartoon, propre et sans faute de goût, ce qui est appréciable de nos jours. Autre truc que j’ai vraiment beaucoup aimé, c’est la musique qui varie entre pop kitsch et bon gros rock qui tâche bien ! Niveau scénar on en demandait pas beaucoup, il faut juste un alibi pour démonter du Zombie à coups de tronçonneuse, et franchement on a pas vraiment plus : c’est du classique, une sorte de transposition de Buffy avec Zombies … C’est classique donc, mais efficace, ça passe très bien …

Venons en à ce qui fâche, et là je suis on ne peut plus déçu sur les points qui suivent !
– La réalisation technique est propre mais souffre de gros défauts : le placement des caméras est capricieux, et ça je le redoutais un peu … bon ok, je suis fan des caméras fixes à la God Of War ou Devil May Cry, mais quand on veut faire un jeu rythmé et se concentrer sur l’action, rien de plus efficace que ces bonnes vielles caméras fixes et des angles de vues bien scriptés ! On arrive même des fois à avoir des problèmes de clipping ou on ne voit plus du tout Ginette … Juliette … bref … Je me suis retrouvé à un moment à voir juste la tronçonneuse flotter dans les airs sans plan culotte !
– En parlant des « plans culotte » c’est anecdotique, mais si on nous laisse les caméras libres, l’intérêt c’est de pouvoir la placer où on veut, et en gros pervers le où on veut ça se résume à « sous la jupe de Ginette » !!! Eh bien non mademoiselle est pudique et nous cache la vue avec sa main de camionneur ! Bon ok, je me suis bien marré et j’ai bien aimé ! Mais frustration du pervers là ! lol
– Autre gros défaut : on a à disposition une grande palette de coups et combos, que l’on peut upgrader au fur et à mesure bien entendu et c’est appréciable MAIS une fois qu’on a compris que les pompons ça fait déco on se retrouve à marteler le bouton Y (ou Triangle) en boucle parce que c’est ce qui marche le mieux … Certes j’ai pas encore tous les upgrades donc ça va peut être s’améliorer mais au bout de deux heures de jeu, je suis en train d’exploser le Y de ma manette … au passage le bouton Y pour le  coup le plus utilisé je suis pas sûr que ce soit le meilleur choix niveau ergonomie (même si ça reste logique, vu que le A sert aux coups vers le sol …).
– Un truc que je vois venir gros comme le camion de Ginette, c’est les DLC, il n’y en a pas encore mais je sens qu’on va voir fleurir tout un tas de petites culottes et de tronçonneuses en mode c’est pas cher, c’est du micro paiement …

Bref, le jeu est une bonne surprise, mais il est loin d’être parfait, le problème en fait ne vient pas du jeu en lui-même mais vraiment du teasing outrancier et racoleur … Je n’aurai pas autant attendu ce jeu, je pense que je n’aurai pas vraiment remarqué ces petits défauts que je viens de vous présenter, mais voilà, Warner à mis en place le teasing boobs, et du coup j’étais en mode « il me le faut sinon je m’arrache une jambe » … et du coup il fallait que ce jeu soit PARFAIT …  Honnêtement c’est un bon jeu surtout pour l’été (non, non pas la peine de regarder la pluie par la fenêtre, je vous confirme on est pas en octobre !) … Je pense que si vous aimez les zombies et les boobs vous ne serez pas déçu, mais c’est clair que Lollipop Chainsaw n’est pas le jeu de l’année, et qu’il est loin de la bonne surprise qu’avait créé Warner et son premier Batman Arkham Asylum (dans un autre registre) …

Dossier : Dématérialisé, DLC, DRM, Cloud …

L’erreur 37 a fait couler beaucoup d’encre numérique sur les réseaux sociaux, dans les forums, et elle m’a donné envie d’en rajouter une belle couche en écrivant à la fois toute la haine et tout le plaisir que je trouve dans le dématérialisé … Je vous ai donc préparé un petit dossier, subjectif comme toujours, bref, mon petit point de vue sur tout ce que je trouve génial, tout ce qui me fait peur, et tout ce qui me dégoute dans ce nouveau mode de distribution …

Le dématérialisé :

Le dématérialisé c’est quoi ? Pour ceux qui ne sont pas coutumiers du truc c’est un jeu qu’on peut acquérir sans support physique (non je ne parle que des jeux, je ne vais pas parler de la musique ni de la VOD, …). On veut jouer à un jeu, on allume sa console ou son ordo, on se connecte à un fournisseur (SEN, XBLA, Boutique virtuelle Nintendo, Steam, Battle.net, …) on achète une licence, on télécharge une copie du jeu et on joue … Du moins quand tout se passe bien ! L’avantage du truc c’est que c’est rapide (quand on a une bonne connexion), qu’on peut acheter un jeu à tout moment, à toute heure du jour ou de la nuit, que des fois c’est moins cher que la version boite du jeu quand elle existe, et qu’on peut trouver des jeux « indies » et découvrir des petites perles …

Les « petits » jeux :

Grace au démat, je me suis bien marré sur des petites productions indépendantes, que ce soit Tecnho Kitten Adventures sur XBLA, ou Flying Hamsters dans la gamme minis du SEN, j’ai pu passer quelques heures de fun pour pas cher, quasiment instantanément vu la taille à télécharger des jeux. Un autre petit bijou chronophage du moment ça a été Trials Evolution sur XBLA, un carton plein pour moi : simple, ultra fun, addictif, pas cher du tout, des heures de fun pour même pas un tiers le prix d’une production standard. Jusque là c’est que du bonheur de me proposer ce genre de service. Après certes il n’y a vraiment pas que du bon dans ces petits jeux, on trouve aussi beaucoup de daubes, mais quand on se renseigne un peu auprès des potes, en regardant la presse, on trouve un peu ce qui nous convient, et dans le pire des cas on a perdu seulement une dizaines d’euros … pas 70 … Même si on peut revendre un jeu qu’on a acheté 70 euros si il nous plait pas, on va le revendre à perte, tandis qu’un jeu à 5 euros qui ne nous plait pas on a perdu que ces 5 euros … et ça encore c’est quand il n’y a pas de démo du jeu en question …

Les jeux « boites » dispo en téléchargement :

Là c’est une autre histoire, et je dois avouer que je ne situe pas bien l’intérêt du truc … Un jeu en boite que je peux aller acheter en magasin, qui pèse 4Go ou plus à télécharger, que je peux avoir en démat … ouais ok, il est où l’intérêt ? Moins cher ? Bof, je préfère attendre une éventuelle baisse de prix, je préfère avoir la galette à disposition, voire l’acheter d’occasion, ou me servir d’un prestataire de troc de jeux … mais le démat, je ne vois pas l’intérêt … Cela va saturer le disque de ma console, ce n’est pas rapide à télécharger, ce n’est pas VRAIMENT moins cher, aucun signe de bonne affaire selon moi … surtout que je ne pourrai pas revendre le jeu en question le jour ou je m’en serai lassé …

Steam et consorts :

Sur PC (et Mac, ne soyons pas intolérants) l’histoire change un peu … aujourd’hui à cause de tous les DRM dont je vais vous parler plus bas, on ne trouve plus vraiment d’intérêt à revendre un jeu PC, donc si c’est moins cher pourquoi ne pas craquer pour les jeux en démat … On va pouvoir changer de machine comme on veut, et trouver un micro intérêt à la chose …

Les DLC :

Alors là on arrive aux trucs qui m’ont à la fois le plus emballé et le plus foutu en rogne sur le sujet …

La partie fun c’est quand j’ai vraiment trouvé un intérêt, un vrai addon à mes jeux. Le plus marquant pour moi c’est Singstar (oui je suis fan de Karaoke), j’ai attendu le Singstore très longtemps, j’en ai même rêvé depuis les versions PS2 de singstar, je l’ai fantasmé, et quand ils ont ouvert le singstore je suis devenu fan ! Certes une chanson à 1,49 euros c’est pas donné, mais ça reste du micro paiement, et sur 5 ans j’ai du acheter près de 400 chansons, je n’aurai jamais du faire le calcul, du coup c’est officiel, Singstar est le jeu qui m’a couté le plus cher dans mon histoire de gamer ! Même principe pour tous les jeux musicaux d’ailleurs, que ce soit singstar, guitar hero, ou rock band, c’est là même … Donc sur ce côté à part l’impression d’être une vache à lait, je suis super content que cela existe … Dans un autre registre il existe certains jeux que j’ai vraiment adorés, et retournés dans tous les sens, là je pense de suite à Fallout 3 … Une fois que j’ai épuisé le jeu, la replay value a bien chuté parce que je n’avais pas envie de tout recommencer, MAIS j’ai eu des DLC à dispo qui ont réussi pour pas cher à me faire replonger dans le jeu, de belles extensions (inégales entres elles certes, mais elles ont le mérite de m’avoir fait passer des heures de plus sur le jeu).

Après il y a d’autres facettes des DLC, celles qui me dégoutent un peu … j’adore les jeux de baston, ce n’est un secret pour personne. Quel plaisir d’avoir des jeux qui nous proposent des nouvelles tenues (Street Fighter IV, SoulCalibur V, Marvel VS Capcom III, … ), de nouvelles armes (SoulCalibur V), de nouvveaux personnages (Mortal Kombat, Marvel VS Capcom III, …). Je suis aussi fan de jeux de course, d’arcade surtout, et quel bonheur de pouvoir avoir de nouvelles voitures ou de nouveaux circuits … Jusque là rien qui ne puisse me dégouter me direz-vous ? NON, rien, sauf qu’une fois qu’une fois que j’ai payé, je télécharge … une clé de déverrouillage ? Quoi ? Une clé ??? 1 misérable kilo octet ??? Non mais si je réfléchis deux secondes ça veut dire que mon perso ou ma bagnole bah il se trouve sur le CD/DVD du jeu … donc je paye pour accéder à un truc qui est sur la galette que j’ai acheté si je comprends bien … Ouais bof, alors pourquoi les éditeurs les lachent au compte goutte et pas tous le jour de la sortie du jeu ??? Et du coup si je compte bien, je paye le jeu le prix fort (on va dire 70 euros hein ^^) on rajouter une 30aine d’euros de clés pour les DLC sur toute la durée de vie du jeu … et là j’ai payé 100 euros le jeu !!! Sauf que sur certains jeux comme ceux de Capcom ou Namco je suis tellement fan que je les achète quand même … Si j’étudie mon comportement à froid je dirai que je suis débile … mais l’excitation de la sortie d’un jeu tant attendu fait que dès que j’ai un DLC je craque …

On trouve encore d’autres DLC et ceux là sont vraiment les plus honteux … Qui ne connait pas le KONAMI CODE, si vous lisez cet article en entier, je suppose que vous connaissez, sinon demandez à google … Bref, avant pour tricher on faisait un code à la manette, souvent assez tordu, et pouf on avait les vies infinies ou le debug mode … mais non aujourd’hui pour ces codes il faut payer … normal selon vous ???

Les Patchs :

Autre truc qui m’énerve plutôt pas mal, c’est ces cochoncetés de Patchs ! Maintenant tu achètes un jeu, tu déballes le plastique, tu mets le jeu dans ta console et tu dois poireauter entre 10 et 45 minutes que le premier patch soit installé … LE JOUR DE LA SORTIE DU JEU !!! Je comprends aisément que par commodité les éditeurs préfèrent sortir un jeu pas fini sur les CD/DVD et mettre en ligne un patch, cela évite de retarder la sortie, mais c’est tout de même un foutage de gueule généralisé … On ne prend plus le temps de bien tester un jeu, les joueurs le feront pour nous doivent penser les développeurs … c’est pratique, mais je suis pas BETA testeur moi, je suis GAMER !

Les DRM :

Les DRM c’est une autre histoire … je comprends que les développeurs veuillent protéger leur travail. Je suis développeur (pas de jeux hein), mais si je créais un programme formidable (et pas cher hein), j’aimerai bien que les gens qui l’utilisent régulièrement me donne un peu de sous, parce que j’aime ça les sous ! (même si pour mon cas il est plus probable que mes oeuvres persos soient de l’open source …). Bref, le principe de la protection, je comprends. Ce que je ne comprends pas c’est que ces foutus DRM la plupart du temps ne pénalisent que ceux qui ont légalement acheté le jeu … Je me souviens de certains jeux que j’ai acheté que je n’ai pas pu installer, voire pas pu lancer à cause du système de protection défaillant ou trop mal calibré … et du coup le paradoxe s’installe, il faut trouver un crack pour un jeu acheté légalement !!! Le dernier Chessmaster que j’ai acheté m’a fait le coup, et je suis navré, mais c’est fini je n’achèterai plus un Chessmaster de ma vie parce que devoir bidouiller pour lancer un jeu acheté c’est juste inadmissible !

Après il y a les DRM dissimulés, comme récemment ceux de Diablo III. Diablo III, jeu solo principalement, avec des fonctionnalités online sympathiques certes mais qui pour moi sont anecdotiques. Pourquoi donc devoir se logguer sur Battle.net pour lancer une partie solo ? Heu, je veux juste lancer mon jeu et créer mon perso, j’en ai rien à foutre de battle.net pour le moment … (j’y viendrai plus tard mais là je veux jouer en solo) … et du coup si le serveur est tombé bah moi je joue pas au jeu solo que j’ai acheté en boite … ERREUR 37 merci !

Le cloud gaming :

Le cloud gaming, décrit par l’industrie du jeu vidéo comme le futur du jeu vidéo. J’ai même surpris KOJIMA Hideo à être vraiment enthousiaste lors de la masterclass Metal Gear 25th anniversary … Mais heu … non, moi ça ne me plait pas, ça me fait peur ! Pour Portal 2 j’ai trouvé sympa le cloud pour la sauvegarde, je joue sur ma PS3, ma sauvegarde part sur le nuage et je continue la partie dans la pièce d’à coté sur mon PC … ouais ok, ça c’est fun, mais pas plus. Pour la PSVita et le Crossgaming avec la PS3 ça peut le faire aussi. Mais le cloud gaming va plus loin encore. Plus de console dans votre salon, juste une boite qui gère l’affichage du jeu qui tourne sur un serveur on ne sait ou. Un peu comme le principe des NS (Network Station) ou Wyse à votre travail, pas de processeur dans la machine, juste une carte réseau et un affichage. Du coup que ce passe-t-il si j’ai une connexion de daube ? Que se passe-t-il si tout le monde se connecte en même temps ? Que ce passe-t-il si je suis un vieux nostalgique (pour pas dire un vieux con) qui veut un objet physique, qui veut déballer son jeu, qui veut profiter de sa collection de jeux sur son meuble dans le salon ? Outre les détails techniques qui ne seront jamais vraiment au point, je ne vois des avantages dans tout cela que pour les éditeurs, qui du coup ne gèreront plus que des connexions à des comptes, qui auront enfin tué le marché de l’occasion qu’ils n’arrivent toujours pas à contrôler, qui auront enfin lutté contre le piratage (ça ça serait le seul point positif) …

Le joueur dans tout ça ?

Et le joueur dans tout ça ? On va lui offrir quoi ? Une baisse de prix significative ? Je ne suis pas sûr mais peut-être que je me trompe … Mais est-ce que cela suffit cet argument économique ? Je ne suis pas sûr quand je vois les joueurs qui prennent des versions collectors qui dépassent les 100 euros pour la plupart … donc du coup qui gagne avec le démat ? Les casuals gamers ? Peut-être … mais pas moi en tous cas.

Quand ça se passe mal …

Quand ça se passe mal, quand une console crame (ça arrive), quand on a envie d’en changer parce qu’une autre est plus jolie (ouais je sais je suis un ouf, mais la XBOX Gears Of War elle était trop belle) … bref, comment ça se passe ? Je vais juste vous raconter ce qui c’est passé pour moi, peut-être que pour d’autres ça c’est mieux passé hein, mais en tous cas j’ai eu des soucis …

Sony : ma première PS3, une qui possédait l’emotion engine, et qui donc faisait tourner les jeux PS2 a décidé de décéder : paix à son âme … Du coup tous mes achats que ce soit pour Ridge Racer, Street Fighter, … bah je ne les avais plus. Une désactivation de console qui se fait en quelques minutes, une activation de la nouvelle console, un mail à Sony pour les DLC singstar (procédure différente que pour les achats SEN), bref, en une semaine à peine j’ai tout récupéré …

Microsoft : j’ai décidé que la Xbox Gears Of War était pour moi, juste pour une question esthétique, une clé de profil copiée sur une clé usb, puis restaurée sur la nouvelle console, j’ai retéléchargé tout mes achats, manip effectuée en moins d’une heure.

Nintendo : le pire du pire du pire du pire !!! J’ai changé de DS, je suis passé d’une DS XL à une DS XL (oui j’ai juste changé d’une console qui était morte pour une nouvelle du même modèle … sauf que comme je suis un impatient je suis pas passé par le SAV, j’ai juste acheté une nouvelle console hein). Et mes petits jeux je fais comment pour les retélécharger ? bah je ne peux pas … J’ai eu beau demander gentiment à Nintendo, leur prouver avec relevés de comptes, et emails qui viennent de chez eux que j’ai achetés les jeux, j’ai eu beau les menacer par lettre recommandée … la seule solution qu’ils m’ont proposer pour télécharger à nouveau c’était de PAYER A NOUVEAU … merci big N … plus jamais je n’achèterai un truc en ligne chez vous !!!

Battle.net : juste deux mots ERREUR 37

Le futur du démat :

Du coup le futur du démat, et le futur du jeu vidéo me fait peur, c’était tellement simple de mettre une cartouche dans la mégadrive, de faire HAUT BAS GAUCHE DROITE A+B+C+Start pour Sonic, non aujourd’hui on achete un jeu, il faut le mettre à jour, repayer pour avoir la version complète de tout ce qu’il y a sur le CD, repayer pour tricher, repayer pour … Ouais, vivement le futur hein ! Le seul problème avec ça c’est que tout le monde va se ruer en brocantes pour trouver du rétro gaming, parce qu’il ne restera plus que ça pour vraiment s’amuser …

Pour conclure sur cet exposé très contradictoire, je suis partagé sur le sujet, à la fois quant à l’utilité du démat, quant au plaisir qu’il m’apporte par rapport aux galères … bref, j’aime le démat, je hais le démat, le démat me fait peur pour le futur …

Dossier Zombie : Part IV

Pour cette quatrième partie j’ai envie de vous faire part de mon expérience avec cette créature de fantasme. J’ai du mal à me souvenir de mon premier contact avec ces êtres en décomposition, je me souviens par contre de la première fois ou j’ai vu le clip Thriller de Michael Jackson, je me souviens que le clip passait à la télé et que je suis parti dans ma chambre jouer avec mes G.I. Joe parce que j’ai eu peur … Plus tard j’ai repris contact avec un peu plus de confiance dans un jeu megadrive « Zombies ate my neighbors », un petit jeu qui m’avait bien plu à l’époque, il faudrait que je dépoussière la cartouche pour voir si le jeu n’a pas mal vieilli … Un autre jeu Megadrive, sur lequel j’ai passé pas mal de temps et dans lequel j’ai retrouvé ceux qui m’avaient terrorisé c’est « Moonwalker », ou on retrouve dans un niveau les fameux zombies de thriller. J’ai donc découvert les zombies plus au travers des jeux vidéos et grace à Michael Jackson que grace au cinéma.

Un peu plus tard, en 1992, encore un jeu vidéo, du grand Frédérick Reynal, j’ai incarné pendant de longues heures Edward Carnby, et j’ai eu à en découdre avec quelques zombies, et j’avoue que c’est le premier jeu qui m’a foutu la trouille. Outre la prouesse technique que j’admirais, le jeu a été le premier à me plonger dans une ambiance horrifique, malsaine, et j’en redemandais. J’ai été assez fou pour jouer tard le soir, dans le noir, avec un casque, et du haut de mes 14 ans je n’en menait pas large à chaque couinement de porte …

J’ai, plus tard encore, comme tout le monde succombé à Resident Evil sur Playstation et c’est comme ça que j’ai retrouvé les zombies, ado je n’ai pas accroché aux zombies et je suis sans doute passé à coté de pas mal de films. Resident Evil m’a marqué surtout par son ambiance, qui m’a rappelé les heures passées sur Alone in the Dark. Mais le problème c’est que je n’ai jamais vraiment accroché à la série, et que je ne suis jamais devenu fan du genre. J’ai fait plusieurs tentatives, mais aucune n’a réussi à me convertir. Par contre j’ai bien aimé les films (à part le dernier), et là je sais que je vais faire hurler les fans de la série, dont mon très cher ami tonton blacky ! Je ne suis pas fan de la série résident evil donc il est plus facile pour moi d’accrocher à un film sur le jeu ne connaissant pas ou peu le jeu en question. Il s’appellerait Alice VS the zombies ça serait pareil pour moi … Donc niveau films j’ai enchainé les 3 premiers dans la même journée et je dois avouer que j’ai été séduit par l’esthétique et l’ambiance générale du film, malgré les défauts évidents de toutes méga production qui tente de plaire au plus grand nombre.

Pour continuer sur le cinéma, je suis un grand fan des films qui traitent le sujet avec humour : Shaun of the dead est un bijou à mes yeux, il comporte des scènes qui me font hurler de rire et même la 10ème fois ! Bienvenue à Zombieland à apporté un petit plus en introduisant un mode d’emploi à la survie, et j’ai vraiment aimé aussi. Niveau séries télé, j’ai bien aimé the Walking dead, gore, percutante, et assez bien ficelée, surtout au début … Après j’aime bien les grands classiques de Romero, et j’ai aussi quelques films honteux à mon actif comme Zombie Strippers … oui ok j’avoue, on me promets des boobs et moi je me jète dedans la tête la première … En fait ce que j’aime dans ce cinéma c’est de voir une situation normale, de tous les jours, une contamination (due à la bêtise humaine la pluspart du temps) et de voir comment ça se propage et à quelle vitesse. La viralité du truc m’intéresse plus que la créature en elle même en fait sur le cinéma. J’aime bien quand on me montre comment on est passé du patient 0 à quelques survivants sains … sauf quand c’est traité sur le thème de l’humour. Rien à voir avec les zombies mais une scène que j’ai adoré c’est dans la momie ou pour échapper aux troupe de la momie les protagonistes se font passer pour des zombies …

Niveau jeux vidéo dans les next gen, celui qui m’a le plus éclaté c’est Dead rising, j’ai passé des heures à décapiter du zombie avec tout ce qui me tombait sous la main. J’ai vraiment pris mon pied dans ce bac à sable géant, un défouloir comme j’adore, ou on massacre à peu près tout ce qui remue un orteil ou une oreille !

Dans la vraie vie, j’ai eu la chance de participer à une Zombie Walk, à Rennes, j’ai vraiment aimé le concept, tout se passait dans la bonne humeur sous l’étonnement et l’amusement des passants. Une expérience que j’ai pu vivre de l’intérieur, une sorte de cour de récréation immense ou de grands gamins jouent aux gendarme et au voleur dans les rues, ou plutôt au zombie et au meatbag ! Ce qui a été extrêmement rigolo c’était de voir les vestiges de la zombie walk le lendemain, comme les traces de main ensanglantées sur les vitres du métro, ou les flaques de sang dans la rue, voire quelques restes de boyaux dans la rue !

J’ai donc une relation de casual avec le zombie, mais grâce à la médiathèque de ma ville je peux découvrir tout un tas de films qui sont des classiques, du coup je m’intéresse de plus en plus au sujet, ce qui m’a donné envie de faire ce dossier en fait ! Pour l’avenir, il y a un jeu qui me tarde de découvrir, c’est Lolipop Chainsaw, comme je le disais plus haut si on me promet du boob et du zombie je dis oui, si en plus le jeu est bien rock and roll, et si on a une subtilité équivalente à mon god of war fétiche, je n’ai aucune raison d’opposer une résistance quelconque. Niveau cinéma je compte sur mon médiathécaire préféré pour me fournir en bons films ou en nanards zombies (je suis fan de tout ce qui est kitsch et honteux mais ça vous le savez hein ^^). Tout ce que je peux dire c’est que j’aime le fait que les zombies remplacent un peu les vampires qui brillent au soleil, ces vampires me sortent un peu par les trou de nez !

A suivre pour le dossier, une rencontre avec un studio d’effets spéciaux, je sens que vous allez aimer !!!

Dossier Zombie : PART III

Cette semaine je vous propose la 3ème partie du dossier consacré aux zombies, on s’attaque à un très très gros morceau : le cinéma. Un ami médiathécaire a accepté de répondre à quelques questions.

Bonjour peux-tu te présenter en quelques mots ?
Salut, je m’appelle Alain Lefrançois, j’ai 36 ans et je suis médiathècaire à Noisy le Grand (93) ou je travaille pour la section Musique et Cinéma et au Bibliobus de la ville.

Comment est né ton intérêt pour les zombies ?
Entre 8 et 10 ans je ne me souviens plus dans quel ordre, la vision furtive du “Zombi” de Georges Romero que regardaient des personnes de ma famille plus agées que moi lors d’un dimanche après-midi gris et pluvieux. C’est autant les quelques images que j’ai vu que l’accroche du film qui m’a marqué : “ Quand il n’y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre”, le film n’a rien à voir avec cette phrase, mais ça m’a donné une “sacrée” image de cet endroit. Encore aujourd’hui, quand je vais dans n’importe quel centre commercial, j’y pense. Sinon comme beaucoup, la scène du cimetière dans le clip “Thriller” de Michaël Jackson diffusé dans l’émission de Michel Drucker. Virussé.

Parmi tous les types de Zombies, quels sont ceux que tu préfères voir en film, ou affronter dans les jeux vidéos ?
Le classique!!! Les zombis lents et motivés uniquement par le fait de te bouffer la couenne, et qui sont toujours en surnombre. Le consommateur ultime. D’ailleurs quand je vois des forumeurs écrire “ NEEEDDD!!” lors d’une annonce marketing, je ne peux m’empêcher de penser au zombis du “ Retour des morts-vivants” dont le leitmotiv est “MOOOOORRRRE BRAAAIIINN!!!!”. Pour les jeux vidéos, il est vrai que les morts vivants ont maintenant développés des capacités pour le moins surprenantes afin d’étoffer le gameplay ( je pense notamment à “Left for Dead”) mais est ce encore vraiment des zombis? J’aurai beaucoup plus apprécié Dead Rising sans les psychopathes.

Tu as sans doute des références, tu peux nous parler des films qui t’ont le plus marqués ?
“Dawn of the dead” et “Day of the dead” même si j’ai aimé tous les Romero ( je n’ai pas vu le dernier “Survival of the dead). Le premier pour les raisons évoquées au dessus et l’autre pour Bub le zombi ayant encore des émotions, l’ensemble pour la vision sociétale. Plus récemment j’ai adoré “ 28 semaines plus tard” même si certains ne considèrent pas la série comme purement “zombis” mais plus “infectés”. En ce moment, j’attends “The Dead” qui se passe en Afrique et sur lequel j’ai lu quelques bonnes critiques. Nous devrions le recevoir à la médiathèque sous peu.

Que conseilles tu comme film à quelqu’un qui veut découvrir ?
Pour le côté historique les Romero ou les Lucio Fulci ou même “White Zombie” de 1932. Pour une approche plus moderne, “l’armée des morts” de Zack Snyder.

Les zombies depuis quelques années reviennent en force comme avec « Shaun of the dead » ou « Chronique des morts-vivants », bref, on sent depuis 2007 un grand retour du Zombie en salle et sur nos galettes. Tu penses que c’est une mode éphémère ou qu’un grand retour s’annonce pour contrer les « vampires » ?
D’après moi il y a déjà eu un regain d’intérêt pour le genre après 2001 et la peur des attaques aux armes biologiques en occident, ou encore la peur des virus type vache folle, H5N1, chikungunya etc… Sinon depuis environ 2005, il ne faut pas négliger le succès éditorial du comic “Walking dead” qui a du donné des idées aux éditeurs. Maintenant, il est difficile de rendre glamour les zombis comme cela a été fait pour les vampires. Par contre je conseille vivement la lecture de “World War Z” de Max Brooks qui est une collection de d’interviews entre l’auteur et différents protagonistes d’une invasion mondiale de zombis qui vient d’être éradiquée.

Pour toi, quels sont les DVD indispensables à une bonne collection de films de Zombie ?
En plus de ceux déjà cités, je rajouterai “dellamorte dellamore”, un film italien de Michele Soavi, pour la poésie morbide et le romantisme.

Zombie-nanard … tu as ça en stock ? Histoire qu’on puisse rigoler un peu aussi …
Pas besoin de nanard pour rigoler, tu as déjà cité “Shaun of the dead”, mais tu as aussi la trilogie “Le retour des morts vivants” initiée par Dan O’Bannon, dont le troisième épisode pourrai d’ailleurs être considéré comme “glamour”, ou bien l’énorme “Brain Dead” de Peter Jackson qui n’est, je crois, toujours pas disponible en DVD en France.

Sinon je crois que le cinéma japonais a produit quelques grands moments de n’importe quoi sur le sujet notamment “Stacy : attack of the schoolgirl zombies”, et au pire regardes les “Resident Evil” mais vu l’argent dépensé pour produire ça, c’est finalement assez triste…

Dossier Zombie : PART II

On continue notre dossier Zombie avec cette semaine un article consacré aux jeux vidéos. Par chance j’ai dans mes connaissances un grand fan de jeux de Zombie et plus particuliérement de la série Resident Evil. Je vous présente donc une interview de Laurent « Black Phoenix », un fanboy, et un vrai !

Salut tonton Blacky, peux-tu te présenter ?
Salut Clément! He bien moi c’est Laurent, mais sur le net on me connait aussi sous le pseudo de Blackphoenix que je traîne avec moi depuis l’adolescence et mes débuts sur Caramail. Avec les années, il a connu des variantes comme Blacky ou récemment « tonton Blacky » de la part des plus jeunes, meme si je en suis pas encore aussi vieux que ça… Je suis comme toi membre MO5.COM et responsable de la section Jeux Vidéos Musicaux de l’association Epitanime. Je participe également avec des amis a différents projets audiovisuels, le plus connu d’entre eux étant la série Flander’s Company.

Comment est née ta passion pour les zombies?
Ma passion pour les zombies est née il y a bien longtemps quand j’étais encore mome. La découverte de cette créature s’est faite à l’occasion de la sortie de l’album Thriller de Michael Jackson en 1982. Malgré mon jeune age à l’époque, j’en garde un souvenir très précis. Le clip de la chanson Thriller ayant créé le buzz dans le monde entier, ce dernier avait carrément été diffusé en fin de JT sur TF1. Ma mère qui était une fan de films d’horreur et qui ne voulait manquer cet évènement sous aucun prétexte, me permis de rester à ses cotés pour en profiter.
C’était réellement un évènement car à cette époque il n’y avait ni internet, ni câble, ni satellite pour les particuliers. Impossible donc d’accéder à des médias qui n’étaient pas relayés par nos chaînes françaises. Le clip était vraiment flippant pour un gamin d’à peine 4 ans et j’avoue avoir fait quelques cauchemars par la suite, mais ça valait vraiment le coup.

Parle nous un peu de ta collection : ça t’es venu comment ?
J’ai accroché à Resident Evil dès le premier épisode sur la première Playstation. Mais je n’ai commencé ma collection que quelques années plus tard avec l’arrivée du quatrième épisode sur Nintendo Gamecube. Le déclencheur a été la console collector que Capcom avait sorti pour le marché français. L’objet était vraiment très beau et j’ai commencé à mettre cote à cote les épisodes que j’avais sur Gamecube. Une fois le full set à coté de la console, je me suis dit que le Premier Resident Evil que j’avais sur Gamecube était la version Rebirth et pas celle d’origine. Je me suis donc dit que ça serait mieux si je complétais le tableau avec le premier épisode sur Playstation. Tu connais la suite…

Que recherches tu ?
La quantité de produits dérivés estampillés Resident EVil est impressionnante et je ne tiens pas à tous les avoir. Ce que je recherche c’est le full set des jeux. Tout du moins les versions PAL et JAP (meme si j’ai récupéré quelques version US pour leurs jaquettes souvent très réussies). Il ne me reste plus grand chose à trouver pour atteindre ce but, mais certaines pièces comme la Dreamcast Biohazard code Veronica edition S.T.A.R.S. ne rejoindront probablement jamais la collection à cause de leur prix devenu exorbitant.

Ta plus belle pièce ?
La plus belle pièce de ma collection est sans conteste la mallette en édition limitée que Capcom a sorti pour le 5ème anniversaire de la saga. C’est un objet superbe qui m’a été offert par un ami. Je préfère ne pas savoir combien il a du débourser pour se le procurer.

Parmi tous les types de Zombies, quels sont ceux que tu préfères voir en film, ou affronter dans les jeux vidéos ?
c’est difficile à dire. Tout dépend du contexte. J’aime beaucoup les zombies lents et mous propres aux films de G. Romero, mais j’aime également ceux qui sont un peu plus nerveux comme dans « Bienvenue à Zombieland ». J’aime également le délire des zombies mutants spéciaux comme dans « Left 4 dead » ou « Dead Island ». Bref, je ne suis pas sectaire. Suivant le délire dans lequel je suis j’aime bien les zombies qu’il faut éviter en jouant à cache-cache car trop dangereux, on bien des plus dociles pour etre en mesure de foncer dans le tas sans risquer d’y laisser un bras.

Tu as sans doute des références, tu peux nous parler des films qui t’ont le plus marqués, et des jeux qui t’ont fait le plus vibrer ?
En dehors du clip Thriller de Michael Jackson, LE film qui m’a marqué est comme beaucoup de monde « Zombie » (Dawn of the Dead) de G. Romero. Le remake de ce dernier « L’armée des morts » sublime ce dernier et est également exceptionnel. Récemment, j’ai également adoré « Shaun of the dead » et « Bienvenue à Zombieland » qui distillent les codes des films de zombie avec humour sans pour autant tomber dans le n’importe quoi. Pour ce qui est des jeux, Dead Space 1 et 2 m’ont mis une belle claque dans la gueule. L’ambiance est une des plus réussis qu’il m’ai été donné de vivre dans un jeu vidéo. Jouer à ce jeu dans le noir avec un casque relève du masochisme.

Pour les fans de Resident Evil, les films ne sont pas vraiment une réussite, est-ce que tu partage cet avis ?
Ce n’est un secret pour personne, je considère les films à licence de Paul Anderson comme des bon gros navets. Sept mois après sa publication, mon article sur la saga Resident Evil au cinéma reste un de ceux que les internautes lisent le plus sur mon blog. Pour résumer ce que je pense de ces derniers sans trop m’étendre sur le sujet, si le premier film Resident Evil est passable et aurait m’me pu faire un bon scénario pour un épisode de la saga des jeux, je trouve vraiment dommage de prendre les noms des personnages d’un jeu, les donner à des personnages qui n’ont rien à voir et les balancer dans un scénario qui n’a rien à voir avec ce qui se passe dans les jeux.
Mais en terme de viol de licence par les cinéastes, il y a eu malheureusement bien pire.

Comment aurais tu aimé voir ces films ?

Il y a parfois de longues périodes de vide qui séparent la chronologie des jeux, ce qui laisse la place libre pour y placer des films comme “Resident Evil Dégénération” ou des jeux comme “Resident Evil the Darkside Chronicles”. Si j’avais eu le budget, les compétences, et carte blanche de Capcom pour faire ce que je veux de la saga au cinéma, j’aurais poursuivi sur cette voie, même si l’adaptation en film live de jeu vidéo est un exercice casse gueule.
Je pense que les films en CG comme “Resident EVil Dégénération” restent l’alternative cinématographique la plus acceptable en terme de visuel. L’important, ça n’est pas de reproduire les jeux en film. Nous disposons de cinématiques splendides et reproduire celà en film n’a aucun intérêt pour le spectateur, qui doit subir des prestations scéniques souvent discutables de la part d’acteurs plus ou moins mauvais. Autant apporter des compléments d’information en proposant aux spectateurs de découvrir des éléments de scénario hors champ qui n’ont pas été déja vue dans un jeu. Je suis très favorable au cross-média quand il est de qualité et pas juste là pour gagner de l’argent en faisant du fan-service bon marché.

Que conseilles tu comme jeu à quelqu’un qui veut fritter du zombie ?
Si le mec veux vraiment « fritter » du zombie, je l’orienterais plutôt sur du « Dead Rising » ou du « Dead Island ». Les « Resident Evil » étant, à mon sens, fait pour flipper et avoir plutôt tendance à les éviter afin d’économiser ses munitions. Les épisodes de RE les plus récents sont certes beaucoup plus orienté action mais les zombies étant absent du casting de ces derniers, la question ne se pose pas.

Y-a-t-il des jeux qui vont sortir que tu attends avec impatience ?
« Resident Evil 6 » bien entendu! Mais j’espère voir arriver avant cela un petit « Bioshock 3 » dans un beau coffret collector comme 2K Games nous a déjà fait avec « Bioshok 2 ».

Dossier Zombie : PART ONE

 

Un dossier Zombie … Pourquoi ? Tout simplement parce déjà je trouve le sujet sympa, et que surtout que les zombies ont la côte en ce moment. Et faut dire que pour une fois c’est une mode qui n’est pas pour me déplaire. J’en ai carrément marre des vampires, surtout ceux qui brillent au soleil au lieu de se consumer … True Blood ça passe toujours, mais je peux plus voir le prénom Edward sans avoir envie de tartiner de l’ail partout et d’aiguiser un pieu ! Et pourtant à la base ce prénom devrait me faire penser à un alchimiste d’état, mais non …Bref, j’ai la chance de connaitre des gens qui en connaissent un rayon dans le rayon zombie, et ils m’ont fait le plaisir de me consacrer un peu de leur temps pour répondre à me questions. On va commencer par Manon, qui est une adepte du maquillage et des événements Zombies, et j’ai d’ailleurs participé avec elle à une Zombie Walk à Rennes qui était très sympa …

Interview de Manon, passionnée de Zombie, et qui participe à des Zombie Walks

 

[Clem] Peux tu te présenter en quelque mots et nous parler de ta passion pour les Zombies

[Manon] Je m’appelle Manon, j’ai 20 ans et je suis étudiante en audiovisuel. Ma passion pour les zombies… Qui résiste à un groupe de cannibales pourrissant faisant « greu » ? Plus sérieusement, j’ai commencé à aimer les zombies quand j’ai appris à maquiller. C’est sans doute l’une des choses le plus fun que j’ai faite et faire le zombie c’est un super moyen de se marrer.

Qu’est-ce qu’une Zombie Walk ???
Une zombie walk, c’est une réunion de zombie. En gros, tout les fans du genre se retrouvent sur un site désigné au préalable, déguisés en zombie. C’est un peu à celui qui aura le costume le plus réussi et l’interprétation la plus funky de zombie. C’est un moment de rencontre et détente. Sait-on jamais on peut trouver le zombie de son après vie. lol.

 

 

Mais du coup … POURQUOI ???

Pourquoi faire ça, quel est le but ?

N’étant pas organisatrice de ce genre d’événements, je vais m’en tenir à des suppositions. Je pense que la majorité des gens trouve le zombie fun, les fans de genre font sans doute ça par hommage aux grands maitres du genre. Niveau but, je pense qu’on est surtout là pour s’amuser vraiment. Après peut-être que dans certaines zombie walk, il y a une question de politique derrière mais bon.

Pourquoi cet engouement ?
Le Zombie est à la mode. On a tout vu dans ce genre et quand je dis tout c’est vraiment tout, des Dawn of the dead en passant par les Resident Evil et Shaun of the dead sans oublier les bijoux du n’importe quoi comme Brutal Relax et consoeurs. Je crois même qu’il y en a un qui existe avec des moutons zombie, on a même un comédie musicale zombie… C’est dire à quel point c’est une mode vraiment. On en voit partout que ce soit dans les jeux vidéo, les films et les séries même parfois dans des pubs (genre celle des East pak) ça doit faire quelque chose comme quatre ou cinq ans qu’on baigne là-dedans donc forcément. Ca explique un peu l’engouement pour ce genre d’événements et puis franchement, c’est vraiment cool de se balader en ville en faisant « greu »…

 

Y-a-t-il un engagement envers la communauté Zombie ?
Bien sûr que oui voyons ! Les zombies sont de gens comme les autres à qui il faut plus de déo le matin. Nous nous battons pour que nos frères et soeurs zombies puissent vivre librement et pleinement leur non-vie. Qui sommes-nous pour leur interdire de manger des cerveaux et mieux encore des cruchettes californienne qui une fois zombifiées ont au moins une bien meilleur diction et une intelligence en hausse? Moi j’vous l’dis, les zombies sont nos amis, il faut les aimer aussi.

Que faut-il pour faire un bon Zombie ?

En terme de déguisement
En terme de déguisement ? Des vêtements troués, tachés de sang, tachés tout court, plus ça a l’air délabré et dégueu,plus ça marche. Après on peut aussi penser à détourner des grand classique genre clown zombie, infirmier, médecin et autre mais plus c’est crade et plein de sang, plus vous ferez un zombie convaincant. Cela dit, sachons tout de même faire preuve d’un peu de bon sens, et d’esthétisme, un zombie, même s’il est sale, a toujours la classe. Pensez aux blessures, perso je fais ça au latex : c’est pas super compliqué et le rendu est super bien. Le teint blafard bien entendu, les yeux cernés, visages émaciés, touche de vert pour la moisissure.

En terme de crédibilité
En terme de crédibilité ? Il ne suffit pas seulement de s’habiller et de déambuler en criant à qui mieux mieux « je suis un zombie ». Voyons, naïfs que vous êtes! Rho! Il faut avoir l’air mort voyons, regard inexpressif, démarche cahotante, tête un peu ballottante, et un bon travail du « greu » du zombie, mes petits amis. On y pense pas assez mais un bon zombie est un zombie qui fait « greu » avec tout sa non-âme.

Comment ça se passe une ZW ?
Une zombie walk, ça se passe un peu comme une manifestation, y a des organisateur qui ont tracé un parcours, on se rejoint tous à un endroit déterminé à l’avance. On suit gentiment le chef de meutes (souvent il a un drapeau) parce qu’on est des gentils zombies. Sur le chemin, il y a des victimes (désignés avec un brassard rouges) qu’on peut attaquer et transformer en zombie. On fait nos zombie dans la ville, on mange des gens et on revient à un endroit où on reste un peu tous ensemble et puis on rentre chez nous. Et parce qu’on est pas que des monstres (comme quoi on a bien le droit de vivre comme lui et toi), on laisse tranquille les gens qui ne veulent pas se prêter au jeu. Après tout, ça ne plait pas à tout le monde et on respecte. Mais c’est toujours drôle de croiser des gens près à jouer le jeu à l’improviste. Monsieur le pousse-pousse de Rennes, we salute you.

Plus précisément, pourquoi aimes-tu les Zombies, pourquoi pas les vampires, ou autre bestiole ?
Mais j’aime les autres bestioles. Mais avouons quand même qu’un défilé de « vampire » par les temps qui courent ressemblerait plus un défilé de midinettes peinturlurées en noir qui crieraient Edward en agitant des poster de leur idols tellement tellement trop cool. Moi j’aime les zombie parce qu’ils sont sales, potentiellement mortels et assez grotesques. Accessoirement, c’est vraiment super cool à maquiller et je crois que je m’en lasserais jamais. Ah oui aussi, t’as déjà vu un zombie faire un monologue de supervilain pendant dix minutes avant de manger le foie de quelqu’un? Ben moi non plus. Efficaces, presque silencieux bref… Je les aime.

Quel film de Zombie t’a le plus marqué et pourquoi ?
Shaun of the Dead. Déjà parce que je suis une méchante fan du réalisateur Edgar Wright. Ce mec est un psychopathe. Ensuite parce que franchement, ce film est un peu fantastique du point de vue parodie des héros de zombie. Où t’as vu jouer qu’on tuait des Zombies à coup de vinyls ? Ben, dans Shaun of the Dead et franchement, c’est trop cool. Ce film est plein de bonnes idées, il est drôle à en mourir et je m’en lasse pas. Dans un autre genre aussi qui m’a pas mal marqué,  c’est quand même Walking Dead, c’est une série je sais [NDLR : pas grave, et même tant mieux, les séries c’est booooon]. Mais punaise, qu’il fait bon voir une série de zombie où on montre que voir des morts debout qui veulent te manger le cerveau, c’est pas forcément bon pour le mental et puis j’aime beaucoup comment ils ont fait ça.

Quel est le jeu vidéo de Zombie que tu préfères et pourquoi ?
Jeu vidéo zombie…? Hum, j’dirais bien Bioshock mais c’est pas des zombies à proprement parlé. Du coup j’vais te dire Resident Evil et sans aucun doute Left for Dead, l’un parce que toute l’histoire sur la création du virus est un peu ouf et l’autre parce que bon, c’est quand même génial de décaniller du zombie à la chaine. Je joue pas beaucoup au jeu vidéo de zombie mais les Resident Evil et Left for dead (enfin pour celui-là surtout le premier) j’ai passé pas mal d’heure dessus.

Tu as une recette Zombie à nous donner (c’est pour la partie culinaire du site !) ???
OULA! Hey, on m’avait pas dit qu’il fallait la jouer Maité… [NDLR : Et ouais ça se passe comme ça chez Clem2k]Bon bon bon…. Qu’est-ce que je pourrais bien vous concocter…. Hum ah tiens! Du faux sang comestible pour pouvoir cracher sur vos potes zombie un lendemain de médecin sans frontière party. Alors pour faire du faux sang, vous prenez du colorant alimentaire bien bien rouge, du sirop au chocolat et un tout petit peu de maïzena. Vous mélangez bien le tout, dosez bien par rapport au nombre de litre que vous voulez. Perso, je rajoute de la confiture de fraise pour les petit morceaux mais honnête c’est dégueulasse. Le chocolat et le colorant avec une cuillère de maïzena et pouf, vous aurez un truc bien bon et bien dégueu à cracher sur les gens.[NDLR : seulement les gens qui veulent bien, bien entendu !]

Merci à Manon, et bientôt dans le dossier un guest de chez guest, un grand fan de jeux vidéo … je ne vous en dis pas plus même si certains d’entre vous se doutent sans doute de qui je parle …