[IRL] Salon Fantastique, édition « Dragon » 2018

Je disais dans mon précédent billet qu’il y a des salons où on ne va que s’il y a des raisons particulières. De mon point de vue, le Salon Fantastique en est l’opposé. Je me suis donc rendue de nouveau à Porte de Champeret le 02 et 03 novembre pour assister à cette nouvelle édition sur le thème du Dragon.

Cela fait la troisième ou quatrième édition à laquelle je participe et j’ai pris le parti de ne pas relire mes précédents billets avant d’écrire celui-ci, même si je devine que les critiques seront à peu près les mêmes.

J’ai commencé ma journée de samedi sur la Grande Scène pour voir un accordéoniste, Phileas Rogue, qui reprend les thèmes de jeux vidéo à l’accordéon. Etait-ce l’instrument, l’heure d’ouverture ou le fait que les personnes préféraient faire les boutiques pendant qu’il n’y avait pas grand monde ? Le pauvre avait autant de spectateurs que je n’ai de personnes, hors relecteur, qui liront ce billet, soit pas bézef. C’est bien dommage car il était vraiment bon. Néanmoins, je les comprend aisément car samedi oblige, les allées étaient déjà bien remplies dès 11h00.

GeeKonzert, par Phileas Rogue

J’ai ensuite assisté

  • à une présentation de la fan-fiction un peu maladroite bien qu’intéressante par Alixe, le mot « Fantasie » étant celui qui m’a le plus gêné,
  • à une table ronde sur l’évolution de l’horreur et du fantastique de Stephen King à aujourd’hui,
  • une présentation des dragons dans les comics par Christophe Colin, un passionné de comics,
« Les personnages de dragons dans les comics » Christophe Colin
  • une dernière table ronde très intéressante sur les œuvres de Lovecraft et ce qu’elle définissent de lui.

Un détour involontaire par le Stand de Donjon Legacy m’a valu d’avoir un bisou du créateur et de l’acteur après que j’aie annoncé que j’avais été une des contributrices de la saison 2 sur Ulule.

Stand de Donjon Legacy et son créateur, Guilhem

Comme d’habitude, le samedi a souffert d’une force affluence qui, malgré l’agrandissement des allées, a rendu la circulation très  difficile. Mais bon, comme le dit lui-même le personnel du festival, on ne peut pas non plus pousser les murs.

Le Dimanche, j’avoue avoir moi aussi sauté la présentation de la nouvelle Websérie Les Evadés du Temps pour faire tranquillement mes achats. J’ai passé un très bon moment avec des amis du stand d’escrime Montjoie ainsi que sur le stand de Donjon Legacy où j’ai pu découvrir en avant-première, avec la marionnettiste, des nouveaux personnages de la saison 2 et ils vont en jeter, croyez-moi, surtout la nouvelle marionnette qui est juste splendide.

Stand Montjoie

J’ai assisté cette fois-ci à moins d’animations :

  • la fin du Quizz par RadioNoLife (c’est trop court !),
  • le court spectacle de danse « La Prêtresse Onirique »
« La prêtresse onirique » par Esmaralda
  • le concours de costumes d’Harry Potter un peu moins bien que l’année dernière, mais avec quand même des créations originales vraiment réussies, la présence des persos du Donjon de Naheulbeuk pour un crossover et plus d’une minute de chorégraphie de pectoraux en rythme sur la musique d’Harry Potter par le barbare !
Concours de costumes Harry Potter
  • la conférence « Monstres et créatures fabuleuses, de l’imaginaire de l’auteur au crayon de l’illustrateur » avec des illustrateurs, un auteur et une éditrice qui a permis de voir ce parcours du point de vue de chacun.

Etant en train d’errer sans but dans le salon à ce niveau-là, la fatigue m’ayant rattrapée, je m’éclipsais après les résultats du concours de costumes.

Alors, le bilan de cette année ?

Encore quelques points négatifs, pour la plupart liés à la configuration des lieux :

  • La Petite Scène située à côté d’un stand et d’une allée et qui souffrait donc parfois du brouhaha environnant,
Petite Scène
  • La Grande Scène qui souffrait parfois du froid car située encore proche de la sortie, et où les intervenants étaient de temps en temps interrompus par les annonces car l’accueil est situé au même endroit,
  • La Taverne Maudite et ses délicieux cocktails qui n’était pas présente cette année,
  • Le stands de fruits séchés qui a réussi à infiltrer le salon !
Et mince….

Dans les points positifs, on retrouve encore

  • Les mêmes produits de qualité pour la majorité d’entre eux, avec de la variété dans ce qui est proposé (livres, bijoux, accessoires de costumes, boissons, peluches, activités…).

  • De même, entre les dédicaces, les jeux de rôle, les différentes activités, animations ou table ronde, il y en avait encore pour tous les goûts.
  • Mention spéciale à la décoration dragon particulièrement poussée cette année avec des affiches tout au long des allées et des pancartes de noms de rues inspirées de nos amis à écailles. Et encore une fois, un fantastique travail de Sophie IRVIN sur les panneaux de la Petite Scène et Grande Scène, aidé de Mathieu COUDRAY pour l’affiche officielle et NO GHOUL NO COOL pour les différentes affiches et illustrations de rue du salon.

  • Le personnel et les organisateurs sont efficaces et toujours à l’écoute quand nécessaire.
  • A part quelques cafouillages, le planning était respecté et la majorité des activités ou animations ont commencé à l’heure annoncée. Ca peut paraître pas grand-chose mais c’est vraiment rare dans ce type de conventions

Participer au salon devient un peu pour moi comme participer une fête familiale annuelle : on découvre quelques nouveaux venus et on retrouve les petits-cousins et les oncles ou tantes qui nous sont chers. Car ici, ce n’est pas seulement les stands, les associations, les organisateurs ou quelques artistes qui reviennent, ce sont aussi les visiteurs que l’on reconnait au détour d’une allée (mention spéciale au jeune couple de la demande en mariage de la précédente). Contrairement à la famille, on est toujours heureux de les revoir et d’accueillir les nouveaux venus.

L’année prochaine, le salon se déroulera du 31 octobre au 02 novembre, sur le thème de l’Alchimie et une grande soirée spéciale pour Halloween, et soyez certain que je serai à nouveau au rendez-vous ! Les billets sont d’ailleurs déjà en vente à prix libre ici, pour soutenir le salon : https://www.salon-fantastique.com/

Galerie

Je conseille surtout d’aller voir les photos prises par les photographes du salon, disponibles sur la page de l’événement, et nettement plus réussies que les miennes, particulièrement sur les cosplays et costumes parfois vraiment fantastiques : https://www.facebook.com/pg/SalonFantastique/photos/?ref=page_internal

 

Salon Paris Manga et Sci-Fi Show : 9 ans après

9 ans. Cela faisait 9 ans que je n’avais pas fréquenté Paris Manga, n’ayant pas du tout apprécié le salon à cette époque : les mêmes boutiques qui vendaient les mêmes choses, le monde qui faisait qu’on pouvait à peine se déplacer et que la seule fois où je me suis arrêtée pour regarder un étal, j’ai perdu (définitivement) mes amis dans la foule… L’expérience que je conservais était particulièrement mauvaise. Ce 20 octobre 2018, Tom Welling oblige, j’y suis retournée pour la première fois.

Parmi les points positifs, certains membres du personnel étaient sympathique et compétents, c’était très agréable d’avoir affaire à eux.

Les invités étaient variés : youtubers, illustrateurs, comédiens de doublage, acteurs, la plupart tournant autour de la culture japonaise et de celle des comics ou du fantastique. En ce qui concerne ceux internationaux, on visait les comédiens principaux des séries de l’époque (Charmed, Smallville) avec une mention particulière pour Parker Lewis Ne Perd Jamais où quasiment toute l’équipe d’époque était réunie.

Les séances de questions-réponses avec les invités étaient intéressantes, en tout cas celles que j’ai pu voir soit un catcheur canadien, Sami Zain, et celles de l’équipe de Smallville (Tom Welling, Michael Rosenbaum et Laura Vandervoort). Point négatif pour les personnes ne parlant pas anglais, la traduction était incomplète et tardait souvent à venir.

Niveau stands et animations, je n’ai pas trop eu le temps de m’y intéresser mais ils étaient plutôt variés. On regrettera les non pas 1 mais 2 stands de fruits séchées et la majorité de produits non-officiels.

Enfin, on retrouve le type d’ambiance des conventions, où on est entouré de personnes aux mêmes passions que nous et avec qui on se retrouve facilement à passer l’après-midi avec plaisir.

Cependant, le salon a un très gros point faible qui gâche énormément l’expérience. Je ne parlerai pas du monde ou de la difficulté à circuler dans certaines allées comme d’un point faible, ni du fait de devoir payer pour beaucoup de choses, car nous sommes là dans les impondérables d’un festival fréquenté. Non, le point faible, c’est l’organisation.

Déjà il nous a fallu près d’une demi-heure pour pouvoir rentrer dans le salon, alors que nous étions arrivés plus d’une heure et demie après l’ouverture. C’est long, surtout que l’entrée du salon 7.2 de la Porte de Versailles n’est pas la plus glamour qui soit.

Enfin, une fois arrivés dans le salon, nous cherchons d’office l’endroit où faire la queue pour le photoshoot d’Abraham Benrubi, mais quasiment rien n’est indiqué en-dessus des différents espaces. Les premiers membres du personnel ont été incapable de nous dire où c’était ou comment se passait le photoshoot alors qu’ils étaient juste à côté. Après avoir récupéré les tickets avec l’aide d’un autre membre du personnel et ayant compris que nos contremarques ne suffiraient pas, nous avons encore dû demander devant l’espace photoshoots laquelle des 2 files étaient pour l’acteur, celui-ci étant séparés en 2 pièces différentes avec chacune 2 files.  Rien n’était indiqué pour séparer les files billets V.I.P. et normales ou sur les horaires et les personnes en photoshoot de chacune. Lors de mon attente pour celui de Tom Welling, j’ai d’ailleurs été confronté à UN V.I.P. ayant attendu dans la mauvaise file. De même, personne ne savait comment et où récupérer les photos, à part ceux ou celles ayant déjà fait le salon. Et, me concernant, je n’ai pas apprécié le fait de me faire appuyer fortement sur l’épaule puis pousser pour mon passage avec Tom Welling : je suis une grande fille, je sais quand attendre et quand y aller. Je comprend que c’était lié au fait qu’il y avait beaucoup de monde pour ce photoshoot et peu de temps, mais je n’aime pas qu’on me touche.

Même souci d’organisation avec les séances de Questions-Réponses, il y a eu 10 minutes de retard pour la fin de celle de Parker Lewis Ne Perd Jamais, puis 30 minutes pour celles de Sami Zain et par conséquent Smallville.

Autre souci mineur, les toilettes les plus proches de l’entrée étaient fermées, obligeant à traverser les allées les plus fréquentées pour aller à celles du milieu, les accès sur les côtés étant bloqués.

Mon bilan: Paris Manga et Sci-FI Show, c’est toujours un Japan Expo en mini, avec les avantages et les défauts de ce dernier. Or, je ne vais plus à Japan Expo pour ces mêmes raisons. Je n’ai pas apprécié plus que cela ma visite de la convention et je n’y serai pas allée sans la photo de Tom Welling. Me concernant, Paris Manga et Sci-Fi Show est une convention à laquelle je ne retournerai que s’il y a des photoshoots ou dédicaces qui m’intéressent, contrairement à d’autres conventions, et où j’éviterai au maximum les déplacements dans le salon.

[IRL] Inauguration du « comics’s café » Comics Corner sur Paris

Le mercredi 1er mars  a eu lieu la journée d’inauguration sur Paris, non loin de la célèbre boutique de jouets rétro Luluberlu un Comics Café nommé le Comics Corner.

 

Retour rapide sur la génèse du projet : il y a un peu plus d’un an se déroulait sur Ulule un projet d’espace de lecture et d’échange dédié à l’univers des Comics. Ce type de structure existait déjà pour les mangas sur Paris : des lieux type bibliothèque spécialisée, où les lecteurs peuvent lire les ouvrages, généralement accompagnés de boissons et de snacks, et où le paiement se fait à la durée de temps passé dans l’établissement. En plus de cela, l’établissement permet l’achat de comics et de goodies associé. Le projet a été financé à 120% . Pour en savoir plus, je vous invite à visiter la page liée au projet : https://fr.ulule.com/comics-corner/

L’espace ouvrait fin 2017 mais ce n’est que cette semaine qu’a eu lieu l’inauguration de la boutique, située au cœur de Paris et non loin de République, pour les contributeurs.

De petite surface, elle est sur deux étages, le rez-de-chaussée étant réservé pour la vente de goodies et le sous-sol aménagé avec de nombreux comics, principalement du DC et Marvel, bien que les indépendants aient aussi une petite place, et de confortables sofas ou fauteuils. La décoration reste sur le thème de la pop culture : peintures de l’Etrange Noël de M.Jack ou Pirates des Caraïbes, bouclier de Captain America sortant du mur, panneau d’avertissement de l’asile d’Arkham. Si j’apprécie les comics, je ne suis pas non plus une grande connaisseuse mais j’ai vu quelques-uns de X-Men ou de Deadpool qui me tentent bien, sans compter les séries que j’ai abandonné faute de place et/ou par baisse d’intérêt (All New X-Men, Marvel Girl) ou celles que je souhaiterai tenter (Preacher).

La boutique propose aussi des ateliers dessins et sculpture.

Pour les amateurs de comics parisiens manquant de place et/ou de budget, cet espace est une belle alternative pour profiter quand même d’œuvres incontournables de ce domaine.

Adresse boutique : 25 boulevard Voltaire, 75011 Paris

Pour contacter la boutique pour plus d’information : contacts@comiccorner.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/lecomicscorner/

[IRL] Projection équipe exclusive « Le Mystère Picsou »

Il y a maintenant un peu plus d’un an et demi, une amie m’envoyait un évènement Facebook apparu dans son fil en me disant « j’ai vu du canard Disney, je me suis dit que ça pourrait t’intéresser ». Un petit tour sur la présentation et les mots « Don Rosa », « documentaire » et « Picsou » m’avaient déjà convaincu. Après près d’un an et demi, j’ai eu la chance de voir ce documentaire quasiment achevé…

 

Historique rapide du projet

Pour rappel, après plusieurs déboires , dont une faillite du studio devant produire leur documentaire, la petite équipe décide de participer au concours de The Audience Award pour gagner la récompense de 10.000 € et avancer un peu le film. J’en ai déjà parlé à cette époque dans l’article ICI en vous incitant à voter quotidiennement. Grâce au soutien de fans dont ils ignoraient l’existence et un retournement de situation de dernière minute, l’équipe gagna le premier prix. Cependant  elle s’aperçut que ce ne serait pas suffisant et décida, un peu à contrecœur suite à une mauvaise expérience, de faire un kickstarter et d’appeler à la générosité des fans pour récolter l’argent manquant. Quelle ne fut pas leur surprise de récolter au lieu des 25.000 $ demandés un peu plus de 65.000 ! S’il y avait encore besoin, ils ont su que leur documentaire était attendu.

Le prospectus par lequel tout a commencé…

Le film

Vendredi 22 décembre avait lieu sur Paris la projection Equipe de « Le Mystère Picsou », à présent quasiment finalisé. Seuls les plus gros donateurs sur Kickstarter , dont nous ne faisions pas partie, avaient le droit d’y assister. Mais la chance était avec nous car nous avons participé à un concours permettant de gagner 2 places et avons gagné ! J’ai donc pu assister vendredi dernier sur grand écran, au très sympathique cinéma des Ursulines, à la projection du film finalisé à 90%.

Bien entendu, je ne pourrai pas vraiment être objective : le travail de Don Rosa sur la jeunesse de Picsou a bercé ma fin de jeunesse, j’adore ses dessins, son style narratif et ce qu’il a fait des personnages en général.

Le film est séparé en 12 parties. Celles-ci commencent généralement sur un entretien de Don Rosa travaillant sur un des 12 dessins créés spécialement pour les besoins du film, avec 2 vues, une de dessous avec le dessin en train d’être encré et/ou colorisé sur une plaque en verre afin de pouvoir voir les détails, et une de dessus. Elles reviennent sur le parcours de Don Rosa de son enfance jusqu’à l’arrêt de son activité de dessinateur et les conventions.

Celui-ci est ensuite suivi de présentation d’autres personnes de tous les pays ayant tout autant été influencées par l’univers des comics Picsou et/ou l’artiste : historien norvégien, producteur américain, étudiante finlandaise, directeur de magazine français… Un portait déjà efficace en est fait sur le site officiel, je vous renvoie donc vers CELUI-CI si vous souhaitez plus d’information.

Niveau image, mis à part quelques plans un peu flous (pellicule oblige), elle est effectivement de toute beauté.  Je comprends pourquoi Morgan Gicquel et son équipe tenait tellement au 16mm pour bien restituer les couleurs et les traits des dessins.

Don Rosa est une personne attachante et l’entendre raconter son parcours avec quelques anecdotes inédites est vraiment plus que plaisant. On s’immisce un peu dans sa vie, son bureau, sa collection de canards et sa plus qu’impressionnante collection de comics. On (re)découvre l’homme et surtout l’influence qu’il a eu malgré lui sur de nombreuses personnes avec ses œuvres. C’est vraiment le documentaire rêvé pour tout fan de ce dessinateur et de son œuvre et il aurait vraiment manqué au monde s’il n’avait pas été réalisé (j’avais prévenu que je ne serai pas très objective…).

Je ne connais pas le documentaire « le Mystère Picasso » dont il est inspiré et mes cours de cinéma sont bien trop loin pour que je fasse une analyse filmique, d’autant plus que je ne suis pas restée dans ce domaine ensuite. Certains plans comme celui où, pour la partie où Don Rosa raconte son opération de l’œil et la fin de sa carrière, le dessin s’efface au lieu d’apparaître sur la feuille étaient vraiment bien trouvés et m’ont touché.

J’attends avec impatience de recevoir le blu-ray en 2018 afin de pouvoir le voir finalisé et suis vraiment heureuse que le projet aie pu finalement se réaliser.

Félicitations à toute l’équipe et merci à toutes les personnes ayant permises à ce film de voir le jour. J’espère que l’équipe arrivera à que celui-ci soit diffusé sur Netflix comme elle le souhaite afin que le plus grand nombre puisse en profiter.

[IRL] Edition 6 de Le Salon Fantastique « Magie et Merveilles » : promesses tenues ?

Ce début de mois de novembre correspondait au retour de Le Salon Fantastique pour une deuxième édition annuelle, cette fois-ci à l’Espace Champerret, son lieu habituel. Nous vous avions déjà parlé de ce salon lors  de sa précédente édition . Cette fois-ci, il n’était pas venu seul car il partageait son espace avec Ohayo Paris et Le Salon Du Jeu.

Contrairement à la plupart des visiteurs, j’ai découvert le salon lors de son édition 5.1 dans un lieu qui ne lui était pas familier. Qu’en était-il de son emplacement habituel ?

Parce qu’il existent, autant les évacuer de suite : je vais commencer par les défauts du salon.

Points négatifs de cette édition

L’espace trop petit

Le plus gros point noir du salon de mon point de vue : celui-ci m’a semblé plus réduit qu’au Paris Event Center, une seule aile de l’Espace Champerret étant exploitée comme pour le Paris Comics  Expo. Il est vrai cependant que lors de l’édition 5.1, certains stands, les arènes et la majorité des points alimentaires étaient dehors, ce qui n’était pas l’idéal pour eux vu le temps plutôt froid qu’il faisait mais libérait de la place au sein du hangar. Ici, tout le monde, à part le stand de hot-dog, étaient bien au chaud, mais les allées plutôt étroites rendaient assez vite la circulation difficile. L’avantage est que j’avais fait la Comic Con la semaine dernière et que ça restait quand même plus agréable, les gens ne se bousculant pas trop et évitant de rester au milieu du passage sans raison.

Le salon fonctionnant surtout avec des bénévoles et les cotisations des stands, sans gros sponsors, son budget ne lui permet sans doute pas d’avoir plus grand.

Ce défaut en entraîne un autre : pour les personnes venues uniquement pour les boutiques, le tour du salon se faisait très (trop ?) rapidement.

La sonorisation

Tout ce petit monde dans un espace restreint fait qu’il règne un brouhaha permanent, pas forcément fort mais pouvant être dérangeant pour la compréhension des conférences ou Questions/Réponses de la Petite ou la Grande Scène, ces espaces n’étant pas fermés. Le problème ne s’est pas trop posé pour les conférences de la Petite Scène auxquelles j’ai assisté mais a été un véritable souci pour les Questions-Réponses de Chris Rankin du samedi où on entendait mal les questions et les réponses de l’acteur. Certains cosplayeurs ayant choisi de faire leur prestation au micro ont rencontré le même problème.

Chris Rankin (Percy Weasley)

La restauration

Contrairement à l’édition 5.1, le choix était beaucoup plus restreint et, d’après les échos que j’en ai eu, moins qualitatif pour tout ce qui était déjeuner.

Stands isolés

Je pense ici au stands près de la sortie, qui m’ont semblé nettement moins fréquentés que les autres des allées.

Stands près de la sortie

Points positifs de cette édition

Le prix toujours petit

Le salon était gratuit pour les personnes déguisées, ce qui incitait d’ailleurs les personnes à venir costumées ou en tenue médiévale et donnait vraiment la touche « Magie et Merveille » de ce salon qui en portait le nom. Les entrées de soutien étaient quant à elles peu excessives, puisqu’il ne fallait débourser que 8 euros pour le samedi ou le dimanche

Même au sein des stands, les prix restaient corrects. Cerise sur le gâteau : le fait de proposer l’affiche en grand format , encore une fois illustrée avec brio par Mathieu Coudray, à seulement 2 euros. De quoi ramener un joli souvenir à accrocher.

La variété des stands

Au niveau des stands, on retrouvait peu ou prou les mêmes que lors de l’édition 5.1, généralement centrés sur l’univers fantastique ou médiéval ou, dans le cas de ceux d’Ohayo Paris, des mangas ou animés. La plupart des stands étaient constitués d’artistes ou d’artisans proposant des créations ou des articles pas forcément communs : bijoux, miniatures, objets de décorations,  habits,  boissons,  pâtisseries, matériaux professionnels pour cosplay, tee-shirts personnalisés, dessins à la demande… On retrouvait aussi de nombreux éditeurs indépendants venus proposer leurs écrits. Il n’y avait au final que quelques stands revendeurs : articles sur les fées ou les dragons plus communs, stand de boutique type « L’Armoire Geek », ou le stand de posters plastifiés qui reste à mes yeux le plus gênant, ceux-ci ne semblant pas du tout officiels.

Mes coups de cœur :

  • La Taverne Maudite et ses bières et boissons à l’hydromel
  • Asteria Karavan, encore magnifique
  • L’Encre de Cthulhu et ses adorables Cthulhu en peluche
  • Resine Miniature pour la finesse de ses miniatures pour jeux de rôle
  • Akiko’s World pour ces adorables bijoux et marque-pages personnalisés
L’Encre de Cthulhu
Mon stand de boissons préférés

 

Variété des animations

Au niveau de l’arène, on pouvait encore une fois s’initier au Quidditch, aux combats de cannes ou sabre-laser et à l’escrime ancienne pour ne citer qu’eux.  La Petite Scène était plus ou moins réservée aux conférences, tandis que la Grande Scène accueillait de son côté les Questions-Réponses avec Chris Rankin, les spectacles des sorc… hypnotiseurs Hypno Eleven, les défilés dont les concours de cosplay, les concerts des Geek Singer ou les plus grosses conférences comme celle de Noob.

Petite Scène
Grande Scène
Initiation à l’escrime ancienne par Montjoie

A cela doivent être ajoutés les stands de jeu du Salon des Jeux qui permettaient de tester de nombreux jeux de société et celui de rétrogaming, ainsi que tous les auteurs ou dessinateurs en dédicace.

Thibault Colon de Franciosi (illustrateur)

Il était par conséquent assez facile de remplir sa journée au sein du salon, voire celles-ci n’étaient pas assez longues (il aurait fallu un retourneur de temps pour pouvoir profiter de toutes les activités).

 

La présence de Chris Rankin

Grâce à l’Armoire Geek, ce festival se parait d’un invité d’honneur de choix : Chris Rankin alias Percy Weasley dans la saga Harry Potter. Entre les séances de Question-Réponse et la possibilité d’obtenir son autographe et/ou une photo avec lui pour une quinzaine d’euros par prestation, il était vraiment accessible. Concernant les prestations payantes, j’ai accompagné le samedi un ami qui faisait les deux et l’organisation était correcte.

Chris Rankin (Percy Weasley)

Les cosplays souvent magnifiques

Mes coups de cœur étaient les 2 mascottes création personnelles, le Nain de Naheulbeuk et le Deadpool steampunk aux détails de cosplay très poussés mais des images valent mieux qu’on long discours : je vous invite à aller voir la galerie dédiée plus bas.

Mascottes originales (et vraiment chou)
Cosplay très impressionnant car il contient de nombreux détails (Hello Kitty et My Little Pony sur les épaulettes, inscriptions sur l’arme…)

L’intégration réussie des 2 autres salons

Plus qu’une nouveauté, je parlerai plutôt d’une intégration officielle. L’édition 5.1 en avait déjà fait une ébauche, mêlant des espaces pour les jeux de rôle et des boutiques de particuliers plus axées sur le manga et l’univers japonais. Ici, chacun a ses allées consacrées, mais sans que cela choque parmi le reste du salon.

L’ambiance

Malgré le manque de place, la plupart des gens restaient souriants, entamaient une discussion avec leurs voisins ou patientaient dans les allées. Les artistes comme Mathieu Coudray sont accessibles, on peut discuter avec eux, voire les féliciter pour leur travail. Lors d’une entracte, l’équipe a remercié sur scène un des organisateurs en lui offrant un cadeau surprise, un moment émouvant. A l’issue de la prestation d’une cosplayeuse, nous avons même eu le droit à une demande en mariage sur scène lors du concours cosplay Harry Potter ! Un des très agréables et jolis moments que l’on pouvait vivre au sein du festival.

Moment émotion : toute l’équipe du salon a offert un cadeau à Nat pour le remercier du temps qu’il consacre à la mise en place du salon.
Une émouvante demande en mariage sur la scène. <3

Bilan

Me concernant, je suis très contente d’avoir participé à cette édition où j’ai passé de très bons moments. Bon, je n’ai toujours pas participé à un spectacle d’Hypno Eleven en tant que « victime » et je n’ai pas goûté les pains fourrés au chocolat du stand « Flaveur des Sens » qui sentaient si bons. Oui, il y a eu parfois quelques petits soucis techniques, mais ça prêtait à sourire plutôt qu’autre chose. J’ai vu des amis, passé un bon moment avec les artistes voire d’autres visiteurs et encore une fois apprécié cette ambiance particulière de convention que j’aime tant, ici mâtinée de fantastique un peu partout. J’ai d’ailleurs bien fait d’en profiter car l’édition de 2018 est encore incertaine. L’équipe souhaitant se réserver pour « frapper un grand coup » pour l’édition 2019, le format de l’édition 2018 pourrait être allégé, voire modifié.

GALERIES PHOTOS

En cas de souci avec une photo, n’hésitez pas à nous contacter et nous ferons le nécessaire

Animations, artistes et conférences

Boutiques

Cosplays et costumes (dont concours)

[IRL] Comic Con, 3ème édition

Après une première édition décevante et une deuxième édition couverte par un ami, la 3ème édition de ce Comic Con Paris était pour moi celle décisive : couvrirons-nous à nouveau ce festival ou non ?

Je m’y suis rendue le dimanche 29 octobre 2017, jour de la masterclass sur Le Mystère Picsou, documentaire sur lequel j’ai déjà écrit un billet sur ce blog.

Ma journée au Comic Con

(Pour les plus pressés, vous pouvez aller directement à la partie « Bilan » 😉 )

8h45 : Arrivée dans la file d’attente pour une ouverture à 9h30. Une personne à côté de moi me raconte qu’elle a pu entrer le vendredi sans problème avec 2 pistolets factices dont elle avait colorié le bout  mais pas le samedi avec une épée factice en mousse (la sécurité y a mis un fil rouge après vérification). Elle me raconte aussi qu’elle avait payé pour avoir l’autographe d’un acteur et que le lendemain, celui-ci avait allongé ses horaires de signature et la faisait gratuitement. Il a été dédommagé, mais on voit qu’il y a encore quelques problèmes d’organisation.

9h30 : Ouverture des portes. Des gens se précipitent, sans doute pour être sûrs d’avoir un ticket pour la signature des 3 jeunes acteurs de Stranger Things qui ont été confirmé il y a quelques jours. Je rentre tranquillement et profite que le salon soit encore bien vide pour prendre quelques photos des stands. Malheureusement, je ne peux en profiter car je souhaite aller dans la file d’attente pour la masterclass. En discutant avec mes voisins, j’apprends qu’ils ont fait plus de 3h00 de file d’attente pour avoir une signature de Don Rosa et pouvoir discuter un peu avec lui. Je repense à mes moins de 2 heures en Allemagne et Flandres et soupire de soulagement intérieurement. Je me dis, et ce ne sera pas la dernière fois de la journée, que je commence à être vraiment trop vieille pour ces c*****.

10h15 à 11h15 : Bonne Masterclass, animée et traduite par Fred Benudis. Les invités étaient Don Rosa, M. Gicquel et L. Gidrol (producteurs) et F. Henriksen (réalisateur). Pas trop de couac (ha ha) dans la traduction, à part sur des titres spécifiques de bandes dessinées pas évidents à traduire.

F.Henriksen, L.Gidrol, M. Gicquel, Don Rosa, F.Benudis

11h15 : Le salon s’est malheureusement bien rempli en 1h45. Je me fraye un chemin jusqu’au stand Funko pour acheter la Funko Pop de Picsou exclusive salon puis fais un tour. Les stands sont pour la plupart dans la thématique : peluches, vêtements et posters (pas forcément officiels), produits dérivés, jeux dont jeux vidéos (un stand), jeux rétro jouables, créations artistiques. Le salon a gagné en place par rapport à la première édition, l’espace jeux de société jouables ayant disparu et les mezzanines servant à présent pour l’Artist Alley, les associations et les revendeurs de comics anciens. L’Artist Alley  est d’ailleurs un point fort du festival avec des artistes talentueux et fort sympathiques : j’ai passé un très bon moment avec l’artiste freelance Kevin E. Meinert qui venait tout droit d’Amérique (lien vers sa page Facebook pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus) !

Kevin E. Meinert

Malheureusement, pas de lithographie de Don Rosa pour moi : celles-ci sont de préférence réservées aux personnes venant pour la dédicace. Je comprends et, ayant déjà deux lithographies signées de l’artiste, je passe mon tour mais je suis quand même un peu déçue.

Malgré ça, il n’est pas midi, ce n’est pas le jour le plus chargé, mais il est déjà difficile d’accéder aux stands ou d’avancer. Je n’ai même pas essayé d’aller sur les stands les plus populaires, la file d’attente me semblant trop longue par rapport à leur intérêt.

12h00 : la file d’attente pour la séance de 30 minutes avec les acteurs de Stranger Things de 13h00 est déjà bien remplie ! Après un déjeuner sur le pouce, suite de visite du salon autant que possible puis après avoir trouvé enfin la salle Workshop, petite attente pour une conférence sur les jouets.

13h00-14h00 : Conférence « Les jouets et la pop culture ! La Pop culture et les jouets ! » avec R. Cheval et S. Faucourt et animée par Enlil Albanna de Skript (partenaire du salon). Conférence que j’ai trouvé pour ma part intéressante de par les nombreuses anecdotes sur la commercialisation des jouets Star Wars et ceux des autres séries qui ont suivi ensuite. Une bonne surprise pour moi de découvrir que R. Cheval est le Youtuber de la chaine ArkeoToys que j’aime beaucoup : j’ai pu le remercier pour son travail et même avoir une photo avec lui. Point noir : des personnes quittent la conférence en cours de route, d’autres passent leur temps sur leur portable, d’autres mangent… J’ai malheureusement l’impression que les animateurs n’étaient pas loin de la vérité en disant que les gens qui étaient là n’avaient juste pas pu rentrer au panel Stranger Things…

R.Cheval (ArkeoToys), E. Albanna (Skript) et S. Faucourt

14h00-15h30 : dernier tour du salon dont l’extérieur qui contient une mini-expo Lego, un escape game et les stands de nourriture. Dédicace du livre « Le Livre des Prénoms Geek et Pop » par l’auteur Nicolas Bonnefoy et le dessinateur Andry Rajoelina au stand Hachette Heroes, auquel j’ai le plaisir de retrouver les vendeurs de ma boutique de comics Central Comics venus aider. Très bon moment à ce stand, les gens (artistes, vendeurs) étant tous vraiment agréables.

Nicolas Bonnefoy et Andry Rajoelina

Bilan

Les différents points dont je ne peux juger parce que non testés

  • Accès aux dédicaces ou aux photos des stars séries du Comic Con
  • Accès aux panels des stars séries du Comic Con
  • Qualité des animations Netflix, Canal +, etc
  • Organisation et conférences dans la salle principale
  • Stands de nourriture (rapport qualité-prix)

Les points positifs

  • Meilleure organisation pour les conférences auxquelles j’ai pu assister.
  • Meilleure répartition des espaces dédiés aux photos, aux autographes et à l’Artist Alley grâce à l’ouverture totale des mezzanines.
  • De belles rencontres avec les artistes ou les participants du salon.
  • Variété des stands : habits, peluches, produits dérivés, livres, créations, jeux de société (voir galerie photo).
  • Exclusivité salons sur certains stands : Funko Pop, Panini Comics.
  • Quelques jolis cosplays travaillés.
  • Moins de stands qui ne semblaient pas avoir leur place par rapport à la première édition, ajout des revendeurs de Comics qui étaient cruellement manquants dans la première édition.
  • Un espace détente avec des sièges permettant de s’asseoir ailleurs que par terre dans un coin reculé.

Les points négatifs

  • Salon encore bondé alors que c’était le dimanche, c’est-à-dire pas le jour principal. Difficultés énormes à circuler dans les allées ou sur les côtés.
  • Peu de cosplays vraiment travaillés le dimanche.
  • Des incongruités dans l’organisation : la Cosplay Zone reléguée à l’extérieur à côté des espaces alimentaires et qui avait donc peu de monde pour ses présentations, une mini-exposition Lego derrière 2 barrières ce qui fait que l’on ne voyait rien.
  • Des vedettes de salon difficilement accessibles que ce soit pour les panels ou les signatures non-payantes (beaucoup d’attente).
  • Des stands vedettes avec beaucoup trop d’attente : le stand du film « Happy Birthdead », la photo Netflix « Stranger Things » avec les vélos, les stands de Canal + ou Syfy lors des concours, le stand Yoo Moov Stations avec du VR Quest…
  • Non, un stand de fruits séchés n’est PAS indispensable dans un salon geek ! Sans blague, vous avez un partenariat avec eux ou quoi ?!

En quelques mots

Je suis partagée. Au final, je n’ai pas fait les activités reines du salon ni vu aucun acteur-rice de série mis en avant sur le site. J’ai passé un bon moment et il y a clairement du mieux par rapport à l’édition de 2015. Je suis contente de ma journée, mais je n’ai pas trouvé tant de stands qui attiraient mon intérêt et il y a toujours ce problème de trop de monde pour pas assez de stand. S’il y a une 4ème édition, j’hésiterai encore, même si un peu moins, surtout que le billet reste quand même élevé (22€ pour la journée du dimanche).

GALERIE

(Nous contacter en cas de question ou de problème avec une photo)

 

 

[IRL] Exposition « L’Art de DC – L’aube des Super Héros »

20170510_103234Depuis le 31 mars et jusqu’au 10 septembre 2017 a lieu au musée Art Ludique de Paris, lieu que j’apprécie beaucoup pour la qualité de ses expositions sur la culture Pop, l’exposition « L’Art de DC – L’Aube des Super Héros ». 

Exceptionnellement, les visiteurs avaient le droit de prendre des photos. Le flash étant cependant interdit,  les photos illustrant ce billet sont généralement floues: pour ceux ou celles ne pouvant visiter l’exposition,  je conseille la vidéo de vernissage publiée par le musée que vous trouverez sur leur page Facebook . Sinon, en règle général, je ne peux que vous inciter à vous rendre en personne sur les lieux afin de pouvoir vraiment admirer en détail les pièces présentées.

Sujet de l’exposition

Mon premier conseil : fiez-vous à l’affiche pour savoir sur quoi, ou plutôt sur qui, va se concentrer l’exposition. Si le titre parle de « l’Art de DC », l’exposition se concentre à 40% sur l’univers de Batman, 30% sur celui de Superman et 30% sur ceux de Wonder Woman, Suicide Squad ou la Justice League.

Contenu de l’exposition

Chaque section comporte de nombreux entretiens de dessinateurs, réalisateurs ou costumiers.

La section Superman traite des comics, du premier dessin animé des années 40 et des films, dont tous les personnages secondaires dont Supergirl. Elle contient les costumes de 1978, 2006, 2013 et 2016. Cela permet de voir l’évolution dans les matières utilisées et les design de ceux-ci.

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La section Batman est la plus impressionnante : elle concerne la série des années 60, tous les films depuis le premier de Tim Burton, la série animée des années 90 et bien entendu, là encore, les comics, avec énormément de costumes d’époque et maquettes. C’est la plus riche de toutes.

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La section Wonder Woman traite de la série d’époque, de Batman Vs Superman mais surtout  du film à venir de 2017. Elle comporte les costumes de la série d’époque et celui du film, les travaux préparatoires et là encore les comics d’origine.

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La section Suicide Squad est un peu décevante : assez petite, elle se concentre surtout sur Harley Quinn avec des dessins préparatoires du film, le costume d’Harley et des couvertures du comics du même nom plutôt récentes.

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De la même façon, la partie Justice League qui prépare surtout le film de 2017, est composée de quelques originaux de chacun des personnages dont beaucoup de travaux d’Alex Ross et quelques peintures numériques, le tout sans réelle délimitation entre les personnages en question.

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L’exposition a donc choisi volontairement de laisser de côté certaines œuvres liées aux univers, principalement liées à la télévision : la série Smallville et Les Nouvelles Aventures de Superman, les différentes séries existantes Flash ou la plus récente Green Arrow, le dessin animé Justice League of America ou encore le plus méconnu Super Friends.

Mise en scène

Comme souvent avec les expositions du musée Art Ludique, les œuvres sont mises en valeur et les sections bien délimitées par une décoration différente des murs : bleu pour Superman, noir avec logo jaune pour Batman, vert fluo pour Suicide Squad, pour ne citer que ceux dont je me souviens.

L’ambiance musicale est constituée par les thèmes principaux des films pour Batman et  Superman et adapté en fonction du film présenté dans la salle. Malheureusement, dans le cas de Wonder Woman, c’est le générique de la série télévisée qui était diffusé, la salle étant concentrée sur la série télévisée. Je dis malheureusement, car le contenu de la salle était assez dense, avec en plus des costumes, des travaux préparatoires et des dessins d’époque, plusieurs entretiens avec le réalisateur et la costumière sur le film de 2017. Or, le générique est plutôt court et tournait donc en boucle, ça pouvait être un peu agaçant.

Bilan

Etant personnellement très intéressée par le personnage de Batman (Team Batman !) et ayant, comme beaucoup de personnes de mon époque, été bercée par l’excellent dessin animée des années 90, j’ai beaucoup apprécié cette exposition que j’ai trouvé complète. J’ai particulièrement adoré pouvoir voir de près les costumes du film Batman Forever ou Batman Le Défi. Comme à chaque fois, il est aussi subjuguant de pouvoir admirer des dessins originaux, la plupart datant des années 40 et présentant les collages d’époque pour les couvertures.

Cependant, on peut être déçu si on pensait y voir un peu plus de Flash, Green Arrow, Aquaman ou Suicide Squad. Sans être inintéressant, ceux-ci auraient mérité d’être mieux mis en valeur.

[IRL] Salon Fantastique édition 5.1

IMG_1649Lorsqu’une copine m’a invité à son mariage, j’ai râlé : avait-elle vraiment besoin de se marier le même week-end que le Comics Book Day et le Salon Fantastique 5.1 que je souhaitais tester ? 1ère surprise en allant me renseigner sur les dates : profitant du long week-end du 8 mai, le festival se terminait le lundi, ce qui me permettait d’en profiter quand même sans m’épuiser (c’est que je n’ai plus l’âge pour ces c***** , moi !). 2ème surprise : le billet était gratuit pour ce jour-là ! Décidément, ce petit festival commençait pour moi sous les meilleurs auspices.

Un peu d’histoire

Le festival, qui en est à sa 5ème année d’existence, a lieu le plus généralement à l’espace Champerret. Comme expliqué sur leur site (je rends à César ce qui appartient à César), il est «  organisé par FICHIT SAS. Les organisateurs sont tous des bénévoles passionnés par les cultures de l’Imaginaire. Ils ne sont pas rémunérés. M. Guillaume Besançon est le commissaire du Salon Fantastique. ». Ce dernier est d’ailleurs très présent sur le salon, discutant souvent avec les animateurs ou les exposants.

Il est peu excessif : 10sur place et gratuit en précommande ou pour les gens costumés.

Localisation

Cette édition avait lieu au Paris Event Center, situé Porte de La Villette. Le quartier a été assez critiqué sur la page de l’événement : des personnes visiblement non habituées à se promener costumées parmi les gens « normaux » n’ont pas apprécié de se faire apostropher ou regarder bizarrement. Concernant cela, j’ai le souvenir d’un retour déguisée en Misa de Death Note dans ma banlieue Nord-Est qui n’était pas mieux : ça fait partie des aléas des cosplays et il faut assumer. Personnellement, étant venue sans autre excentricité qu’un tee-shirt Naheulbeuk, je n’ai pas ressenti ce problèmes, d’autant plus que le lieu du festival était vraiment proche du métro.

Le festival était séparé en deux parties : une extérieure comprenant une dizaine de stands, les food-trucks et les activités et une intérieure comprenant la scène pour les présentations et une trentaine d’exposants. Le lieu était largement assez grand pour le nombre d’exposants. Point négatif : ceux en extérieur n’ont pas été gâtés par le temps qui était au mieux froid, au pire pluvieux, et qui incitait à se réfugier à l’intérieur. Quant aux stands, ils ont été placés (volontairement) de façon un peu labyrinthique. C’était parfois frustrant de se retrouver dans un cul-de-sac quand on cherchait juste à atteindre la scène, d’autant plus dans une surface aussi petite.

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Côté positif, il y avait de la place pour circuler dans les allées, du moins le lundi qui était plus calme que les 2 autres jours.

Animations et services

Même si je n’ai pas eu l’occasion d’y participer, les activités semblaient vraiment intéressantes : initiation au combat de sabre laser, de canne ou à l’escrime ludique, démonstration de danse.

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Sur la scène intérieure avaient lieu mini-concerts, projections, spectacles ou conférences. J’ai assisté à :

  • un spectacle de contes dont vous êtes le héros (organisé par l’agence TG) , bourré d’humour et que j’ai beaucoup apprécié,
  • un concert des Geek Singers,
  • un spectacle d’hypnose collective assez impressionnant par Hypno Eleven,
  • une conférence sur Tolkien et les Monstres par Léo Carruthers , qui était trop professoral,
  • une conférence sur des dossiers inexpliqués par Joslan F.Keller, brève mais intéressante,
  • la finale de concours de costumes avec des travaux sublimes et tout particulièrement le Loup de 3 mètres de haut, impressionnant dans le costume comme dans le jeu tout au long de la cérémonie, qui m’a vraiment subjugué comme beaucoup d’autres visiteurs du salon. Elle était animée par Marcellus et Rémy de la radio Nolife (aussi chargés de l’animation entre chaque événement de la scène principale), vraiment bons dans leur job, et Guillaume Besançon, le commissaire de l’exposition, en personne.

Les activités sont donc nombreuses et font que l’on peut facilement être occupé toute la journée. Des petits problèmes de planning ont par contre provoqué des changements de scènes ou des décalages dans les horaires annoncés.

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Côté restauration, les Food trucks proposaient hamburger, wraps ou nourriture asiatique, aux prix habituels pour un salon. Le Wrap et les frites que j’ai pris étaient très bonnes. En complément de ces stands se tenaient plusieurs stands de nourriture et/ou de boisson à l’intérieur (mention spéciale à La Taverne Maudite pour sa décoration et son choix de boissons). Point négatif : il était difficile de trouver des poubelles pour jeter les déchets.

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Exposants

Encore un point fort de mon point de vue ! Un nombre certes très réduit par rapport au grands festivals auxquels on peut avoir l’habitude, mais une sacrée qualité. Sur tous ceux présents, 70% étaient des éditeurs indépendants, des artisans (joailliers, ébénistes, distillateurs) ou des artistes, qui vendaient leurs créations à prix corrects. Bon, nous n’échappions pas au stand de poster plastifiés sans doute pas très officiels ou de bonbons mais, hé, il n’y avait pas de stands de fruits séchés ! Bref, on était vraiment sur des passionnés plus que des commerciaux et c’était vraiment agréable de se promener ainsi dans un salon avec encore une âme.

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Bilan général

N’ayant pas connu d’autres éditions, je ne peux pas faire de parallèle et donc dire que c’était mieux avant, comme j’ai pu le voir passer dans les critiques. Me concernant, j’ai vraiment apprécié ce salon et ce qu’il proposait et j’irai sans hésiter à l’édition 5.2 qui aura lieu du 3 au 5 novembre.

[IRL] : La RetroGaming Play 2017

logo-rgp Ce week-end se tient à Meaux, pour ceux qui sont dans le coin, un événement auquel je ne peux que vous inviter à aller voir, que dis-je, vous inviter à Y PARTICIPER ! Avec des invités fantastiques, des jeux, des jeux, des jeux et de la bonne ambiance en perspective. Outre le fait que les copains de MO5.com seront de la partie ( ils en parlent ici ), vous pourrez assister à des concerts, participer à des ateliers, jouer et rejouer, découvrir et redécouvrir les jeux qui ont fait notre patrimoine de gamers 😉

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Le mot des organisateurs :

Cette manifestation, ouverte au public se déroulera sur un week-end, dans la salle des fêtes de Meaux (77). C’est à peine à 30 min de Paris que nous allons pouvoir proposer un espace d’expression pour les membres investis de la communauté (associations, éditeurs, créateurs) et ainsi faire découvrir sur place par le biais de stands dynamiques, d’expositions, de conférences et d’animations, le jeu vidéo rétro et alternatif.

Les visiteurs pourront découvrir ou retrouver des consoles et des ordinateurs d’époque avec leurs jeux les plus emblématiques en libre utilisation. Nous proposerons aussi des fiches explicatives et pédagogiques, des tournois respectant les différents styles du jeu vidéo, des animations sur scène (présentations, démonstrations, Quiz …), des conférences sur des thèmes choisis, des invités de marque, des Youtubeurs/Streamer et des expositions sur l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo.
C’est dans une ambiance conviviale et festive que nous pourrons expliquer la source, la teneur et l’intérêt de ce media populaire et intergénérationnel, de plus en plus présent dans les foyers actuels et ainsi mettre en relation leurs utilisateurs, qu’ils soient occasionnels ou passionnés.

Venez donc nous rejoindre les 18 et 19 février prochain pour partager avec nous un moment de passion, de souvenir, de découverte et de culture dans un espace adapté et accessible qu’est la salle des fêtes de la ville de Meaux.

L’équipe d’organisation RetroGamingPlay

Et quelques photos pour vous donner envie

Pour plus d’infos : http://rgplay.fr/

[CINEMA] Lego Batman Le Film, détournement réussi de héros DC

En ce temps maussade de pluie voire de tempête, on a envie de se changer les idées. Cela tombe bien : mercredi 8 février sort sur les grands écrans le long-métrage d’animation Lego Batman Le Film.  Le 1er février avait lieu au Grand Rex (Paris) l’avant-première à laquelle j’ai eu l’occasion d’assister avec quelques amis.

L’avant-première

20170201_183416A cette occasion, les invités d’honneur posaient au milieu des photographes avec les héros Lego en taille humaine. J’avoue avoir été un peu jalouse que cette activité n’aie pas été proposée à la sortie de la séance, car cela me donnait très envie mais, n’étant pas quelqu’un de connu, je n’ai pas pu aller faire un (petit) câlin à Lego Robin ou Batgirl.

Les ouvreuses étaient habillées avec des Tee-shirts reprenant le haut de Lego Batman qui, là encore, faisaient envie à pas mal de fans dans la salle. Sur nos sièges nous attendaient un Tote Bag aux couleurs du film contenant divers goodies dont un porte-clé métal de très bonne facture et une figurine du Lego Batman. A noter que le Tote Bag ne semblait être que pour les invités et non pour ceux qui avaient acheté leur place, qui avaient un banal sac en papier Warner Bros. En tout cas, ces produits promotionnels étaient une très bonne surprise !

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Avec près de 45 minutes de retard, les voix françaises sont arrivées pour parler de leur expérience sur le film : Stéphane Bern (Alfred), Natoo (Batgirl), Rayane Bensetti (Robin), Wartek (Green Lantern) ainsi qu’Antoine Griezmman (Superman) et Blaise Matuidi (Flash) en vidéo uniquement pour cause de match. C’était assez amusant d’entendre Stéphane Bern avoir été limite gêné d’effacer la voix originale de Ralph Fiennes.

20170201_20165620170201_20170820170201_20171220170201_201719Le film

L’histoire est classique pour un Batman. Sans dévoiler trop de l’intrigue, elle tourne autour de Batman, amené à déjouer pour la millième fois les plans du Joker. Alfred s’inquiète de cette fixation sur son « travail » et l’incite à débrancher un peu. Des événements imprévus vont l’amener à devoir se rapprocher un peu plus de ces congénères humains.

La morale est proche de celle habituelle des films Lego : «Everything is awesome when you are part of a a team ». Ce qui fait clairement le charme du film est la recette de Lego du détournement/hommage des oeuvres originales. Au niveau des personnages, leurs défauts ou qualités sont exacerbés, les présentant sous un angle nouveau. Comme dans le film Lego, La Grande Aventure dont il est issu, Batman est un égocentrique, persuadé d’être le meilleur et se comportant comme un gamin difficile avec Alfred et mis en avant comme tel dans les campagnes de communication. Robin est très naïf et semble être sous ectasy en permanence, tellement il saute partout durant tout le film. Le Joker est un grand sensible qui cherche surtout à attirer l’attention de Batman. Le commissaire Gordon est un papa gâteau avec sa fille. Bien entendu, les personnages étant des Lego et conscients de cette condition, certaines situations vont être résolues d’une manière totalement impossible dans un film plus classique. Au  niveau du scénario, une scène du film se moque gentiment du merchandising autour du personnage, à la façon d’Hercule de Disney en son temps. Preuve que le film ne se prend pas au sérieux, les bruitages des armes sont faits à la bouche par les personnages, comme si toute l’intrigue était la séance de jeu d’un enfant.

S’il est visible par des néophytes, le film est clairement axé pour des fans de la franchise. Certains méchants apparaissant dans le film sont méconnus du grand public et le film incite d’ailleurs à faire une recherche sur Google pour se renseigner sur eux. De nombreuses références aux autres oeuvres audiovisuelles Batman, de la série des années 60 à celle animée des années 90 et aux films les plus récents, sont faites tout au long du film, y compris dans les costumes et les accessoires. Double-Face est doublé par Billy-Dee Williams, soit le premier interprète d’Harvey Dent dans le Batman de Tim Burton. On retrouve les thèmes des héros remixés de façon inattendue comme le générique de la série Batman des années 60 en klaxon de la Batmobile. Ces références ont fait rire ou sourire le public tout au long de la séance.

Le doublage français est d’honnête facture, même si le nombre de célébrités au casting original donne l’eau à la bouche et donne envie de le revoir en version originale : Ralph Fiennes, Will Arnett, Zach Galifianakis, Billy Dee Williams…

Niveau réalisation, elle est colorée, assez rythmée, avec cependant quelques scènes un peu longuettes qui font de ce film un divertissement vraiment très agréable mais pas un coup de cœur. On regrettera un merchandising Apple trop poussé avec un I-phone clairement présent et même Siri comme voix officielle de Lordi (« ‘Puter ») en version originale ! Lego n’est évidemment pas en reste entre les différents véhicules de Batman et tous les personnages présents dans le film mais ceci étant un gros pan de l’intrigue, je vous laisse la découvrir par vous-mêmes. A la fin de ce film, une de mes plus grandes envies était de filer dès le lendemain à la boutique Lego la plus proche acheter quelques produits dérivés !

Conclusion

J’ai passé un très bon moment même si certaines scènes plus longuettes que d’autres faisaient un peu retomber le charme. Je le conseille à tous les amateurs de Batman ou au plus néophytes afin de voir les personnages sous un jour inhabituel et de se payer une bonne tranche de rigolade.